Carmen Lasorella

journaliste italienne

Carmen Lasorella, Carmela Lasorella à l'état civil (née à Matera le 28 février 1955) est une journaliste, réalisatrice et scénariste italienne. Elle est connue surtout pour son métier de correspondante de guerre, étant la première journaliste italienne à remplir ce rôle pour la télévision.

Carmen Lasorella
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Biographie

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Enfance et éducation

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Carmen Lasorella grandit à Potenza. Ses parents sont Salvatore Lasorella, avocat et ancien partisan, et d'Angela Tilena, pharmacienne. Elle a un frère cadet, Giacomo, professeur d'université et président de l'Autorité de régulation des communications (en)[1]. À quatorze ans, elle commence à écrire pour La Gazzetta del Mezzogiorno.

Lors de son adolescence, elle est championne régionale d'athlétisme et elle joue en équipe nationale junior de volley-ball. Elle pratique aussi le basket-ball, le ski, le tennis et l'équitation[2].

Après avoir fréquenté le liceo classico Quinto Orazio Flacco de Potenza, elle obtient la note maximale à son diplôme de droit de l'université Sapienza de Rome, avec une thèse sur le droit à l'information et la diffusion audiovisuelle en Italie et à l'étranger.

À Rome, elle exerce comme avocate tout en travaillant avec le quotidien Il Globo, Radiocor et l'ANSA. Elle fait ses débuts sur la Rai en 1979, avec un reportage consacré au prix littéraire Basilicata (it), et se voit confier la présentation de TG3[réf. nécessaire]. En 1980, elle fait ses débuts comme animatrice radio sur Radio anch'io, remplaçant Gianni Bisiach pendant une semaine[3].

Correspondante de guerre

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En 1984, elle devient présentatrice pour TG2, un rôle qu'elle occupe pendant plus d'une décennie[4]. Première journaliste italienne devenir correspondante de guerre pour la télévision[5], elle se fait surotut connaître pour ses reportages en Afrique et en Asie. Son premier reportage a lieu en 1987, lors d'une opération vers la fin du conflit irano-irakien[réf. nécessaire].

En 1990, elle menace de poursuivre en justice Giorgio Bocca qui, dans un article paru dans Prima Comunicazione, utilise des termes vulgaires et sexistes pour qualifier son travail. Bocca lui envoie une lettre admettant qu'il a exagéré, ce à quoi elle répond en exigeant des excuses publiques. Un mois plus tard, Bocca publie dans le même magazine un article d'excuses[6].

En 1993, dans le cadre de l'enquête sur les notes de frais des correspondants de la RAI, la magistrate Maria Teresa Covatta du tribunal de district de Rome la notifie qu'elle est sous enquête pour fraude avec la circonstance aggravante d'abus de profession. Selon l’accusation, les journalistes faisant l’objet de l’enquête auraient exagéré les rapports de dépenses d’une série de missions visant à couvrir les reportages sur l’opération de maintien de la paix en Somalie[7]. L'affaire, classée sans suite, a un écho durable dans les médias et donne lieu à plusieurs questions parlementaires[8].

Elle couvre d'autres événements dans la corne de l'Afrique, dont la chute du régime Mengistu en Éthiopie et les conflits à Djibouti et en Somalie, où elle réalise la dernière interview du dictateur Siad Barre. En 1995, elle survit à une embuscade tendue à Mogadiscio par un groupe de mercenaires. Elle est blessée et onze hommes meurent, son collègue Marcello Palmisano (it) et dix gardes du corps. Enlevée par les mercenaires, elle est ensuite libérée[9] dans des circonstances floues. Une théorie avance qu'elle et son équipage auraient été impliqués par erreur dans un conflit entre la société italo-somalienne « Somalfruit » et « Sombana », filiale de la multinationale Dole. Les deux sociétés auraient engagé des milices privées pour contrôler le commerce des bananes[10]. Les journalistes voyageant à bord d'un Land Cruiser de Somalfruit, une confusion peut avoir eu lieu. Les sociétés mises en cause nient toute implication dans l'accident[11].

Gestion de l'audiovisuel

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En juillet 1996, Carmen Lasorella est nommée responsable des relations extérieures de la RAI et directrice adjointe de son conseil d'administration. Elle anime plusieurs émissions sur Rai 1 et Rai 2, dont le quiz politique Politistrojka (1990) et le talk-show Cliché (1996), ainsi que d'émissions spéciales sur l'Afrique et l'Asie. De juillet 1999 à juin 2003, elle est à la tête du bureau de la RAI à Berlin, en charge des pays d'Europe de l'Est. En 2008, elle publie le livre Verde e zafferano, a voca alta per la Birmania, un livre sur la révolution birmane contenant une interview d'Aung San Suu Kyi. De mai 2008 à octobre 2012, elle est directrice générale et éditoriale de San Marino RTV[réf. nécessaire].

En 2012, elle épouse l'architecte Giuseppe Falegnami à Sabaudia. Ils divorcent quelques mois plus tard[2].

Le 24 avril 2013, elle devient présidente de RaiNet jusqu'à la fermeture du réseau l'année suivante. Initialement candidate lors des élections régionales de 2019 en Basilicate et soutenue par une liste civique, elle retire sa candidature un mois avant l'élection[12].

En 2014, à la fermeture de RaiNet, Carmen Lasorella est reléguée à un poste technique. En 2017, elle remporte un procès contre la Rai pour disqualification professionnelle, obligeant l'entreprise à lui redonner un rôle approprié à son expérience et à l'indemniser pour les dommages causés par sa mise au placard[13].

En 2023, elle publie son premier roman : Vera. E gli schiavi del terzo millennio[5].

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Carmen Lasorella » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi

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