Carole Fives

romancière et plasticienne française

Carole Fives est une femme de lettres française[1].

Carole Fives
Carole Fives en août 2018.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Artiste
Autres informations
A travaillé pour
Université Clermont Auvergne
Genre artistique
Littérature
Site web

Comme son pseudonyme l'indique Carole Fives est une Lilloise (« Fives » étant un quartier de Lille )[2].

Ses textes sont publiés pour la plupart aux éditions Gallimard, dans les collections l'Arbalète et La Blanche, en poche chez Folio et chez Points.

Nominations: Prix Goncourt, Prix Goncourt des Lycéens, Prix Médicis[3]

Lauréate: Grand prix de l’héroïne Madame Figaro 2026, catégorie roman français

Biographie

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Formation et débuts

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Après une licence de philosophie et un master en arts plastiques, Carole Fives est diplômée de l'École des Beaux-Arts en 2006 (DNSEP). Elle est alors peintre tout en enseignant les arts dans l'académie de Lille jusqu'en 2012 (peinture, modèle vivant).

L’abandon de la peinture pour la littérature est le sujet de deux de ses romans, Modèle vivant (L’école des Loisirs) et Térébenthine (Gallimard, 2020). Si le medium a changé, le processus reste le même : faire le portrait d'un groupe social, d'une époque.

Depuis 2024, elle est autrice associée au MASTER Lettres et Création Littéraire de l'Université de Clermont-Ferrand (UCA).

Carrière littéraire

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En 2014, Que nos vies aient l'air d'un film parfait, est le récit d'une fratrie de jeunes enfants déchirée au moment du divorce des parents. "Un petit livre illumine cette rentrée littéraire. Il a l'éclat d'un diamant. Il coupe comme un diamant". François Busnel[1].

En 2017, Une femme au téléphone met en scène une mère bipolaire qui téléphone à sa fille chaque jour. Le texte, sous forme de dialogue à sens unique n’appelle jamais de réponse. "Jamais je n'ai autant ri. Toujours drôle, touchante, émouvante. De la dynamite de bonne humeur." Bernard Pivot.

Tenir jusqu'à l'aube, roman paru en 2018, décrit le déclassement social d'une mère célibataire fugueuse. Il reçoit le Prix Boris Vian, et est sélectionné sur les listes des prix Fnac, Wepler, Médicis et Landerneau dont il est finaliste. Il reçoit un accueil critique positif[4],[5],[6],[7]. Il a été adapté au théâtre par Kheireddine Lardjam au Lavoir Moderne Parisien en .

Térébenthine en 2020 met en scène trois étudiants aux Beaux-Arts à la fin des années 1990, leur envie de peindre et de dessiner en dépit d’un académisme qui a décrété la mort de la peinture et de la figuration[8].

Paru en , Quelque chose à te dire traite de l’admiration d’une écrivaine pour une autre qui vire à l’obsession. Il y est question d’Hitchcock et de double littéraire. Après avoir abordé la création picturale dans Térébenthine, l’autrice analyse ici les conditions de la création littéraire. Il est sélectionné pour le prix Goncourt 2022, le prix Goncourt des lycéens ainsi que le Goncourt des détenus. Il était également en lice pour le prix Summer.

Paru en 2023, Le jour et l'heure donne à entendre un chœur familial : Simon, médecin généraliste et ses quatre enfants, dont trois sont également médecins, sont confrontés à la décision d’Édith, leur femme et mère, qui, atteinte d'une maladie dégénérative, choisit de réaliser une mort volontaire à Bâle (Suisse). Ce texte est une commande de la Scène Nationale le Bateau Feu de Dunkerque, où il est créé en [9].

Pour la rentrée littéraire de janvier 2026 paraît Appel manqué, ce texte met en scène Charlène, 73 ans, qui vit seule et, afin de pouvoir rester chez elle, loue une partie de sa maison à un couple de jeunes femmes. Le confinement de 2020 transforme cette situation en huis-clos oppressant, d'autant plus que le récit est composé uniquement de messages ou de bribes de conversations laissés par Charlène sur le téléphone de sa fille[10]. Ce livre est récompensé par le Grand prix de l’héroïne Madame Figaro 2026[11].

Ses livres sont traduits en Allemagne, Italie, Espagne, Russie, Corée, Roumanie, Serbie et Bulgarie.

Œuvres

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  • Que nos vies aient l'air d'un film parfait, Le Passage 2012, Points Seuil 2014. Prix du premier roman francophone, Festival Scrittorincittà, Italie. Prix l'Usage du monde 2012.
  • C'est dimanche et je n'y suis pour rien, L'Arbalète/Gallimard 2015, folio 2017. Prix Vivre Lire, Val d'Isère.
  • Une femme au téléphone, L'Arbalète/Gallimard, 2017[12],[13] ; rééd. Gallimard, coll. « Folio » — Finaliste du prix RTL Lire[14]
  • Tenir jusqu’à l’aube, L'Arbalète/Gallimard, 2018, 180 pages (ISBN 978-2-07-279-739-2) ; rééd. coll. « Folio » Sélection Prix Médicis, Wepler, FNAC, finaliste Landerneau. Lauréat du prix Boris Vian.
  • Térébenthine, Gallimard, 2020, 173 p. (ISBN 978-2-07-286-980-8) ; rééd. coll. « Folio »
  • Quelque chose à te dire, Gallimard, 2022, 176 p. (ISBN 978-2-07-298-978-0) coll. « Blanche » rééd. coll. « Folio » Sélection Goncourt, Goncourt des lycéens, Goncourt des détenus, prix Summer.
  • Le jour et l'heure, JC Lattès, 2023, 144 p. Rééd. Points Seuil 2025. Sélection prix des deux magots.
  • Appel manqué , L'Arbalète/Gallimard, 2026. GGrand prix de l’héroïne Madame Figaro 2026, catégorie roman français. Figaro 2026, catégorie roman français.

Essais et nouvelles

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  • Quand nous serons heureux, Le Passage, coll. « Points », 2010 — Prix Technikart
  • Ça nous apprendra à naître dans le Nord, avec Amandine Dhée, La Contre allée, 2011.
  • Camille Claudel, La vie jeune, Invenit, 2015.

Jeunesse

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  • Zarra, roman, illustrations de Dorothée de Monfreid, Neuf de L'École des loisirs, 2010
  • Dans les jupes de maman, illustrations de Dorothée de Monfreid, Sarbacane, 2012
  • Honte de tout, Thierry Magnier, 2013
  • Incunables, CRL Nord Pas de Calais / éditions Invenit, 2014
  • Modèle vivant, L'École des loisirs, 2014
  • Que fait la maîtresse après l’école ?, L'École des loisirs, 2014
  • Comment faire garder ses parents ?, illustrations de Séverine Assous, Hélium, 2017
  • À ton âge, illustrations de Séverine Assous, Hélium, 2019

Notes et références

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  1. 1 2 Notice sur data.bnf.fr
  2. « Carole Fives - Whoozone », sur www.whoozone.com (consulté le )
  3. « Prix Goncourt des lycéens- Rencontre avec Carole Fives », sur Site du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse
  4. « La quadrature du cercle maternelle selon Carol Fives », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. « Tenir jusqu'à l'aube, Carol Fives », sur la-croix.com, (consulté le ).
  6. « Rentrée littéraire, ces trois romans vont vous clouer sur place », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  7. « Tenir jusqu'à l'aube », sur bibliosurf.com,
  8. « Térébenthine, de Carole Fives : interdit de dessiner ! », sur Le Figaro, (consulté le ).
  9. https://www.lebateaufeu.com/saison/2023-2024/_histoires_en_serie_saison_6/hes6mars24light.pdf
  10. « Le téléphone pleure », Journal, (lire en ligne)
  11. Lora Lemaréchal, « Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2026 dévoile ses lauréates », sur Livres Hebdo, (consulté le )
  12. Christine Ferniot, « Roman - Une femme au téléphone », sur Télérama, .
  13. « Dialogues de sourdes entre une mère et sa fille sous la plume de Carol Fives », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  14. « Une femme au téléphone fait partie des 5 finalistes du Grand prix RTL Lire », (consulté le ).

Liens externes

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