Carole Fritz

archéologue française

Carole Fritz, née le à Paris et morte le [1] à Toulouse, est une préhistorienne française, spécialiste de l’art paléolithique. Elle était directrice de recherche au CNRS (UMR 8220 LAMS), responsable du Centre de recherche et d’études de l’art préhistorique Émile-Cartailhac (CREAP Cartailhac) à la Maison des sciences de l’homme et de la société de Toulouse, et directrice scientifique de l'équipe de recherche de la grotte Chauvet-Pont d'Arc (Ardèche).

Carole Fritz
Fonction
Directrice de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (à partir d')Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Directrice de thèse

Formation

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Carole Fritz suit un cursus d’histoire et d'archéologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne à partir de 1988. Elle soutient sa thèse de doctorat en 1996, sous la direction d’Yvette Taborin, au Laboratoire de recherche des musées de France au Louvre, sur le thème de la contribution de l’analyse microscopique à l’étude de la gravure sur matière animale[2].

Carrière académique

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En 2020, Carole Fritz obtient son habilitation à diriger des recherches (HDR) à l'université de Toulouse, avec une thèse intitulée Pour une anthropologie de l'art paléolithique[3].

Travaux

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Premiers travaux

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Ses premières expériences de terrain et publications sont consacrées à des sites magdaléniens majeurs, situés dans les Pyrénées, comme la grotte de la Vache, à Alliat, celles de Gourdan, de Marsoulas, du Tuc d’Audoubert, ou de Bourrouilla à Arancou. En 1990, elle découvre l'art pariétal de la grotte de Gourdan, étudié avec Gilles Tosello. Elle apporte aussi une contribution aux recherches sur le site magdalénien d’Étiolles, en Essonne[4].

Grotte Chauvet

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En 1998, dès sa création, elle intègre l’équipe de recherche de la grotte Chauvet constituée par le préhistorien Jean Clottes[5]. Elle contribue plus particulièrement, en collaboration avec le préhistorien Gilles Tosello, à la connaissance et à la compréhension des œuvres pariétales du site situées dans la galerie des cactus et dans celle des panneaux rouges, où elle prend la suite des recherches de Norbert Aujoulat.

À partir de 2018, elle se voit confier par le ministère de la Culture la direction scientifique de l’équipe de recherche du site[6]. Aux relevés usuels et analyses de l’art pariétal et des indices laissés au sol, elle ajoute des champs de recherches supplémentaires en étudiant la paléoacoustique de la grotte et les liens entre la symbolique des dessins pariétaux et les mythes des sociétés paléolithiques[5].

Elle fait partie des chercheurs qui participent à la monographie officielle de la grotte Chauvet, ouvrage de référence dont le premier volume parait en 2020[7].

Autres recherches

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En tant que responsable du Centre de recherche et d’études de l’art préhistorique-Émile Cartailhac de Toulouse, Carole Fritz procède à différentes recherches en France, notamment dans la grotte du Mas-d'Azil, et dans le monde. En 2019, elle effectue une mission à l’Île de Pâques et en 2023 dans le Montana et le Wyoming[5].

Démarche scientifique

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Très influencée par les travaux et la pensée de Nicole Pigeot, elle entretient une relation étroite avec la préhistorienne américaine Margaret Conkey, qu’elle considère comme sa mentore[réf. souhaitée]. C’est elle qui l’initie à l’anthropologie sociale et culturelle nord-américaine, en lui transmettant les fondements d’une approche réflexive. Les douze années passées au Laboratoire de recherche et de restauration des musées de France, entre 1990 et 2002, aux côtés de Philippe Walter, lui font prendre conscience que toute recherche en archéologie doit nécessairement s’appuyer sur l’interdisciplinarité. Sur cette base, elle développe la notion d’intercommunicabilité entre les sciences et se revendique comme une partisane du Slow Science[réf. souhaitée].

Carole Fritz développe une approche interprétative de l’art paléolithique qui est très pluridisciplinaire et fait notamment appel à l’anthropologie. Elle considère que l’efficience symbolique est à la base de toute pensée des sociétés sans écriture. L’acquisition de concepts externes à l’archéologie (anthropologie, psychologie, théorie du genre…) lui parait indispensable pour faire évoluer les paradigmes interprétatifs et la perception des sociétés de la Préhistoire. C'est adossée à ces principes qu'elle dirige l'ouvrage collaboratif L'art de la préhistoire[8], paru en 2017, qui s'impose notamment par son exhaustivité comme la nouvelle référence dans le domaine[9].

Publications (sélection)

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Carole Fritz est auteure ou co-auteure de plus de 150 ouvrages ou articles scientifiques dans le domaine de l'art préhistorique[10]. Parmi ses publications les plus importantes :

Ouvrages

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Articles

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  • Carole Fritz et Alain Rousseau, « L'habitat magdalénien de la grotte du Bourrouilla à Arancou (Pyrénées-Atlantiques) », Gallia Préhistoire, no 41,‎ , p. 54-97 (lire en ligne)
  • Carole Fritz et Gilles Tosello, « Les dessins noirs de la grotte Chauvet-Pont-d'Arc : essai sur leur originalité dans le site et leur place dans l'art aurignacien », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 102-1,‎ , p. 59-71 (lire en ligne)
  • Carole Fritz et Gilles Tosello, « Un témoin privilégié de l’art paléolithique dans le Bassin parisien : le galet gravé d’Étiolles », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 108-1,‎ , p. 47-51 (lire en ligne)
  • Carole Fritz, Raphaëlle Bourillon et Georges Sauvet, « La thématique féminine au cours du Paléolithique supérieur européen : permanences et variations formelles », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 109-1,‎ , p. 85-103 (lire en ligne)

Vidéos

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Notes et références

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  1. ↑ Denis Maljean, « Carole Fritz, directrice des recherches de la grotte Chauvet, est décédée » Accès payant, sur ledauphine.com, (consulté le )
  2. ↑ « Carole Fritz », sur Thèses (consulté le )
  3. ↑ Carole Fritz, « Pour une Anthropologie de l'Art Paléolithique », hal.science, Université Toulouse - Jean Jaurès,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ (en) « Carole Fritz French National Centre for Scientific Research | CNRS · Laboratoire d'Archéologie Moléculaire et Structurale et MSHS Toulouse », sur researchgate (consulté le )
  5. 1 2 3 Pedro Lima, « Carole Fritz, archéologue et préhistorienne, grande amoureuse de l’art pariétal, est morte », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ « Carole Fritz », sur creap (consulté le )
  7. ↑ « Livres et médias : monographie de la grotte du pont de l'arc Chauvet », sur hominides (consulté le )
  8. ↑ « Livres et médias : L'art de la préhistoire », sur hominides (consulté le )
  9. ↑ « Carole Fritz », sur gouv (consulté le )
  10. ↑ (en) « Carole Fritz », sur Researchgate.net (consulté le )

Voir aussi

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