Caroline d’Arjuzon
Caroline d’Arjuzon, comtesse d'Arjuzon, sous le pseudonyme C. de la Benotte[1], née le et morte le à Paris, est une religieuse, femme de lettres française[2],[3], historienne et journaliste[4].
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Prix Montyon () |
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Biographie
modifierFamille
modifierCaroline d'Arjuzon naît le , l'aînée d'une fratrie de 5 enfants. Sa mère est Valentine Marie Cuvelier (1839-1929) et son père Georges Jacques Marie d'Arjuzon ( à Louye - à Paris), officier de la Garde puis chambellan de l'Empereur Napoléon III. Son grand-père paternel est l'homme politique Félix Jean François Thomas[3].
Carrière
modifierCaroline d'Arjuzon est une femme de lettres française. Elle commence à écrire en et continue après être devenue chanoinesse en .
Elle utilise les archives de sa famille pour écrire l'histoire du Premier Empire dans ses ouvrages Hortense de Beauharnais (1897) et Madame Louis Bonaparte (1901)[4].
Elle écrit également pour la bibliothèque rose pour laquelle elle réédite de nombreux ouvrages pour jeunes filles dans la Nouvelle Collection historique pour la jeunesse[4].
Elle est journaliste également pour le Gaulois et le Journal des débats. Elle participe aussi au Répertoire de l'historien Pierre Caron où elle rédige sept articles et un ouvrage[4].
Elle meurt à Paris à l'âge de 57 ans.
Publications
modifierComme autrice
modifier- 1893 : « L'Éducation des femmes il y a cent ans, Saint-Germain et Écouen », Revue hebdomadaire
- 1897 : Hortense de Beauharnais, Paris, Calmann-Lévy
- 1901 : Madame Louis Bonaparte, Paris, Calmann-Lévy (Lire sur Gallica)
- 1902 : « Un Étudiant à Paris au XVIIIe siècle. » — Lettres inédites, Revue des Deux Mondes, no 10
- 1906 : Joséphine contre Beauharnais, Paris, Société d'histoire contemporaine
- 1907 : Le Réjoui
- 1909 : Une seconde mère, illustré par Edouard François Zier, réédition en 1911
- 1910 : Récits de trois jeunes prisonnières : Madame Royale Marie-Thérèse-Charlotte de France, Mlle de Tourzel, Mlle de Pons
- 1910 : Souvenirs d'une femme sur la retraite de Russie (Louise Fusil)
Éditrice
modifier- 1910 : La Jeunesse de Chateaubriand racontée par lui-même de François-René de Chateaubriand
- 1912 : À la cour du Grand Roi (Saint-Simon) de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
- 1913 : Souvenirs d'un page de Marie-Antoinette coécrit avec Alexandre Tilly
Récompenses et distinctions
modifierPrix littéraires
modifier- 1914 : Prix Montyon de l'Académie française pour Souvenirs d’une femme sur la retraite de Russie (Louise Fusil)[5]
Hommages
modifier- René Théodore Berthon, Portrait de Madame d'Arjuzon, 1801 (tableau)
Notes et références
modifier- ↑ P. Baudrier, « 03-241 HOSTEN et HOSTEN-LAMOTHE (Martinique, Sainte-Lucie) », Généalogie et Histoire de la Caraïbe, no 168,
- ↑ Caroline d' Arjuzon (1861-1918) sur data.bnf.fr.
- 1 2 (en) « Family tree of Caroline d'ARJUZON », sur Geneanet (consulté le ).
- 1 2 3 4 Claude Ghiati, « De quelques historiennes « fin de siècle » (1898-1902). Étude à partir du Répertoire de Pierre Caron », L’École du genre, vol. 1, no 1, , p. 85–102 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Caroline d’ARJUZON », sur Académie française (consulté le )