Caserne Thiry

caserne à Nancy (Meurthe-et-Moselle)
(Redirigé depuis Caserne Sainte-Catherine)

La caserne Thiry, connue d'abord sous le nom de caserne Sainte-Catherine, est une caserne située près de la porte Sainte-Catherine à Nancy. Elle fut construite à partir de sur les plans de l'architecte Richard Mique, sur ordre du duc de Lorraine, Stanislas, puis après sa mort en et le rattachement de la Lorraine à la France, terminée par le roi de France Louis XV jusqu'en .

Caserne Thiry
Bâtiment principal
Présentation
Type
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Architecte
Construction
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Localisation
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Coordonnées
Carte

Description

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Elle comprend trois corps de bâtiments identiques dessinant une vaste cour rectangulaire ; le bâtiment situé parallèlement à la rue Sainte-Catherine porte un fronton historié.

Historique

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En , Stanislas fait commencer la construction du quartier Royal d'après les plans de Richard Mique sur un vaste emplacement en dehors de l'espace urbain pour recevoir la garnison de Nancy[1.1]. À sa mort en , les quartiers ne sont pas terminés et Louis XV décide de les achever. Le régiment des Grenadiers de France s'y installe le alors que des aménagements sont apportés en .

La caserne était primitivement située hors des murs de la ville, mais la porte Sainte-Catherine fut déplacée de quelques centaines de mètres en lors de l'inauguration de la caserne, ainsi, elle se trouva incluse dans le périmètre urbain.

En c'est le régiment du Roi qui l'occupait lorsqu'il se révolta[1.1].

Proche de la porte Sainte-Catherine, le quartier Royal est rebaptisé Sainte-Catherine après la Révolution, puis change de nom à chaque changement de régime. Elle devient à la fin du XIXe siècle la caserne Thiry, du nom du général François Augustin Thiry né et mort à Nancy et qui commanda l'artillerie de l'armée d'Orient durant la guerre de Crimée en [1.2],[2.1].

À la libération de Nancy le , le 26e régiment d'infanterie s'y installe[1.3] jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale[1.4]. Il est rejoint en par six compagnies du 69e RI[1.2] qui rejoindront la nouvelle caserne Kléber à Essey en [1.4].

L'empereur François-Joseph (descendant direct des ducs de Lorraine), qui la visita un siècle après sa construction, la déclara une des plus fonctionnelles d'Europe.

Durant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation par l'Allemagne elle sera renommée caserne Adolf-Hitler, du nom du dictateur allemand Adolf Hitler[3].

Les façades et les toitures ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du [4].

Avec la réforme des armées, une bonne partie des militaires se sont retrouvés dispersés dans d'autres casernes nancéiennes, dont une partie de l'Armée de terre.

Depuis , à la suite d'une réhabilitation complète des deux bâtiments latéraux, la caserne Thiry a été partiellement transformée en cité administrative, accueillant maintenant divers services administratifs dont la DDFiP. Le bâtiment principal de la caserne est toujours occupé par l'armée (Service de l'énergie opérationnelle), ainsi que le bout du bâtiment latéral ouest (centre information recrutement des forces armées)[5].

Représentations picturales

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Dominique Collin et son fils, Yves-Dominique Collin, ont travaillé à représenter la caserne Thiry, autrefois appelée caserne Sainte-Catherine.

Dominique Collin avait été chargé par Stanislas Leszczynski de graver le début des travaux. Présent le jour de la cérémonie de pose de la première pierre, il avait présenté les travaux dans un état plus avancé qu'ils ne l'étaient réellement, en . On pouvait notamment y voir le roi de Pologne en pleine discussion avec l'architecte Richard Mique et le jardin botanique à l'arrière-plan[2.2].

Yves-Dominique Collin s'inscrit dans la lignée de son père en représentant la caserne Sainte-Catherine dans son état final, en , dans une gravure de médaillon proposée au comte de Stainville (Étienne-François de Choiseul-Beaupré-Stainville). On peut notamment y voir les trois corps de logis et le fossé des casernes. L'état proposé dans cette gravure est celui qui subsiste jusqu'en , l'accès se faisant par un pont et une porte en fer forgé détruits par la suite[2.3].

Charles-André Harpin[α] a représenté la caserne dans deux gravures :

  • Quartier-Royal ou casernes d'infanterie de Nancy en [7.1],[6.1],[10] ;
  • Logemens militaires de Nancy en [7.2],[9],[8],[6.2] (Musée lorrain, inv. 2007.0.1285)[11] : la caserne Sainte-Catherine en est le sujet principal, entourée de trois autres casernes de Nancy en médaillons.


Notes et références

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  1. On trouve son patronyme orthographié Harpin[6],[7], Herpin[8], Hœrpin[7], Hærpin[9] ou Haerpin[10],[11].

Références

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  1. L'armée à Nancy, - : mélanges d'histoire militaire, Nancy, Berger-Levrault, , 287 p.
    1. 1 2 Gal Maurice Dumontier, « Les casernements à Nancy au XVIIIe siècle », p. 127-128.
    2. 1 2 Gal Maurice Dumontier, « Les casernements à Nancy avant  », p. 133.
    3. Pierre Gérard, « Géographie historique militaire de Nancy (-) », p. 78.
    4. 1 2 Gal Maurice Dumontier, « Les casernements à Nancy avant , p. 138.
  2. Christian Pfister, Histoire de Nancy, t. III, Paris, Berger-Levrault, , 914 p.
    1. p. 684 (lire en ligne)
    2. p. 683 (lire en ligne)
    3. p. 682 (lire en ligne)
  3. François Roth, Histoire de la Lorraine : L'époque contemporaine, vol. 2 : Le vingtième siècle, -, Metz et Nancy, Éditions Serpenoise et Presses universitaires de Nancy, , VII-271 p. (ISBN 2-87692-203-7 et 2-86480-801-3), p. 114.
  4. « Caserne Thiry », notice no PA00106101, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. Jean-Christophe Vincent, « La nouvelle cité administrative accueille ses premiers occupants » Accès payant, L'Est républicain, .
  6. Paul Chenut, « Un graveur nancéien du XVIIIe siècle : Charles-André Harpin », Le Pays lorrain, 29e année, vol. 6, no 1, , p. 1–14 (lire en ligne).
    1. p. 4 et 6 (lire en ligne)
    2. p. 8 (lire en ligne) et reprod. p. 7 (lire en ligne).
  7. 1 2 Jean-Nicolas Beaupré, « Notice sur quelques graveurs nancéiens du XVIIIe siècle : Hœrpin ou Harpin. - », Mémoire de la Société d'archéologie lorraine, Société d'archéologie lorraine, 2e série, vol. III, , p. 7–21.
    1. I. « Quartier-Royal ou casernes d'infanterie de Nancy.  », p. 10 (lire en ligne).
    2. VII. « Logemens militaires de Nancy.  », p. 15 (lire en ligne).
  8. 1 2 Albert Bergeret, « Nancy, sous le règne de Stanislas (-) (gravures de Herpin) », dans Nancy monumental et pittoresque : album de 100 planches en phototypie, Nancy, chez l'auteur et phototypie Jules Royer, , [9] p.-100 p. de pl. (BNF 30088042), pl. 4, fig. 3 (lire en ligne).
  9. 1 2 François-Jean-Baptiste Noël, chap. 4333 « Logements militaires de Nancy.  : livres, manuscrits, tableaux, gravures, etc. », dans Catalogue raisonné des collections lorraines, t. 2, Nancy, chez l'auteur, 1850-1851, p. 706 (lire en ligne).
  10. 1 2 Francine Roze (avec la collab. de Mireille Canet et de Hubert Collin), chap. 77 « Quartier royal ou casernes d'infanterie de Nancy, gravure par Haerpin,  », dans La Révolution en Lorraine (catalogue d'exposition, Musée historique lorrain, -, pour le bicentenaire de la Révolution), Nancy, Musée historique lorrain, coll. « Guides du Musée lorrain », , 80 p. (BNF 35033736), p. 47.
  11. 1 2 Jean-Pierre Husson (avec la participation de Xavier Rochel), Dialogue avec les cartes anciennes : miroirs d'une Lorraine disparue, 16e-18e siècle, Nancy, Éditions de l'université de Lorraine, coll. « Archéologie, espaces, patrimoines », , 383 p. (ISBN 978-2-38451-081-8 et 978-2-38451-082-5), chap. 6 (« Les cartes des militaires »), p. 191–248 (208–209) (DOI doi.org/10.4000/15bxr, lire en ligne Accès limité).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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