Le casque de Gjermundbu est un casque datant de l'âge des Vikings[1],[2].

Casque de Gjermundbu
Image illustrative de l’article Casque de Gjermundbu
Période vers 900
Culture âge des Vikings
Lieu de découverte près de Haugsbygd (Norvège)
Coordonnées 60° 10′ 37″ nord, 10° 20′ 47″ est

Le casque a été découvert en 1943 lors de travaux de défrichage à la ferme de Gjermundbu, près de Haugsbygd, dans l'actuelle commune de Ringerike du comté de Buskerud, en Norvège. Les responsables de l'université d'Oslo en ont ensuite été informés. Le conservateur Sverre Marstrander et l'assistante de musée Charlotte Blindheim ont mené une enquête qui a confirmé l'existence d'une chambre funéraire d'une grande valeur historique datant de l'époque viking. Les découvertes de Gjermundbu comprenaient de nombreux objets, notamment des armes.

Le casque

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Le casque de Gjermundbu a été restauré à partir de neuf fragments mis au jour lors de fouilles. De forme ronde, ce casque est en fer et se compose de quatre plaques. Il est aujourd'hui exposé au Musée d'histoire culturelle de l'université d'Oslo[3],[4].

Avec le fragment de casque de Tjele (en), le casque de Yarm (en), le fragment de casque de Lokrume (en) et un fragment provenant de Kiev, il s'agit de l'un des cinq seuls casques vikings connus, et l'un des deux seuls à avoir pu être reconstitués[5].

Découverte

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Le , Gunnar Gjermundbo, qui envisageait de construire une maison pour ses parents, a découvert un site funéraire riche à Vesleenga[6].

Gjermundbo savait déjà que le site abritait un grand tumulus (monticule funéraire circulaire datant de l'âge du fer), mais il n’avait pas l’intention d’y toucher. Juste à l’ouest de ce tumulus se trouvait une butte allongée qu’il devait aplanir pour construire une maison et planter un nouveau verger. C’est lorsqu’il a commencé à creuser dans ce talus que des objets ont commencé à apparaître. Le lendemain, l'historien local Jon Guldal a informé de cette trouvaille par téléphone la Collection d'antiquités norvégiennes de l'Université d'Oslo. Le journal local Ringerikes Blad (en) publie la nouvelle de cette découverte ainsi qu'une interview du père de Gjermundbo, Lars, le [6].

L'archéologue Sverre Marstrander et l'assistante de musée Charlotte Blindheim ont été envoyés par l'université pour enquêter sur cette affaire. Ils ont procédé à des fouilles complémentaires sur le site de la découverte, sans toutefois mettre à jour d'autres objets. Marstrander a pu établir qu'il s'agissait d'une sépulture exceptionnellement riche, celle d'un homme datant de l'époque viking, et il a ramené les objets à Oslo.

En mai 1943, Gjermundbo découvrit une autre sépulture dans le même tumulus. Marstrander fut à nouveau dépêché sur place et put établir qu’il s’agissait d’une sépulture distincte, datant de la même période que la première. Les deux sépultures sont désignées sous les noms de Gjermundbu I et II .

Description du site

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À l'origine, on pensait que ce talus constituait un seul tumulus funéraire d'environ 25 mètres (80 pieds) de long, 8 mètres (26 pieds) de large (à son point le plus large) et pouvant atteindre 1,8 mètre (5,9 pieds) de haut. Il a ensuite été établi qu'il s'agissait de deux sépultures humaines distinctes (incinérées) datant de l'époque viking. Les dimensions indiquées pour le tumulus en forme de bateau ont depuis été révisées à 29 mètres (95 pieds) de long et jusqu’à 9 mètres (30 pieds) de large[6].

Gjermundbu I

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Cette découverte a été faite dans un monticule allongé situé à côté d’un tumulus, constitué de quelques rochers formant une chambre funéraire. Plusieurs objets ont été mis au jour sous cette butte. En termes de qualité des objets funéraires, il s'agit probablement de la tombe de l'homme le plus riche de l'époque viking en Norvège – après les tombes-navires de Gokstad dans la commune de Sandefjord, du bateau de Tune dans la commune de Rolvsøy et de la tombe à chambre funéraire située au même endroit[6]. Helge Braathen date la tombe de Gjermundbu de la seconde moitié du Xe siècle. L'archéologue Frans-Arne Stylegar (no) émet l’hypothèse que cette tombe serait liée aux rapports entre les Vikings et la Rus' de Kiev.

La découverte a été faite dans le plus petit des deux grands monticules de la ferme, il comprenait entre autres :

La découverte de Gjermundbu est unique parmi les sépultures de l'époque viking en Scandinavie et en Europe occidentale, aucune autre dans cette région ne contient de casque ni de cotte de mailles. Le casque a été retrouvé en neuf fragments et a depuis été restauré. Les objets issus de cette trouvaille sont aujourd'hui exposés au Musée d'histoire culturelle d'Oslo. Le dernier tumulus n'a pas encore fait l'objet de fouilles, mais il est entouré d'un périmètre de pierres, appelé « chaîne de pied », ce qui est relativement courant pour les tumulus datant du début de l'âge du fer[6],.

Gjermundbu II

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Cette découverte est loin d'être aussi riche en objets que Gjermundbu I. Elle comprenait une épée à double tranchant de type M, une hache de guerre et une pointe de lance. Elle date du Xe siècle, c'est-à-dire à peu près de la même époque que celle de Gjermundbu I[6].

Références

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  1. ↑ Frans-Arne Stylegar, « Gjermundbu-funnet », Store norske leksikon (consulté le )
  2. ↑ « Gjermundbu » [archive du ], nvg.org.au, (consulté le )
  3. ↑ « Gjermbu. Norderhov herad. Buskerud », Matrikkelutkastet av 1950 (consulté le )
  4. ↑ Frans-Arne Stylegar, « Sverre Marstrander », Store norske leksikon (consulté le )
  5. ↑ Ian Harvey, « The only surviving example of a complete Viking helmet in existence », thevintagenews.com, (consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 6 Stylegar et Børsheim, « Gjermundbufunnet – en småkonges grav med østlig tilsnitt på Ringerike », Viking, vol. 85, no 1,‎ (ISSN 2535-2660, DOI 10.5617/viking.9089, S2CID 245155476, lire en ligne)

Bibliographie

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