Catharina Margaretha Linck

fabricante de boutons et soldate allemande condamnée pour sodomie, désertion et travestissement

Catharina Margaretha Linck, ou Anastasius Lagrantinus Rosenstengel, est la dernière femme à être exécutée en Europe pour "débauche avec une autre femme". Née en 1687 à Gehofen et exécutée le 8 novembre 1721 à Halberstadt, elle exerce comme fabricante de boutons, imprimeuse sur calicot, prophète et soldat allemand. Se faisant passer pour un homme durant une majeure partie de sa vie, elle parvient à être baptisée quatre fois et à épouser deux fois la même femme[1]. Elle entre ainsi dans l'histoire du travestissement et de la transidentité européenne[2].

Biographie

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Enfance

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Linck nait suite au rapport hors mariage entre sa mère, alors veuve, et un soldat inconnu. Elle grandit dans la pauvreté avant d'être accueillie elle et sa mère dans un orphelinat à Halle, fondé par le piétiste August Hermann Francke. Dans cet établissement, devenu plus tard la Fondation Francke, elle reçoit dans un premier temps une éducation scolaire et religieuse[1]. À l’âge de douze ans, elle tombe petit à petit sous l’influence religieuse des « Inspirés », un groupe dissident de l’Église protestante dont les membres croyaient aux inspirations directes du Saint-Esprit[3].

Selon le témoignage de la mère de Linck, c'est seulement après avoir quitté l'orphelinat à l'âge de 14 ans et appris les métiers du tissu et de la fabrication de boutons, que Linck, commence à se travestir. En effet, elle quitte son maître d'apprentissage à l'âge de 15 ans et part en voyage à Calbe, où elle s'habille pour la première fois en homme. Elle se munit à ce titre d'un cornet qui lui permettait d'uriner debout[4]. Ce déguisement lui ouvre alors non seulement une voie pour sortir de la pauvreté, mais aussi la possibilité d’entretenir des relations sexuelles avec d’autres femmes. Elle voyage jusqu’à Nuremberg avec une secte piétiste radicale. Là, elle rejoint les anabaptistes, est baptisée sous le nom d’Anastasius Lagrantinus Rosenstengel et se présente dès lors comme prophète[1].

Dessin ou gravure imprimée sur un papier vieilli par le temps, avec pour titre "Catharina Margaretha Linck" écrit en typographie gothique. À gauche est représentée un personnage en robe longue simple, coiffé d'un foulard et portant un sac sur son épaule. À droite, un personnage en veston long lacé sur le buste, accompagné de collants, coiffé d'un tricorne et d'une perruque poudrée, et portant une épée sur la hanche. Les deux personnages sont annotés des lettres A (pour le personnage de gauche) et B (pour le personnage de droite), auxquelles se réfèrent les deux légendes en allemand.
Dessin de 1720 représentant Linck/Rosenstengel en tenue féminine (annoté A, à gauche) et masculine (annoté B, à droite). Sous le dessin de gauche est écrit en allemand : "Als eine Weibes-Person und Inspiratische Prophetin." ("En tant que femme et prophétesse Inspirante."). Sous le dessin de gauche est écrit également en allemand : "Als eine verstellte Manns-Person und Soldate, unterm Nahmen Anastasius Lagarantinus Roßenstengel." ("En tant que personne travestie en homme et en soldat, sous le nom d'Anastasius Lagarantinus Rosenstengel.").

Passage dans l'armée

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En 1705, elle s'engage comme soldat dans les troupes de l'Électorat de Brunswick-Lunebourg avant de combattre pendant la guerre de Succession d'Espagne. À cette époque, elle se fait passer sous différents noms, notamment Anastasius Beuerlein, Peter Wannich et Cornelius Hubsch. Pour ses relations sexuelles avec des femmes, elle se fabrique un pénis en cuir rembourré. Bien qu’elle soit démasquée à plusieurs reprises, elle réussit pendant plus de sept ans à se faire enrôler à maintes reprises comme soldat[1].

En 1708, alors qu'elle déserte l’armée hanovrienne, elle est capturée et risque la peine de mort pour avoir quitté son unité. Elle échappe cependant à la pendaison « en révélant son sexe », se soumettant à un examen pratiqué par une personne identifiée comme le professeur Francken. Elle est libérée après 16 semaines de détention[5].

Linck sert ensuite dans les forces armées de Prusse jusqu’à ce qu’une lettre de Francken révèle qu’elle est une femme. Renvoyée de l’armée, Linck retourne à Halle et vit un été en tant que femme. Elle rejoint ensuite une garnison polonaise, puis les forces de Hesse, utilisant ses autres pseudonymes masculins et désertant à chaque fois[5].

Retour à Halle

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Linck revient une nouvelle fois à Halle et travaille dans le commerce du tissu pendant plusieurs années, supervisant parfois plusieurs femmes, « portant tantôt des vêtements féminins, tantôt des vêtements masculins ». Elle est arrêtée, vraisemblablement pour sa désertion antérieure, mais est de nouveau libérée « grâce au professeur Francken et à sa révélation de sa féminité », bien qu’uniquement après un examen physique par les autorités à la mairie[5].

Mariage avec Catharina Margaretha Mühlhahn

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En 1717, après avoir repris des vêtements masculins et commencé à se présenter comme un homme du nom d’Anastasius Lagrantius Rosenstengel, elle rencontre et épouse Catharina Margaretha Mühlhahn, âgée de 18 ans, à Halberstadt[5]. Un an plus tard, les Rosenstengel quittent Halberstadt à la suite des intrigues de la belle-mère : celle-ci soupçonnait depuis le début qu'Anastasius est en réalité une femme. Le couple sans ressources erre de ville en ville et vit de la mendicité[1].

À Münster, elles trouvent refuge dans un collège jésuite en se faisant passer pour des pécheur et pécheresse repentis et soucieux du salut de leur âme. Elles jouent ce rôle avec succès pendant un an, puis se font baptiser catholiques et se marient une seconde fois. Elles doivent cependant quitter le couvent et recommencer à vivre de la mendicité. Sans le sou, Catharina Margaretha Mühlhahn retourne seule chez sa mère à Halberstadt au printemps 1720. Sous le nom de Rosenstengel, Linck arrive à Helmstedt où elle obtient un logement auprès du pasteur de la paroisse luthérienne de Marienberg, en se faisant à nouveau passer pour un pécheur repentant en quête de la « vraie foi ». Le 12 mai 1720, elle est baptisée selon le rite luthérien dans l’église de Marienberg. L’université Julius, le conseil municipal de Helmstedt et le couvent de Sainte-Marienberg lui versent une somme considérable de 26 thalers impériaux à titre de parrainage[6]. Immédiatement après le baptême, Rosenstengel part pour Halberstadt afin de ramener son épouse dans le refuge sûr de Helmstedt et de se remarier. À Halberstadt, une altercation éclate cependant entre Rosenstengel et sa belle-mère, au cours de laquelle le faux pénis en cuir est découvert. Rosenstengel est alors dénoncée par sa belle-mère auprès du tribunal municipal et immédiatement arrêtée[1].

Le procès

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Au tribunal, Linck et Mühlhahn se sont opposés sur la question de savoir si Mühlhahn avait pleinement compris comment leurs rapports sexuels s'étaient déroulés. Dans son témoignage, Mühlhahn décrit en détail comment Linck l'avait « torturée et tourmentée » en tentant d'avoir des rapports sexuels avec elle. Elle raconte avoir examiné l'anatomie de Linck une fois en 1717 pendant qu'elle dormait et avoir découvert qu'« il était fait exactement comme elle ». Cela lui a donné un avantage sur Linck, qui l'a suppliée de ne pas alerter les autorités et lui a proposé de vivre ensemble comme frère et sœur[5].

Linck reconnait avoir commis un acte de sodomie, affirmant avoir été « trompée par Satan », mais nie avoir fait souffrir Mühlhahn. Elle affirme que son mariage avec Mühlhahn était le fruit d’autres forces, car Satan la poursuivait depuis sa naissance. Quant aux autres chefs d’accusation, Linck affirme que le port de vêtements masculins était interdit aux femmes mariées mais pas aux célibataires ; qu’elle avait souffert de ces abandons et avait « passé des semaines enchaînée et menottée » pendant sa détention ; et elle justife ses multiples baptêmes par de nouvelles alliances conclues avec Dieu[1].

Les archives judiciaires décrivent en détail leurs activités sexuelles. Linck « s’était fabriqué un pénis en cuir rembourré… et l’avait attaché à son pubis à l’aide d’une lanière de cuir. Lorsqu’elle se couchait avec sa prétendue épouse, elle introduisait cet objet en cuir dans le corps de l’autre et, de cette manière, avait effectivement des rapports sexuels. » Linck affirme avoir accompli des actes similaires avec des femmes qu’elle engageait lorsqu’elle était soldat. Linck témoigne avoir éprouvé une grande excitation pendant les rapports sexuels : « chaque fois qu’elle était au comble de sa passion, elle ressentait des picotements dans ses veines, ses bras et ses jambes »[5].

Le procès-verbal indique que lors d’une confrontation finale, la belle-mère « a déchiré son pantalon, l’a examinée et… n’a trouvé le moindre signe de quoi que ce soit de masculin ». Deux témoins médicaux rapportent également qu’en examinant Linck, ils n’avaient rien trouvé « d’hermaphrodite, et encore moins de masculin »[5].

Condamnation à mort

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Le tribunal local transmet par la suite le dossier de son enquête à la Faculté de droit de Duisbourg, qui recommande que Linck soit pendue en public et que son corps soit brûlé. La Faculté recommande également le recours à la torture pour obtenir d’autres aveux de la part de Mühlhahn. Les fonctionnaires de Halberstadt qui soumettent ces informations à l’examen du Roi en Prusse Frédéric-Guillaume Ier écrivent longuement sur la difficulté de déterminer la peine appropriée, car la Bible ne mentionne pas les actes sexuels entre femmes et les actes en question ne répondent pas à la définition formelle de la sodomie, puisqu’ils avaient été « commis avec un objet en cuir inanimé »[7]. Ils examinent également quelle méthode d’exécution s’imposait : décapitation, pendaison ou immolation. Ils recommandent la décapitation à l’épée, le corps devant être brûlé par la suite. Certains membres de la cour, estimant que la peine de mort ne peut être prononcée si le comportement de Linck ne correspond pas exactement aux définitions bibliques de la sodomie, recommandent la flagellation pour les autres infractions. Le rapport reconnait que Mühlhahn avait commis une infraction moins grave et la décrit comme « cette personne simple d’esprit qui s’est laissée séduire par la dépravation ». Pour elle, la cour de Halberstadt préconise trois ans d’emprisonnement suivis d’un bannissement, plutôt que la torture que la Faculté de Duisburg avait recommandée. Le roi confirme les peines de mort par décapitation pour Linck et d’emprisonnement pour Mühlhahn[5].

En mai 1720, Rosenstengel est jugée pour sodomie (au sens de : relations sexuelles avec une autre femme) devant le tribunal municipal de Halberstadt. La « trompeuse du pays et du peuple » (en allemand : „Land-und Leute-Betrügerin“) est condamnée à mort et exécutée à l’épée le 8 novembre 1721 sur la place du marché aux poissons de Halberstadt. Son épouse écope de trois ans de travaux forcés et est bannie de Prusse[1].

Historiographie et postérité

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Source principale

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Si le procès verbal et les archives judiciaires offrent une source extrêmement riche et détaillée sur la vie de Catharina Margaretha Linck, il faut attendre 2004 et l'essai intitulé "In Männerkleidern, Das verwegene Leben der Catharina Margaretha Linck alias Anastasius Rosenstengel" (En habits d'homme, La vie audacieuse de Catharina Margaretha Linck, alias Anastasius Rosenstengel) d'Angela Steidele, pour que son récit soit d'avantages connu du grand-public germanophone[8].

Dans la sphère anglophone, la seule source primaire disponible en anglais concernant Linck est un document judiciaire daté du 13 octobre 1721. Ce document résume les témoignages recueillis lors du procès de Linck et de son épouse, et passe en revue les peines envisageables à soumettre à l'appréciation du monarque[5]. Il a permis l'étude du parcours de Linck dans les milieux universitaires étasunien à partir des années 1980[9].

Le manque de ressources disponibles en français laisse entendre qu'il y a très peu de résonance de ce récit dans la sphère francophone.

Œuvres reprenant la figure de Linck

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Le monologue de Linck est intégré au spectacle solo de Jack Shamblin, "SODOMITE, A History Of Sodomy Laws", présenté au Performance Space 122, au Dixon Place, au Red Room Theatre, au Mother et au Jackie 60 entre le milieu et la fin des années 1990 à New York. Il s'agit d'une performance politique contre les lois étasuniennes sur la sodomie alors en vigueur[10]. Le monologue est réinterprété dans une œuvre d’art vidéo de Fred Koenig à l’occasion du lancement du livre de Jack Shamblin, Queering The Stage, lors du Hot Festival 2015 au Dixon Place à New York[11].

L'histoire de Linck fait également l'objet d'une pièce de théâtre intitulée "Executed For Sodomy: The Life of Catharina Linck", jouée au Festival Fringe d'Édimbourg en 2013[12].

Angela Steidele, autrice de "In Männerkleidern", écrit quant à elle un roman épistolaire nommé "Rosenstengel", où elle entremêle l’histoire de Catharina Margaretha Linck à celle du roi Louis II de Bavière. En 2015, le roman reçoit le Prix du livre bavarois dans la catégorie fiction[13].

La pièce de théâtre de Ruby Thomas, "Linck et Mülhahn", est créée au Hampstead Theatre de Londres au début de l’année 2023[14].

Fritzi Wartenberg met en scène la pièce « Alias Anastasius » jouée pour la première fois par au Berliner Ensemble en mars 2023[15], avant d'être adaptée au Théâtre des Capucins de la ville de Luxembourg en 2026[16].

Bibliographie et documentation

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (de) Angela Steidele, In Männerkleidern. Das verwegene Leben der Catharina Margaretha Linck, hingerichtet 1721, Cologne, Böhlau, (réimpr. édition révisée et augmentée, Berlin, Insel 2021) (ISBN 3-412-16703-7 et 978-3-458-17945-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Maren Lorenz, « Linck, Catharina Margaretha (1687–1721) : (Anastasius Lagrantinus Rosenstengel, Capar Beuerlein, Anastasius Lagrantinus Beuerlein, Peter Wannich, Cornelius Hubsch) », dans Eva Labouvie, Frauen in Sachsen-Anhalt : Ein biographisch-bibliographisches Lexikon vom Mittelalter bis zum 18. Jahrhundert, vol. I, Cologne/Weimar/Vienne, Böhlau-Verlag, (ISBN 978-3-412-50128-0), p. 200-203
  • (de) Franz Müller-Lyer, « Ein weiterer Fall von conträrer Sexualempfindung », Friedreich’s Blätter für gerichtliche Medicin und Sanitätspolizei, no 42, , p. 279-300 (ISSN 0179-8065) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Florian Welle, « Dem Geheimnis auf der Spur. Rollenwechsel. Soldat, Prophet, Liebhaber: Catharina Margaretha Linck verbrachte die meiste Zeit ihres Lebens in Männerkleidern. », Süddeutsche Zeitung, no 263, 14 et 15 novembre 2015, p. 63 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 (de) Florian Welle, « Dem Geheimnis auf der Spur. Rollenwechsel. Soldat, Prophet, Liebhaber: Catharina Margaretha Linck verbrachte die meiste Zeit ihres Lebens in Männerkleidern. », Süddeutsche Zeitung, no 263, 14 et 15 novembre 2015, p. 63
  2. (en) Edward T. Potter, Marriage, Gender, and Desire in Early Enlightenment German Comedy, Camden House, (ISBN 9781571135292), p. 90-91
  3. (de) Georg Ludwig Kriegk, « Johann Erasmus Senckenberg », dans Die Brüder Senckenberg. Eine biographische Darstellung. Nebst einem Anhang über Goethe’s Jugendzeit in Frankfurt a. M. J. D. Sauerländer, Francfort sur le Main, Johann David Sauerländer, , p. 46
  4. (de) Franz Müller-Lyer, « Ein weiterer Fall von conträrer Sexualempfindung », Friedreich’s Blätter für gerichtliche Medicin und Sanitätspolizei, vol. 42, , p. 299 (ISSN 0179-8065)
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Brigitte Eriksson, « A Lesbian Execution in Germany, 1721: The Trial Records », Journal of Homosexuality, vol. 6, , p. 27-40 (PMCID 7042827, DOI 10.1300/J082v06n01_04)
    Les actes du procès ont été réédités dans l'ouvrage de Salvator J. Licata et Rebert P. Petersen (dir.), « The Gay Past: A Collection of Historical Essays », 1982, Routledge, p. 27-40. (ISBN 9781317959694).
  6. (de) « Umständliche und wahrhaffte Beschreibung einer Land- und Leute-Betrügerin, Anno 1720. im Monath Septembris. », sur Opendata Uni Halle, Universitäts- und Landesbibliothek Sachsen-Anhalt,, (DOI http://dx.doi.org/10.25673/96306)
  7. (en) Louis Crompton, Homosexuality & Civilization., Harvard University Press, (ISBN 0-674-02233-5), p. 473-475
  8. (de) Angela Steidele, In Männerkleidern. Das verwegene Leben der Catharina Margaretha Linck alias Anastasius Rosenstengel, hingerichtet 1721., Cologne/Weimar/Vienne, Böhlau, coll. « Biografie und Dokumentation », (ISBN 3-412-16703-7)
  9. (en) E. Ann Matter, « My Sister, My Spouse: Woman-Identified Women in Medieval Christianity », Journal of Feminist Studies in Religion, vol. 2, no 2, , p. 91 (JSTOR 25002043)
  10. (en) Jack Shamblin, « Genderjack », sur Genderjack (consulté le )
  11. (en) « GO-GO Opera - Queering the Stage with Jack Shamblin », sur TDF (consulté le )
  12. (en) « LINCK : the only woman ever executed for sodomy », sur Executed for sodomy (consulté le )
  13. (de) « Bayerischer Buchpreis 2015 », sur Bayerischer Buchpreis, (consulté le )
  14. (en) Claire Armitstead, « Linck & Mülhahn review – queer costume drama echoes through the ages », The Guardian, (lire en ligne)
  15. (en) « Alias Anastasius : By Matter*Verse, Inspired by Angela Steidele‘s Book “In Männerkleidern” », sur Berliner Ensemble (consulté le )
  16. (lb) Michel Schroeder, « L’histoire réelle de la première femme condamnée pour homosexualité : Vu pour vous au Théâtre des Capucins, Alias Anastasius », Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek, (lire en ligne)

Voir aussi

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