Catherine Malandrino
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Conseil des créateurs de mode américains Fashion Group International (en) |
Biographie
modifierCarrière
modifierAprès ses études, elle travaille chez Dorothée Bis, Louis Féraud et Emanuel Ungaro. Dans les années 1990, elle devient directrice de création de la marque Et Vous à Paris, où son sens du drapé et de la structure attire l’attention des critiques[1].
En 1998, elle s’installe à New York, où sa rencontre avec Diane von Fürstenberg marque un tournant. Elle est nommée Senior Designer et directrice créative de la marque HIGH[2]. La même année, elle ouvre sa première boutique dans le quartier de SoHo, symbole de la mode contemporaine new-yorkaise[3].
En 2001, elle crée la « Collection Drapeau », présentant des robes dentelées inspirées du drapeau américain. Cette collection, hommage au dialogue entre ses racines françaises et sa vie américaine, attire l’attention internationale lorsque Madonna en porte une création lors de sa tournée Drowned World Tour[4]. Cette collection devient emblématique et est régulièrement citée parmi les pièces marquantes de la mode américaine[5].
En 2009, elle devient l’égérie de BMW pour une campagne internationale illustrant la rencontre entre design automobile et univers couture[6]. Elle collabore également avec Lacoste en 2011 et avec Kohl's en 2013 pour des collections capsules saluées pour leur mélange d’élégance française et d’énergie américaine[7].
Style et influences
modifierLe style Malandrino mêle structure et fluidité, romantisme et vitalité urbaine. Elle revendique un « style émotionnel » fait de contrastes entre rigueur et sensualité, entre couture parisienne et modernité américaine[8]. Ses créations se distinguent par le travail du drapé, la dentelle, la transparence et une vision architecturale du vêtement, qui ont contribué à définir une silhouette féminine à la fois libre, élégante et affirmée.
Reconnaissance et engagements
modifierElle a habillé de nombreuses personnalités internationales, dont Michelle Obama, Beyoncé, Madonna et Halle Berry, renforçant sa visibilité à Hollywood et à la Maison-Blanche[9]. Sa marque s’est développée à l’international, avec des boutiques à Paris, New York, Los Angeles, Istanbul et Dubaï. En parallèle, elle soutient la formation de jeunes créatrices via l’ESMOD et collabore à des actions caritatives au profit d’associations comme Charity: Water et Heart of Haiti[10].
Distinctions
modifierEn 2010, elle reçoit le prix Pratt Institute Fashion Icon Award 2010 de la part du Pratt Institute à New York pour son influence dans la mode contemporaine[3]. En , elle est nommée chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lors d’une cérémonie à l’ambassade de France à New York, distinction honorant sa contribution à la culture et à la mode françaises[11].
Vie privée
modifierCatherine Malandrino a un fils Oscar Aidan né à NYC en 1997
Édition
modifier- (en) Catherine Malandrino, Une Femme Française: The Seductive Style of French Women, St. Martin's Press, (ISBN 978-1-250-09765-1)
Lien externe
modifier- Ressource relative à la mode :
- Collections de Catherine Malandrino sur Vogue
Références
modifier- ↑ « Catherine Malandrino – A Fashion Fairy Tale », sur The Brander (consulté le )
- ↑ (en-US) « Catherine Malandrino », Fashion Elite, (consulté le )
- 1 2 « Designer Catherine Malandrino Named Recipient of the 2010 Pratt Institute Fashion Visionary Award », sur Pratt Institute, (consulté le )
- ↑ « ISÈRE / MODE. Catherine Malandrino, la styliste qui veut aider les femmes », sur Le Dauphiné Libéré, (consulté le )
- ↑ « The 2016 Democratic National Convention Best Dressed », sur W Magazine, (consulté le )
- ↑ « Catherine Malandrino, égérie de BMW », sur La Dépêche du Midi, (consulté le )
- ↑ « Catherine Malandrino for Kohl's », sur FashionUnited, (consulté le )
- ↑ « Cinq questions à Catherine Malandrino », sur Elle Québec, (consulté le )
- ↑ « La styliste Catherine Malandrino, chevalier des Arts et des Lettres », sur FashionUnited, (consulté le )
- ↑ « ESMOD : le rayonnement français », sur Paris Match, (consulté le )
- ↑ « Pour moi, le French style, c’est savoir… », sur Le Dauphiné Libéré (consulté le )