Catherine de Cossé-Brissac

aristocrate française

Catherine-Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac ( - guillotinée à Paris le 4 thermidor an II ()) est une aristocrate française, arrêtée pendant la Révolution française, accusée de trahison et guillotinée. Elle est la grand-mère paternelle d'Adrienne de Noailles, marquise de La Fayette[1].

Catherine de Cossé-Brissac
Titre de noblesse
Duchesse
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Famille
Père
Charles Timoléon Louis de Cossé-Brissac (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie Catherine Pecoil de Villedieu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Statut
Blason.
Le monument commémoratif dans l'enclos de la maison de Noailles au cimetière de Picpus.

Biographie

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Catherine est la fille aînée de Charles-Timoléon-Louis de Cossé, duc de Brissac et Grand panetier de France, et de Catherine-Madeleine Pecoil de la Villedieu, dame de compagnie de Madame Adélaïde. Sa sœur cadette, Françoise-Judith, épouse Armand-Louis de Béthune, marquis de Charost. Elle est la nièce du maréchal Jean Paul Timoléon de Cossé-Brissac, duc de Brissac, et la cousine de Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, également duc de Brissac et époux d'Adélaïde-Diane-Hortense Mancini-Mazarin, dame d'atours de la reine.

Le , elle épouse le futur maréchal Louis de Noailles, duc d'Ayen, le fils et héritier d'Adrien Maurice de Noailles et de Françoise-Charlotte d'Aubigné. Elle devient ainsi la belle-sœur de Françoise-Adélaïde, comtesse d'Armagnac, d'Amable-Gabrielle, duchesse de Villars et dame d'atours de la reine, de Marie-Louise, duchesse de La Force, du duc de Mouchy et de son épouse, Anne-Claude-Louise d'Arpajon, première dame d'honneur de la reine, ainsi que de Marie-Anne-Françoise, comtesse de La Marck. Le couple a quatre enfants :

En 1787, la duchesse de Noailles tente d'empêcher l'enregistrement de l'édit de Versailles accordant l'état civil aux non-catholiques [2].

Un an après la mort de son mari, en pleine Terreur révolutionnaire, elle est emprisonnée à la prison du Luxembourg avec sa belle-fille, Henriette-Anne-Louise d'Aguesseau, et l'aînée de ses petites-filles, Anne-Louise, vicomtesse de Noailles. Prises dans la conspiration des prisons, elles sont guillotinées le 4 thermidor an II () à la barrière du Trône[3], et sont inhumées dans une fosse commune au cimetière de Picpus.

  • -  : Mademoiselle de Brissac [4],
  • -  : Madame la duchesse d’Ayen,
  • -  : Madame la duchesse de Noailles,
  • -  : Madame la duchesse douairière de Noailles.

Références

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  1. ↑ Maurois, André (1961). Adrienne, ou La vie de Madame de La Fayette. Hachette
  2. ↑ « Le zèle de madame la maréchale de Noailles pour empêcher l’édit des non-catholiques de passer, est si excessif... » Mémoires secrets [dits de Bachaumont], tome 36, Londres, chez John Adamson, 1789, p. 336 (31 décembre 1787). Ouvrage numérisé.
  3. ↑ Anne Paule Dominique de Noailles, Une chrétienne au siècle des Lumières, Paris : P. Téqui, 1994, tome 2.
  4. ↑ Édouard de Barthélemy, Nouvelles de la cour et de la ville, , page 134