Cathédrale de l'Annonciation d'Athènes
La cathédrale métropolitaine d’Athènes ou cathédrale de l’Annonciation (grec moderne : Καθεδρικός Ναός Ευαγγελισμού της Θεοτόκου) est l’église orthodoxe cathédrale de l’archevêque d’Athènes et primat de toute la Grèce.
| Cathédrale de l’Annonciation d'Athènes | |
Façade de la cathédrale (à droite de la photo, l'église byzantine Saint-Eleuthère, dite « Petite Métropole ») | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Καθεδρικός Ναός Ευαγγελισμού της Θεοτόκου |
| Culte | Église orthodoxe grecque |
| Type | Cathédrale |
| Début de la construction | 1842 |
| Fin des travaux | 1862 |
| Architecte | Theophil Hansen, Dimítrios Zézos (d), Florimond Boulanger (d) et Panagís Kálkos (en) |
| Site web | iaath.gr |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Attique |
| Ville | Athènes |
| Coordonnées | 37° 58′ 31″ nord, 23° 43′ 48″ est |
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Histoire
modifierLa construction de la cathédrale commence le et ce sont le roi Othon Ier et la reine Amélie de Grèce qui en posent la première pierre[1].
Lors des travaux, on utilise le marbre de soixante-douze églises démolies pour édifier les murs immenses du bâtiment[2]. Trois architectes[3] et vingt années sont nécessaires pour l’achever. Enfin, le , la cathédrale est dédiée à l’Annonciation[2] par le roi Othon et son épouse[4].
En 1999, la cathédrale est endommagée par un tremblement de terre[1],[5] et une opération de restauration doit être menée. Début 2009, l’archevêque Hiéronyme II d'Athènes annonce officiellement que le bâtiment sera fermé durant un an dans le but d’y réaliser des travaux.
Architecture
modifierReliques
modifierLa cathédrale d’Athènes abrite les reliques de deux saints tués durant l’occupation ottomane :
- Sainte Philothée d'Athènes (1528-1589). Honorée pour avoir racheté des jeunes chrétiennes mises en esclavage dans des harems turcs, elle fut martyrisée par les Ottomans[1].
- Le patriarche Grégoire V de Constantinople (1746-1821), pendu sur ordre du sultan Mahmoud II en représailles contre le soulèvement des Grecs[1].
Place de la cathédrale
modifierLa place de la cathédrale abrite deux statues. La première est dédiée à l’empereur byzantin Constantin XI, ethnomartyr de l’Église orthodoxe grecque, mort lors de la prise de Constantinople par les Ottomans. La seconde statue est celle de l’archevêque Damaskinos d'Athènes, régent durant l’exil du roi Georges II de Grèce et Premier ministre en 1946[1].
Galerie
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 (el) Élena Dákoula, « Στα άδυτα της Μητρόπολης Αθηνών » [« Dans les sanctuaires de la métropole d'Athènes »], sur AthensVoice, (consulté le ).
- 1 2 3 Irini Apostolou et Alessia Zambon, Du pillage à la conscience patrimoniale en Grèce et dans l’Empire ottoman : le rôle des Français et des autres Occidentaux (xviiie-xixe siècles), Ausonius Éditions, , 302 p. (ISBN 978-2-35613-640-4, lire en ligne), p. 215.
- 1 2 Bruno Foucart et Françoise Hamon, L'architecture religieuse au XIXe siècle: entre éclectisme et rationalisme, Paris, Presses Paris Sorbonne, , 73 p. (ISBN 978-2-84050-442-9, lire en ligne), p. 363.
- ↑ Panayota Volti 2021, p. 208.
- ↑ (el) Kátia Tsimbláki, « Μόνο στο CNN Greece: Στα άδυτα της Μητρόπολης Αθηνών πριν ανοίξει τις πύλες της » [« Uniquement sur CNN Grèce : dans les sanctuaires de la métropole d’Athènes avant qu’elle n’ouvre ses portes »], sur CNN.gr, (consulté le ).
- ↑ Panayota Volti 2021, p. 209.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierPanayota Volti, « La cathédrale de l'Annonciation d'Athènes, chantier fondateur de l'architecture néo-byzantine. Une dynamique plurielle diachronique" », Histoire de l'art, vol. 86, no 2 « Grèce(s) », , p. 207-221. ![]()
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- (el) Site officiel
- Ressource relative à l'architecture :
