Cathédrale des Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie de La Storta

édifice religieux italien
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La cathédrale des Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie (en italien : cathédrale Sacri Cuori di Gesù e Maria), parfois appelée cathédrale de La Storta, est un édifice religieux catholique de La Storta, à Rome en Italie. Il s'agit de la cathédrale du diocèse suburbicaire de Porto-Santa Rufina, construite selon la volonté du cardinal Tisserant. C'est ici qu'il est inhumé en 1972.

Cathédrale des Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie de La Storta
Image illustrative de l’article Cathédrale des Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie de La Storta
Présentation
Nom local Cattedrale dei Sacri Cuori di Gesù e Maria
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement diocèse suburbicaire de Porto-Santa Rufina
Début de la construction 1926
Fin des travaux 1955
Site web Site de la cathédrale
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau du Latium Latium
Province Rome
Ville La Storta
Coordonnées 42° 00′ 07″ nord, 12° 23′ 01″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale des Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie de La Storta

Historique

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À La Storta, alors qu'il parcourait la Via Francigena en direction de Rome pour rencontrer le pape Paul III, Ignace de Loyola eut une vision de Jésus et du Père en . À cet endroit même, devenu lieu de pèlerinage, fut érigée une chapelle appelée « della Visione » (de la Vision)[1].

En 1923, un comité fut créé pour construire un sanctuaire dédié à cet événement, en agrandissant éventuellement la chapelle existante ; cependant, cela ne fut pas possible en raison de la conformation du lieu et une colline peu éloignée fut donc choisie. Dès la fin son édification à la fin des années 1940, la cathédrale intégra sous son autorité la chapelle Visione di Sant'Ignazio di Loyola.

La première pierre de la nouvelle église fut posée le et les travaux commencèrent selon un nouveau projet, mais ils furent rapidement interrompus en raison du manque de fonds, laissant la construction à l'état de ruine. En 1946, le cardinal Eugène Tisserant, devenu évêque du diocèse de Porto et Santa Rufina, donna un nouvel élan à la construction du bâtiment afin qu'il devienne la cathédrale en remplacement de celle des Saints Hippolyte et Lucie à Fiumicino, décentralisée et insuffisante, changeant le vocable de Saint-Ignace aux Sacrés-Cœurs-de-Jésus-et-Marie. Les travaux reprirent l'année suivante et s'achevèrent en 1955 avec la construction du clocher ; l'église, déjà achevée, fut consacrée le [2].

Le , la cathédrale a reçu la visite du pape Pie XII[2]. Dans les années qui ont suivi sa construction, des peintures ont été réalisées à l'intérieur. Entre 2008 et 2010, elle a été fermée au culte pour des travaux de restauration des voûtes[3].

Architecture et ornements

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L'intérieur vers le maître-autel.
L'autel.
Le siège épiscopal.

La cathédrale présente un style néo-roman sobre disposé en croix grecque[3].

L'extérieur se caractérise par un parement mural principalement en briques, dans lequel s'ouvrent des trifore (it) le long des murs latéraux et de la façade. Cette dernière abrite, outre le portail d'entrée, une mosaïque de Luciano Vinardi représentant les Sacrés Cœurs de Jésus et Marie (vers 1960) ; les vitraux polychromes, réalisés entre 1961 et 1974 et représentant des saints, sont également de la même main[4]. À droite de la façade principale se dresse le campanile, dont le sommet atteint 54 mètres de hauteur[3].

À l'intérieur, près de la contre-façade, se trouve un bénitier en marbre (1952), dessiné par Nino Zanotta et portant les armoiries du cardinal Eugène Tisserant sculptées en ronde-bosse. Chacun des deux bras du transept se termine par une large abside décorée de fresques de Stéphanie Guerzoni (1960-1965) représentant le Sacré-Cœur de Jésus parmi les saints (à droite) et la Pentecôte (à gauche)[3]. Deux chapelles semi-circulaires s'ouvrent sur le transept, de part et d'autre du bras d'entrée. Celle de gauche sert de baptistère (avec un baptistère moderne en travertin inspiré de celui de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs), celle de droite abrite un crucifix en bronze sur l'autel. Le presbytère, surélevé de quelques marches par rapport au reste de l'église, occupe entièrement l'abside centrale ; les meubles en marbre ont été réalisés par Luciano Vinardi en 1996 : à gauche, l'ambon, au centre, le maître-autel, qui abrite une urne en marbre contenant les reliques des saints liés au diocèse. Dans l'axe de ce dernier se trouve le siège épiscopal, en bois[5].

Dans l'abside du bras droit du transept, au sol, se trouve l'orgue à tuyaux, construit par la société Mascioni en 1950 ; à transmission électrique, il dispose de 16 registres répartis sur un seul clavier et un pédalier.

Notes et références

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Annexes

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