Cato Pekelharing-Doijer
Cato Pekelharing-Doijer (aussi connue sous le nom de Catherina Geertruida Pekelharing-Doijer) née le à Batavia (Indes néerlandaises et morte le à Groningue, est une militante néerlandaise pour les droits des femmes. Elle est une des fondatrices du Groningse Vrouwenbond (nl), Union des femmes de Groningue, une de premières associations féministes des Pays-Bas.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Noorderbegraafplaats (d) |
| Nom de naissance |
Catherina Geertruida Doijer |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Derk Doyer (d) |
| Membre de |
Groningse Vrouwenbond (d) Tesselschade-Arbeid Adelt (en) Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht Dutch Women's Council (en) |
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| Personnes liées |
Dientje Dull, Catharina Agatha Worp-Roland Holst (d) |
Biographie
modifierCatherina Gertruida Doijer est née le 2 novembre 1858 dans une famille mennonite. Elle est la fille de Derk Doijer, médecin, et Jeannette Alexandrine Vrijdag[1],[2]. Elle vit aux Indes néerlandaises, à Batavia, Semarang et Salatiga et passe deux ans aux Pays-Bas. Début 1869, alors qu'elle a dix ans, la famille retourne définitivement aux Pays-Bas[1].
Elle vit alors à Leyde où elle suit l'enseignement secondaire, tout en prenant des cours de chant et de musique. En 1877, elle obtient un diplôme d'institutrice à École normale supérieure pour femmes de La Haye[1].
Le 16 décembre 1881, elle épouse Adrianus Pekelharing (1857-1942), docteur en sciences politiques. Il sont tous deux des libéraux progressistes. Après le mariage, le couple s'installe à Groningue où Adrianus Pekelharing travaille à l'administration communale. Ils ont deux fils : Gerardus Gillis (1886-1977) et Nicolaas Rutger (1887-1954)[1],[3].
Cato Doijer-Pekelharing souffre de problèmes de santé à partir des années 1900 et doit réduire son activité. Elle décède à Groningue le 14 décembre 1930, à l'âge de 55 ans. Elle est enterrée dans cette ville, au cimetière Noorderbegraafplaats (nl)[1],[3].
Après sa mort, Adrianus Pekelharing se remarie avec Dientje Dull, une amie proche de Cato et féministe, elle aussi[3].
Engagement féministe
modifierCato Pekelharing-Doijer attache beaucoup d'importance au rôle de mère des femmes. Elle estime que pour développer les qualités maternelles nécessaires à la famille et à la société, les femmes doivent recevoir une bonne éducation. Elle explique ses idées lors des conférences et dans de articles publiés dans le journal De Vrouw[3],[1].
Associations pour les droits des femmes
modifierCato Pekelharing-Doijer est membre de la Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht (Association pour le droit de vote des femmes), tout comme son mari[1].
Elle est membre de l'association féministe Algemeene Vrouwenvereeniging Tesselschade (nl) et de la Vereeniging voor Verbetering van Vrouwenkleeding, une association du mouvement de réforme vestimentaire[1].
Elle cofonde le Groningse Vrouwenbond (nl), Union des femmes de Groningue, le 26 novembre 1894, une de premières associations féministes des Pays-Bas. Elle la préside de 1895 à 1900. L'union organise diverses activités liées à l'éducation des filles et à la maternité ainsi que des conférences et des concerts et gère sa propre bibliothèque[1],[3].
Exposition nationale du travail des femmes
modifierCato Pekelharing-Doijer, Catharina Agatha Worp-Roland Holst (nl) et Dientje Dull envisagent d'organiser une Exposition nationale du travail des femmes aux Pays-Bas, sur le modèle de l'Exposition des femmes du passé et des femmes actuelles organisée à Copenhague en 1895. L'exposition des Pays-Bas doit avoir lieu en 1898, année de l'accession au trône de la jeune reine Wilhelmine. Avec l'aide d'Hendrina Commelin d'Amsterdam, Bertha Levysohn Norman et Cécile de Jong van Beek en Donk de La Haye, elles invitent une trentaine de femmes à Utrecht en mai 1896, formant un « comité provisoire », qui décide - avec une courte majorité de quatorze contre douze - d'organiser une exposition sans la participation des hommes, comme à Chicago, afin que les femmes puissent mettre en pratique - et en valeur- leurs talents d'organisatrices. Le comité provisoire devient le comité principal de l'exposition. Cato Pekelharing-Doijer se consacre notamment à la promotion du travail des femmes aux Indes orientales et occidentales. La Nationale Tentoonstelling van Vrouwenarbeid se tient à La Haye du 9 juillet au 22 septembre 1898 et rencontre un franc succès[1],[3],[4],[5],[6].
L'exposition entraîne est déterminante dans la création du Conseil national des femmes, (Nederlandse Vrouwen Raad (nl)) auquel Cato Pekelharing-Doijer participe également[3].
Autre engagements sociaux
modifierCato Doijer-Pekelharing est membre du comité de surveillance de l'École normale municipale pour femmes de Groningue et la première femme à siéger au comité de surveillance de l'enseignement secondaire de Groningue[1].
A partir de 1903, elle occupe pendant plusieurs années le poste de vice-présidente de l'Association des infirmières « Reine Wilhelmine » de Groningue[1].
Hommages
modifierVoir aussi
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (nl) Janneke van der Veer, « Doijer, Catharina Geertruida (1858-1913) », sur Digitaal Vrouwenlexicon van Nederland,
- ↑ (nl) « Gezinsblad van Catharina Geertruida Doijer », sur www.humanitarisme.nl (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (nl) « Cato Pekelharing-Doijer: een vergeten pionierster », sur De Verhalen van Groningen (consulté le )
- ↑ (nl) « Hoe Wilhelmina Drucker de weg baande naar de Nationale Tentoonstelling van Vrouwenarbeid », sur www.wilhelminadrucker.nl (consulté le )
- ↑ (nl) « Archief Nationale Tentoonstelling van Vrouwenarbeid 1898 », sur Atria
- ↑ (nl) « tentoonstelling van de Vrouwenarbeid, 1898 - Beeldend BeNeLux Elektronisch (Lexicon) », sur www.artindex.nl (consulté le )
- ↑ (nl) Reinder Smith, « Iedereen kent Aletta Jacobs, maar ook Cato Pekelharing streed voor vrouwenkiesrecht », sur www.rtvnoord.nl, (consulté le )