Cavaco (rivière)
Le Cavaco est un fleuve côtier intermittent situé dans la province de Benguela, en Angola.
| Cavaco | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 163,23 km [1] |
| Bassin | 3 977,94 km2 [1] |
| Bassin collecteur | Océan Atlantique |
| Régime | intermittent |
| Cours | |
| Embouchure | Océan Atlantique |
| · Localisation | Benguela |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Catengue |
| Pays traversés | |
| Province | Benguela |
| Principales localités | Benguela |
| Sources : [1] | |
| modifier |
|
Son bassin versant couvre environ 3 978 km2 et son cours principal mesure environ 163 km. Il se jette dans l'océan Atlantique à hauteur de la ville de Benguela.
Géographie
modifierBassin hydrographique
modifierLe bassin hydrographique du Cavaco est entièrement situé dans la province de Benguela. Il s'étend sur 3 977,94 km2 et présente une forme allongée du sud-est vers le nord-ouest. Il est bordé au nord et au nord-est par le bassin du Catumbela, au sud par celui du Coporolo et à l'ouest par l'océan Atlantique[1].
La ligne d'eau principale mesure 163,23 km. Le bassin présente une altitude moyenne d'environ 735 m et son point le plus élevé atteint 1 596 m[1]. Les sources du système hydrographique se trouvent dans la partie centrale de l'Angola, dans une zone de transition entre les hauts reliefs de l'intérieur et la plaine littorale. Le fleuve traverse ensuite la dépression côtière avant d'atteindre Benguela[1].
Le Catengue constitue le principal affluent de rive gauche du Cavaco. Dans sa partie amont, ce cours d'eau porte le nom de Halo[1].
Régime hydrologique
modifierLe Cavaco possède un régime intermittent. L'écoulement de surface se concentre principalement en mars et en avril. Après la saison des pluies, le niveau de la nappe phréatique descend sous celui du lit du fleuve et l'écoulement superficiel cesse[1].
La saison des pluies dans le bassin s'étend en moyenne de novembre à avril. Les précipitations sont irrégulières et sont plus élevées dans les parties amont du bassin que près de la côte[1]. Le Cavaco transporte également d'importantes quantités de matériaux solides, dont l'accumulation contribue à l'ensablement du lit dans sa partie aval et augmente le risque d'inondation autour de Benguela[1].
Crues et inondations
modifierLa ville de Benguela est exposée aux crues du Cavaco lorsque des précipitations importantes se produisent en amont du bassin. En 2002, une crue a fait deux morts, détruit plus de 200 habitations et environ 35 ha de plantations. Le niveau de l'eau a atteint le tablier du pont ferroviaire et provoqué l'effondrement d'un pont routier, remplacé en 2005[1].
En avril 2026, de fortes pluies provoquent une nouvelle montée des eaux. Le 12 avril, les inondations touchent des ponts sur le Cavaco près de Benguela et entraînent l'interruption de la circulation ferroviaire sur une partie du chemin de fer de Benguela[2]. La rupture de plusieurs parties de la digue du Cavaco entraîne l'inondation de quartiers de Benguela. Les chiffres officiels repris par Human Rights Watch font état d'au moins 19 morts, 31 personnes portées disparues et de plus de 8 000 familles touchées[3]. Des images satellitaires montrent alors plusieurs ruptures de la digue ainsi que la destruction d'un pont ferroviaire et d'une passerelle sur le fleuve[4].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (pt) Ana Cristina Barreira Rodrigues, « Simulação hidrológica de cheias na Bacia do rio Cavaco em Angola », sur RUN — Universidade Nova de Lisboa, (consulté le ).
- ↑ (en) Reuters, « Trains through Angola's Lobito critical mineral corridor suspended by floods », Reuters, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Angola: Flood Survivors Living in Precarious Conditions », sur Human Rights Watch, (consulté le ).
- ↑ (en) « Angola: Flood Survivors Living in Precarious Conditions », sur Human Rights Watch, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- (pt) Ana Cristina Barreira Rodrigues, « Simulação hidrológica de cheias na Bacia do rio Cavaco em Angola », sur RUN — Universidade Nova de Lisboa, (consulté le )