Ce qui plaît aux dames

conte philosophique de Voltaire (1764)

Ce qui plaît aux dames est un conte philosophique en vers de Voltaire paru en 1764.

Résumé

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Messire Jean Robert, beau mais pauvre chevalier revenant de Rome, renverse la belle Marton qui s'en allait au marché, après lui avoir promis vingt écus. Marton, qui prétend avoir été violée, mais « surtout point payée », va se plaindre à la reine Berthe, la femme de Dagobert. La reine et son conseil le condamnent à mort, mais promettent

De pardonner à qui pourra nous dire
Ce que la femme en tous les temps désire.

Le chevalier interroge en vain les passantes, mais rencontre finalement une vieille sorcière édentée, qui lui promet la réponse s'il accepte de l'épouser. Il s'y résout pour sauver sa vie, et se voit confier le secret :

Il faut toujours que la femme commande ;
C’est là son goût : si j’ai tort, qu’on me pende.

Absous, Robert doit maintenant tenir sa promesse envers la vieille sorcière., et « se met à son devoir ». Alors, la vieille chaumière se transforme en palais, et la sorcière en fée, la fée Urgèle.

Histoire éditoriale

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Conte en vers, conte de fées, à coloration médiévale[1], ce texte est composé en un jour et demi vers la fin de par un Voltaire atteint d’ophtalmie, reclus dans le château de Ferney enseveli sous d’abondantes chutes de neige[2]. Il paraît dans la première édition des Contes de Guillaume Vadé en 1764.

Voltaire s’inspire de la version modernisée par John Dryden à la fin du XVIIe siècle d’un des Contes de Canterbury de Chaucer, le Conte de la femme de Bath[3], tout en le transformant profondément[4].

Adaptations

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Le conte a été adapté au théâtre sous le titre de La Fée Urgèle, avec un livret de Favart et Voisenon et une musique de Duni sous la forme d'une comédie en 4 actes mêlée d'ariettes. La pièce a été représentée à Fontainebleau le . Elle a été reprise en 1991 dans une mise en scène de Jean-Marie Villégier.

Notes et références

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  1. ↑ Jean Goulemot, André Magnan et Didier Masseau, Inventaire Voltaire, Gallimard, coll. « Quarto », , p. 224.
  2. ↑ Jean-Louis Wagnière, Mémoires sur Voltaire et ses ouvrages, t. I, , p. 215. Cité par Sylvan Menant, Œuvres complètes de Voltaire, vol. 57B, Oxford, Voltaire Foundation, , p. 23.
  3. ↑ Raymond Trousson et Jeroom Vercruysse (dir.), Dictionnaire général de Voltaire, Honoré Champion, , p. 189.
  4. ↑ Sylvan Menant, Œuvres complètes de Voltaire, vol. 57B, Oxford, Voltaire Foundation, , p. 26.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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