Centrale nucléaire de Koeberg
La centrale de Koeberg est une centrale nucléaire située en Afrique du Sud à trente kilomètres au nord de la ville du Cap. Elle est exploitée par la société Eskom.
| Localisation | |
|---|---|
| Coordonnées | |
| Opérateur | |
| Construction |
1976 |
| Mise en service |
1984 (tranche 1), 1985 (tranche 2) |
| Statut |
En fonctionnement |
| Type | |
|---|---|
| Réacteurs actifs |
2 |
| Puissance nominale |
2 × 920 MW |
| Source froide | |
|---|---|
| Site web |
Historique
modifierLa construction est engagée en 1976, par un consortium d'entreprises françaises composé de Spie Batignolles pour le génie civil, d'Alsthom pour l'îlot conventionnel et de Framatome pour la partie nucléaire. La première tranche est connectée au réseau en 1984 et la deuxième en 1985[1].
Ces réacteurs à eau pressurisée (REP), construits par Framatome, sont de conception française sur la base de la licence des Pressurized Water Reactor (PWR) de Westinghouse, cédée à Framatome en 1974. Chacune des trois boucles de refroidissement est connectée au cœur du réacteur avec une pompe de recirculation et un générateur de vapeur. Un pressuriseur est raccordé à l'une des boucles.
À l'époque, cette construction fait l'objet d'un tollé international car le régime d'apartheid est frappé par des sanctions internationales. Dans la nuit du 18 au , la centrale est la cible de sabotages par Umkhonto we Sizwe, l'aile armée de l'ANC[2].
Le , Eskom annonce la signature d'un contrat avec la multinationale française Areva, concernant le remplacement de six générateurs de vapeur de la centrale de Koeberg, prévu en 2018[3].
Le , le permis d'exploitation de l'un des deux réacteurs de la centrale est renouvelé par l'autorité de régulation nucléaire sud-africaine (NNR) jusqu'en 2044[4].
Caractéristiques
modifierEn dépit de son histoire mouvementée, cette centrale nucléaire dispose de deux réacteurs d'une puissance de 920 MW chacun qui sont les seuls, en 2016, construits et en service sur le continent africain. Elle fournit entre 1990 et 2012 de 8,4 à 13,5 térawattheures annuellement[5] soit environ 6 % de l’électricité sud-africaine[6]. Sa durée de vie est de 50 à 60 ans[6].
Références
modifier- ↑ (en) Nuclear Power in South Africa, sur le site world-nuclear.org, aout 2013
- ↑ (en) ANC attacks Koeberg nuclear power station, South African History Online.
- ↑ « Areva: contrat en Afrique du Sud », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ (en) « NUCLEAR INSTALLATION LICENCE NO. NIL – 01 » [PDF], (consulté le )
- ↑ (en) South Africa : Balances for 2012, site AIE, 21 février 2015.
- 1 2 (en) The Koeberg Experience, sur le site eskom.co.za