Centre opérationnel bus en Île-de-France
Un centre opérationnel bus est, en Île-de-France, un dépôt chargé du remisage et de la maintenance des véhicules routiers du parc routier et, occasionnellement, des tramways.
| Type d'usine |
Équipement (d) |
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| Opérateur |
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| Localisation |
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La plupart des centres opérationnels de la région parisienne sont gérés par la Régie autonome des transports parisiens. Quand la RATP en avait le monopole, les "Centre opérationnel bus" étaient appelés "Centre bus RATP".
Mission des centres de remisage
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Les différentes lignes de bus sont remisées dans des centres répartis à Paris et dans la banlieue desservie par la RATP. Ils ont pour mission d'assurer l'entretien préventif et curatif du matériel.
L'entretien préventif se déroule en fonction des seuils de consommation des autobus, avec une révision mensuelle, comprenant en alternance le simple contrôle des niveaux et des pneumatiques, et un mois sur deux, une révision plus complète qui inclut divers réglages, le fonctionnement de la girouette ou encore l'efficacité du freinage.
L'entretien curatif ou correctif a lieu quand une panne ou un dysfonctionnement est signalé par un machiniste. Celui-ci dispose à bord d'un boîtier interface conducteur système ou ICS qui dialogue avec le système d'aide à la maintenance, ou SAM. Les informations embarquées sont vérifiées au centre bus par les responsables de maintenance grâce à une transmission infrarouge[1]. La RATP gère elle-même le contrôle technique des véhicules, sur autorisation de la direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Équipement.
Les centres bus disposent d'un personnel qualifié, dont des mécaniciens, des électriciens, des carrossiers-peintres ou encore des magasiniers. Les équipes d'opérateurs de maintenance sont encadrées par un chef d'équipe de maintenance. Une première équipe démarre à 4 h du matin afin de remettre en état les bus avariés avant la pointe du matin. Les autres équipes travaillent le reste de la journée.
Liste des centres opérationnels
modifierÉvolutions techniques
modifierDéveloppement au cours des années
modifierLa RATP et la Ville de Paris signent en un accord en vue de la création de 2 000 nouveaux logements à Paris, dont au moins 50 % de logements sociaux, dans le cadre de la restructuration des sites industriels par une utilisation optimale des emprises de la RATP et la promotion d’une véritable mixité fonctionnelle sur huit sites répartis dans six arrondissements : les centres bus du boulevard Jourdan (14e) et de Croix-Nivert (15e), les ateliers métro de Vaugirard (15e), Italie (13e) et Saint-Fargeau (20e), le centre de contrôle technique de la Porte de la Villette (19e) ainsi que les sites gérés par le comité d’entreprise à la porte de Choisy (13e) et avenue du Docteur-Arnold-Netter (12e)[2]. Ainsi, la RATP agrandit son dépôt de bus implanté sur une parcelle de deux hectares entre le boulevard Jourdan, la rue du Père-Corentin et celle de la Tombe-Issoire en construisant entre 2015 et 2017 un ensemble de 650 logements, une crèche et 200 m2 de commerce. Les 145 millions d'euros du budget de l'opération (hors foncier) permettent de financer les 48 millions requis pour l'agrandissement du centre bus par l'opération immobilière[3].
En 2015, la RATP s'engage avec la Ville de Paris à développer les espaces verts sur ses toitures avec pour premier objectif quatre hectares d’espaces végétalisés dont un consacré à l’agriculture urbaine. Après le verdissement du toit de son siège du quai de la Râpée, le toit du centre médical de la place Lachambeaudie accueille en 2017 450 m2 de cultures maraîchères en hydroponie qui doit produire 31 tonnes de produits par an. En , le centre bus Jourdan doit accueillir 700 m2 et le futur site Vaugirard 2 000 m2[4].
Conversion des centres opérationnel bus à l’électrique et au biométhane
modifierLa commission européenne a débloqué une enveloppe de 23 millions d’euros afin de financer l’achat de bus électriques et la conversion des centres opérationnel bus d'Île-de-France à l’électrique et au biométhane[5].
Perspective 2025 : 1 000 bus hybrides, 1 500 bus électriques, 2 200 bus au biométhane, 22 bus hydrogène.
| Biométhane | Électrique | Hybride | Hydrogène |
|---|---|---|---|
| – | Asnières | Asnières | – |
| Aubervilliers | – | Aubervilliers | – |
| – | Belliard | Belliard | – |
| Bussy | – | – | – |
| – | Bords de Marne | Bords de Marne | – |
| Créteil | – | – | Créteil |
| – | Charlebourg | Charlebourg | – |
| – | Corentin | Corentin | – |
| – | Croix-Nivert | Croix-Nivert | – |
| Flandre | – | Flandre | – |
| Fontenay | – | Fontenay | Fontenay |
| Ivry | – | Ivry | – |
| – | Lagny | Lagny | – |
| – | Lebrun | – | – |
| – | Les Guilleraies | Les Guilleraies | – |
| – | Les Lilas | Les Lilas | – |
| Les Pavillons | – | Les Pavillons | – |
| – | Malakoff | Malakoff | – |
| Massy | – | – | – |
| Mesnil-Amelot | – | – | – |
| – | Morangis | – | – |
| Nanterre | – | Nanterre | – |
| – | Pleyel | Pleyel | – |
| – | Point-du-Jour | Point-du-Jour | – |
| Saint-Denis | – | – | – |
| Saint-Maur | – | – | – |
| Thiais | – | – | – |
| Villiers-Le-Bel | - | – | – |
| – | Vitry | – | – |
Centres particuliers
modifierChampionnet
modifierVue satellite de l'atelier : 48° 53′ 45″ N, 2° 20′ 59″ E.
RATP Cap Ateliers Championnet de central chargé de la maintenance lourde et des remises à niveau techniques. Situé au 34 rue Championnet dans le 18e arrondissement de Paris, il assure aussi l’intégration sur les autobus des équipements électroniques nécessaires à la régulation en ligne et à l’information des voyageurs. C'est lui qui attribue aux nouveaux véhicules un numéro interne à la RATP Cap dit « numéro de coquille»[6]. Depuis le , l'atelier n'est plus rattaché à l'établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) mais à l'entreprise RATP Cap Ateliers Championnet, filiale de RATP Cap Île-de-France[7]. Si dans un premier temps la RATP reste son client principal, la situation évoluera avec l'ouverture à la concurrence des transports franciliens[7]. À la suite de ce changement, le centre de dépannage (anciennement situé à Bastille au 16 rue Crillon dans le 4e arrondissement de Paris), a déménagé à Championnet, passant également de l'EPIC à Cap Ile de France[8].
Sous l'impulsion de son directeur Jean Castex, la RATP projette de créer sur le site un musée des transports urbains parisiens[9].
Notes et références
modifier- ↑ Jean Tricoire, Le bus, un réseau dans la ville, p. 92-93.
- ↑ « Paris et la RATP identifient huit sites pour la création de 2.000 nouveaux logements », lemoniteur.fr, (consulté le ).
- ↑ « La RATP parvient à concilier dépôt de bus et logements », batiactu.com, (consulté le ).
- ↑ Julien Duffé, « Paris : une ferme maraîchère pousse sur le toit du local RATP », leparisien.fr, 110 juillet 2017 (consulté le ).
- ↑ Michael Torregrossa, « BioGNV : l'Europe soutient le programme Bus 2025 de la RATP », sur gaz-mobilite.fr, (consulté le ).
- ↑ Immatriculation des bus de la RATP.
- 1 2 Olivier Meyer, « https://www.transbus.org/actualite/actu-2023-05-entreprises-trv-creation-fusions-rachats.html », sur transbus.org, (consulté le ).
- ↑ « Maintenance Ateliers Championnet », sur RATP Cap Île-de-France (consulté le )
- ↑ Jonathan Parienté, « La RATP prévoit d’ouvrir un musée des transports urbains parisiens en 2032 », sur lemonde.fr/, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Dimitri Van Boque, L'autobus parisien 1905-1991, éditions Alcine, 1991, 461 pages.
- Jean-Paul Machure et Philippe Vieillard, Autobus de Paris, éditions Massin, 1999, 172 pages.
- Jean Tricoire, Le bus, un réseau dans la ville, éditions RATP, 2002, 112 pages.
- Le patrimoine de la RATP, éditions Flohic, 1996 (ISBN 2-84234-007-8).