Certificat de civisme
Pendant la Révolution française, le certificat de civisme est un document d'état-civil délivré à Paris par le Conseil général de la Commune de Paris, ainsi qu'en province. Il atteste que celui qui l'a en sa possession a rempli ses devoirs civiques et est prémuni d'une accusation d'être anti-révolutionnaire. Il permet aussi de postuler à des fonctions à responsabilités administratives. C'est une attestation de bonne conduite et d'orthodoxie politique en quelque sorte, au format de poche, qui permet de circuler sans être inquiété. Elle préfigure la carte d'identité en ce qu'elle décrit la personne titulaire.

Le certificat est aussi délivré aux responsables des affaires publiques déjà en poste. Pour l'obtenir, il faut le demander au Conseil général de son département, s'acquitter d'un impôt municipal, et prêter serment de fidélité aux principes de la Convention devant un représentant municipal ou départemental[1].
Le certificat permet d'éviter sous la Terreur les sanctions prévues dans le cadre de la Loi des suspects, votée le 1er jour complémentaire de l'an I du calendrier républicain (le ). Les nombreuses personnes à qui on ne l'a pas donné sont susceptibles d'être arrêtées, emprisonnées et jugées.
Sa suppression au début de l'an III (septembre 1795) symbolise la fin de la Terreur.
Références
modifier- ↑ « Un certificat de civisme - Histoire, Géographie, EMC », sur histoire.ac-versailles.fr (consulté le )
Articles connexes
modifierBibliographie
modifier- Olivier Ihl, « Hiérarchiser des égaux : les distinctions honorifiques sous la Révolution française », Revue française d'histoire des idées politiques, Éditions Picard, no 23, 1er semestre 2006, p. 35-53 (lire en ligne).
- Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. -, Paris, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », , [détail des éditions] (ISBN 978-2-221-08850-0)
- https://histoire.ac-versailles.fr/spip.php?article1027