Cervières (Hautes-Alpes)

commune française du département des Hautes-Alpes

Cervières est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Cervières
Cervières (Hautes-Alpes)
Vue d'ensemble entre l'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammès et l'église Saint-Michel.
Blason de Cervières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Franck Vioujas
2026-2032
Code postal 05100
Code commune 05027
Démographie
Gentilé Cerveyrains, Cerveyraines
Population
municipale
205 hab. (2023 en évolution de +9,04 % par rapport à 2017)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 14″ nord, 6° 43′ 21″ est
Altitude Min. 1 375 m
Max. 3 321 m
Superficie 109,68 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Briançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Briançon-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cervières
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Cervières
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Cervières
Liens
Site web https://cervieres.fr

Géographie

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Localisation

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Cervières est située à 9 km de Briançon sur la route des Grandes Alpes au pied du col d'Izoard (2 364 m) et en dessous de la plaine d'altitude du Bourget.

Géologie et relief

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Le village est situé à 1 620 m d'altitude, au pied de hautes montagnes marquant la limite entre le Briançonnais et le Queyras (pic de Rochebrune, 3 323 m). Plusieurs curiosités sont situées sur le territoire de la commune :

  • la plaine du Bourget, dans la haute vallée de la Cerveyrette, constitue un exemple rare de marécage d'altitude (à environ 1 900 m d'altitude) qui était d'une très grande richesse biologique avant la construction de la route et le recalibrage de certains affluents de la Cerveyrette ;
  • le Chenaillet est une curiosité géologique mondialement connue, vestige de l'ancien océan alpin formé il y a environ 155 millions d'années, après la dislocation de la Pangée. Cet océan ouvert entre le jurassique supérieur et le crétacé inférieur a depuis lors disparu victime la convergence entre les plaques lithosphériques européenne et africaine (Italie). L'ophiolite du Chenaillet est un site dont la nature même est encore débattue dans la communauté scientifique. Le Chenaillet est à cheval entre les communes de Cervières et de Montgenèvre ;
  • la vallée des Fonts forme sur une dizaine de kilomètres de longueur un paradis du vélo de la randonnée et du ski de fond. Constituée de schistes lustrés, elle témoigne de la subduction de l'ancien océan alpin (prisme d'accrétion) ;
  • le plateau du Lasseron (réserve de chamois) ; dans l'ancienne marge continentale passive piémontaise ;
  • le col d'Izoard ;
  • la crête des Dormillouses, sur plusieurs kilomètres, à la frontière italienne, jusqu'à l'altitude de 2 900 mètres[1].

Hydrographie

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Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • lac des Cordes[3] ;
  • lac Gimont dans le massif des Cerces ;
  • lac Noir dans le massif des Cerces ;
  • rivière de la Cerveyrette où subsiste une espèce endémique de truite fario ;
  • torrents de pierre rouge, de la tirière, de saint-claude, du villard, de péas, du col d'izoard ;
  • ruisseaux du blétonnet, de la grande combe, de cabot ;
  • ravins des chalmettes, des coutiers, du rousset, de la côte belle, d'izoard, du col d'izoard, de l'aigue belle, mioillon, de comaire, des rouilles, de la grande maye, du randon.

Assainissement intercommunal[4] du briançonnais[5].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[9]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 5,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 858 mm, avec 7,4 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villar-Saint-Pancrace à 8 km à vol d'oiseau[12], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 636,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communications et transports

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Voies routières

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Transports en commun

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Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Les transports régionaux du réseau Zou !.
  • Les navettes blanches de l'Aéroport Marseille Provence ou de la Gare TGV d'Aix-en-Provence vers les stations de ski des Alpes du Sud[16].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Cervières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[18]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 2,6 % 290
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 0,4 % 40
Forêts de conifères 20,1 % 2 214
Pelouses et pâturages naturels 24,8 % 2 736
Landes et broussailles 1,2 % 132
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,3 % 30
Roches nues 26,8 % 2 952
Végétation clairsemée 23,3 % 2 566
Marais intérieurs 0,7 % 73
Source : Corine Land Cover[21]

Toponymie

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Cervières dérive de cervier (adjectif propre au cerf). Ce toponyme pourrait désigner une partie de la forêt fréquentée par les cerfs.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cerveria en 1148[22],[23]. Le nom du village était Sarvèira ( [saʁˈvɛjro]) en dialecte alpin[24].

Histoire

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L'existence du village de Cervières est attestée depuis le Haut Moyen Âge. À l'origine, il était initialement installé sur les hauteurs, peut-être en raison des inondations. Du XIVe siècle au XVe siècle, les habitants se rapprochèrent de la Cerveyrette à cause du manque d'eau[25]. Les plus anciennes maisons que l'on peut encore observer datent du XVIe siècle.

L'église Saint-Michel.

Le village appartint, entre le XIVe siècle et la Révolution française (création des départements), au territoire de la République des Escartons (dans le Haut Dauphiné) qui regroupait une douzaine de localités autour de Briançon et d'Oulx (commune située actuellement dans le Piémont italien). Cette République des Escartons bénéficiait de privilèges fiscaux et d'une autonomie administrative vis-à-vis des Royaumes de France et de Piémont.

Seconde Guerre mondiale

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L'église Saint-Michel, datant du XVe siècle, domine d'environ 50 m les habitations. Son clocher carré en pierre, encadré de quatre clochetons, est représentatif du style lombard, sur le modèle de la cathédrale d'Embrun. Le village, situé avant la Seconde Guerre mondiale sur la rive gauche de la Cerveyrette, fut en grande partie détruit par les bombes incendiaires lancées depuis les crêtes par les Allemands, lors des combats de la Libération du Briançonnais (août - ). Les maisons à pan de bois et les stocks de fourrages alimentèrent le feu qui détruisit 90 % des habitations.

Vue panoramique du village.

Inondations des années 1950

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Le village actuel a été reconstruit dans les années 1950 sur la rive droite du torrent, dans une disposition le préservant de l'incendie : les maisons sont toutes séparées et bâties sur un plan parallèle aux courbes de niveau. En 1957, une trentaine d'anciennes maisons furent encore anéanties par une inondation. Aujourd'hui subsistent encore le long de la rivière quelques maisons à pans de bois.

Résistance au projet SuperCervières

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Dès 1961, des projets de station de ski alpin ont été imaginés sur la Haute Vallée de la Cerveyrette[26]. Dans le cadre du Plan neige, de 1967 à 1969, dans cette optique, un groupe financier belge veut déjà acheter les terres de la haute vallée à des prix dérisoires, ce que les Cerveyrins refusent, malgré des pressions politiques[26], défendant leurs pâturages, loués parfois aux bergers des vallées méridionales[27].

En décembre 1969, l'Association pour l'étude et la sauvegarde de la vallée de Cervières (A.E.S.C.)[28], toujours active 45 ans plus tard[29], édite un journal, La Paparelle, et formule des contre-propositions, dans lesquelles la protection de la nature et sa mise en valeur ne paraissent plus incompatibles. La commune est alors une des premières, avec Orgosolo en Sardaigne, à participer à la la révolte non-violente des agriculteurs pour leurs terres, dans les années 1970, sur le mode de la désobéissance civile.

Au même moment, un projet de station de sports d'hiver nommée SuperCervières, située au niveau de la plaine du Bourget (1 850 m) et destinée à être reliée au domaine de Montgenèvre, est lancé. Il prévoit l'expropriation de 1 150 hectares de terrains privés et de 5 350 hectares de terrains communaux, c'est-à-dire plus de la moitié de la commune, avec le départ forcé de 22 agriculteurs, qui élèvent un millier de moutons en plus troupeaux de vaches[30] et s'y opposent[31]. Une pétition nationale réunit 19 000 signatures et 500 lettres recommandées à la préfecture par des personnalités, parmi lesquelles le vulcanologue Haroun Tazieff[26], sur fond de nombreux articles dans la presse régionale et nationale[32], et de reportage télévisé[30],[32]. Les différents scénarions sont une station de quinze mille lits ou de quarante mille lits[27] et vise une clientèle « de grand standing » comme le précise le député-maire de Briançon, Paul Dijoud[27] et une clientèle de « classe internationale », selon la notice officielle de la procédure d'enquête sur l'expropriation[27], avec « gratte-ciel de bétons et boîtes de nuit »[27], tandis qu'un dépliant de Montgenèvre représente le site de la station internationale[27].

Les syndicats agricoles[27], les fédérations socialiste et communiste[27], des responsables d'associations scientifiques[33], et le conseil municipal à l'unanimité[27] soutiennent le maire Raymond Faure-Brac, qui dans une lettre aux autorités, souligne que « l'indignation est telle dans les esprits et dans les cœurs qu'il pourrait se produire des explosions incontrôlées »[27]. Dans la vallée voisine de la Guisanne, au même moment, au Monêtier-les-Bains, le conseil municipal dans lequel les agriculteurs sont en minorité[27] a décidé d'exproprier 20 à 30 hectares de très bonnes terres fourragères[27] pour les transformer en lotissements avec un millier de lits[27].

En 1977, le projet avorta sous la pression des élus locaux, parmi lesquels les deux maires successifs, Raymond Faure-Brac[34] et André Gatineau. C'est l'une des rares vallées des Alpes encore préservées des équipements lourds, qui s'est ouverte au tourisme d'hiver via la voie plus légère du ski de fond. Conformément à cette vocation de conservation de la nature, la commune fut, sous le mandat d'André Gatineau, un des terrains-pilotes pour l'étude et la gestion de la faune sauvage par l'Office National de la Chasse en accord avec la commune et la fédération de chasse. Elle fut aussi un des premiers lieux d'introduction du radiopistage pour l'étude de la faune sauvage en France dès 1976-77, notamment pour le suivi des populations de tétras lyre (coq de bruyère)[35].

Politique et administration

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Élections municipales et communautaires

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Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Cervières, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[36]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.

Une seule liste, menée par Jean-Franck Vioujas, maire sortant[37], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 59,42 %[38]. Jean-Franck Vioujas est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal[39],[Note 3].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1974 mars 1980 Raymond Faure-Brac    
mars 1974 mars 1980 André Gatineau    
mars 1989 mars 1999 Louis Conio DVD  
mars 2001 mars 2008 Nadine Chastel    
mars 2008 mars 2014 Thierry Ducurtil[40]    
avril 2014 en cours Jean-Franck Vioujas[41],[42]   Ancien cadre
Réélu pour la mandature 2026-2032[39]

Budget et fiscalité 2017

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En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[43] :

  • total des produits de fonctionnement : 565 000 €, soit 2 973 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 519 000 €, soit 2 732 € par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 494 000 €, soit 2 601 € par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 427 000 €, soit 2 248 € par habitant ;
  • endettement : 127 000 €, soit 666 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 2,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,74 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 32,88 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 170 €[44].

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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Les habitants sont les Cerveyrains et Cerveyraines.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2023, la commune comptait 205 habitants[Note 4], en évolution de +9,04 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
817675925876895918825841900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
903880830752699702711628593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527487459425386327324180194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
15111196105120129128131169
2014 2019 2023 - - - - - -
183199205------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Établissements d'enseignements[49] :

  • Écoles maternelles et primaires à Montgenèvre, Briançon[50],
  • Collèges à Briançon,
  • Lycées à Briançon.

Professionnels et établissements de santé[51] :

Économie

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Centrale hydroélectrique

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En aval du village, la centrale est exploitée en SEM, la commune détenant 50,1 % des parts et EDSB (Énergie Développement Services du Briançonnais) 49,9 %.

Sa puissance est de 3 400 KW/h.

Agriculture

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  • L’agropastoralisme[55].
  • Fermes de la reconstruction[56].

Tourisme

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  • Le village est une station de ski de fond, avec d'une part des pistes au hameau du Laus, avec l'itinéraire de montée au col d'Izoard, et d'autre part dans la plaine des Fonts, reliant les différents hameaux d'alpage. Au total, 42 km de pistes[57].
  • Le refuge Napoléon[58], construit en 1858, un peu avant l'arrivée au col d'Izoard.
  • Maisons d'hôtes, gîtes.

Commerces

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Patrimoine religieux :

Autres lieux et patrimoines :

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Cervières Blason
De gueules à la tête de cerf d’or[90].
Détails
Armes parlantes. Cervus = cerf en latin.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire

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Série Alex Hugo

La commune forme le cœur géographique de la zone de tournage de la série Alex Hugo, en particulier les locaux de l'ancienne école devenus jusqu'en 2019 les bureaux de la police rurale du village fictif de Lusagne[91]. Par la suite, l'ancienne école a été rénovée pour accueillir les bureaux de la mairie et 3 appartements à louer à l'année[92].

Film Belle et Sébastien

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Cervières fut l'un des lieux du tournage du film Belle et Sébastien 3 : Le Dernier Chapitre, réalisé par Clovis Cornillac et sorti en 2017.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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  1. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  2. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. ↑ La liste officielle des maires du département des Hautes-Alpes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
  4. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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  1. ↑ Britanicus100, « La crête de Dormillouse (2908m) », sur altituderando.com.
  2. ↑ « Cours d'eau sur la commune ou à son aval », sur eaurmc.fr via Wikiwix.
  3. ↑ Ber Dranreb, « Lac des Cordes - Vallée des Fonts de Cervières », sur overblog.com, ber.dranreb04.overblog.com - montagne et tourisme pédestrerando, .
  4. ↑ « Plans du zonage d'assainissement par commune », sur ccbrianconnais.fr via Wikiwix.
  5. ↑ zonage d'assainissement intercommunal du briançonnais
  6. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  9. ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  10. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  11. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. ↑ « Orthodromie entre Cervières et Villar-Saint-Pancrace », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. ↑ « Station Météo-France « Villar St Pancrace », sur la commune de Villar-Saint-Pancrace - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  14. ↑ « Station Météo-France « Villar St Pancrace », sur la commune de Villar-Saint-Pancrace - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  15. ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  16. ↑ « Les navettes blanches », sur info-ler.fr via Internet Archive.
  17. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  19. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Briançon », sur insee.fr (consulté le ).
  20. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. ↑ « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  22. ↑ Sur le cartulaire Ulciensis ecclesiam chartarium.
  23. ↑ Stéphane Gendron - 2003 - Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 236.
  24. ↑ Cervières (en occitan alpin Cervèira)
  25. ↑ Histoire de Cervières
  26. 1 2 3 Autopsie de Super-Cervières (extrait de la Paparelle no 11 - juin 2015)
  27. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 "Cent paysans de l'Izoard veillent sur leurs pâturages" par Alain Bouc le 1er avril 1972 dans Le Monde
  28. ↑ « Site de l'Association AESC », sur aesc-cervieres05.fr.
  29. ↑ L'AESC et Mountain Wilderness pour la préservation du site du col d'Izoard l'hiver
  30. 1 2 « Les habitants de Cervières ne veulent pas vendre leur vie pour une bouchée de foin », Télérama,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. ↑ Paris-Match de septembre 1972
  32. 1 2 3 "Cervieres Le village qui ne voulut pas mourir pour le ski". Documentaire de France 3. Mis en ligne par Paul JM Chenevier
  33. ↑ "Les montagnards de Cervières ne veulent pas d une station qui leur rapporterait trente centimes au mètre carré", par Jean-Pierre Copin, envoyé spécial du Dauphiné Libéré
  34. ↑ "LE MAIRE DE CERVIÈRES ET LE PROJET DE STATION" dans Le Monde du 22 novembre 1972
  35. ↑ Laurence N. Ellison, « Shooting and Compensatory Mortality in Tetraonids », Ornis Scandinavica, vol. 22, no 3,‎ , p. 229 (DOI 10.2307/3676595, lire en ligne, consulté le )
  36. ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  37. ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
  38. ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Cervières », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  39. 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  40. ↑ Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  41. ↑ « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
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  43. ↑ « Les comptes de la commune », sur impots.gouv.fr.
  44. ↑ « Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).
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