Cesare Orsini (vers 1571-vers 1636), également connu sous le pseudonyme de Stopinus, est un poète macaronique italien du XVIIe siècle. Il est souvent considéré comme l'un des principaux successeurs de Teofilo Folengo dans ce genre littéraire.

Cesare Orsini
Biographie
Naissance
(?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Ponzano Superiore (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Stopinus, Ursus, Stopinus MagisterVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité

Biographie

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Cesare Orsini naît à Ponzano in Val di Magra, dans la république de Gênes, vers la fin du XVIe siècle. il occupe pendant plusieurs années le poste de secrétaire du cardinal Bevilacqua, et publia à Venise un volume d’épîtres et d’idylles, et un autre de mélanges poétiques. Le père Angelico Aprosio mentionne son travail dans son ouvrage Visiera alzata[1].

Ses macaronées sont imprimées pour la première fois à Padoue en 1636. Dans l'introduction, l'auteur explique de manière satirique que les muses n'ayant pas voulu le recevoir sur le Parnasse, il s'est rendu au pays de Cocagne, à la cour de Bacchus, où il a été accueilli de la manière la plus amicale par les muses macaroniques qui lui ont attribué le nom de ''magister Stopinus''.

Son ouvrage contient les huit divisions suivantes : « de Malitiis putanarum ; « — « de Arte robandi ; » — « de Laudibus ignorantiæ ; » — « de Laudibus pazziæ ; » — « de Laudibus boziæ ; » — « de Laudibus ambitionis ; » — « Gattam Rosam a milite interfectam deplorat ; « — « Lamentatio de Podagra et Chiragra ; » — « Contentio trium poetarum ; » — « Epigrammata ; » — « Liber elegiarum. »

Dans un petit article sur Stopinus, inséré au Bulletin du Bibliophile, de Techener, année 1842, p. 232, on dit qu’on est surpris de voir l’œuvre de ce poète muni des approbations et privilèges de l’inquisition, du sénat, du délégué de l’archevêque. « Quelques hémistiches, ajoute l’auteur, ont cependant été laissés en blanc, quelques mots sont remplacés par des points. Mauvaise méthode ; car l’imagination du lecteur complète les phrases mutilées d’une façon plus hardie et plus libre que ne l’aurait fait l’auteur. »

« Si Folengo, dit Nodier dans son article sur le langue macaronique, est l’Homère de ce genre de poésie, César Ursinus en fut, plus de cent ans après, le Virgile. Ce fut un des esprits les plus brillants et les plus excentriques du XVIIe siècle. »[2]

  1. Giovanni Mario Crescimbeni, Comentari intorno alla sua Istoria della volgar poesia, vol. IV, Rome, , p. 143.
  2. Ch. Nodier, “Du langage factice appelé macaronique”, Bulletin du Bibliophile No. 10, Paris 1834, p. 9.

Annexes

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Bibliographie

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  • Agostino Oldoini, Athenaeum Ligusticum, Pérouse, ex typographia episcopali, , p. 127.
  • Octave Delepierre, Macaronéana, ou Mélanges de littérature macaronique des différents peuples de l'Europe, Paris, G. Gancia, , p. 117.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Giuseppe Boffito, « D’un imitatore del Cocai nel Seicento. Maestro Stopino (Cesare Orsini) », Giornale storico della letteratura italiana, vol. XVI, , p. 331-342.

Liens externes

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