Chambost-Longessaigne
Chambost-Longessaigne est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Chambost-Longessaigne | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Arrondissement | Lyon |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Monts du Lyonnais |
| Maire Mandat |
Françoise Bourbon-Chapuis 2026-2032 |
| Code postal | 69770 |
| Code commune | 69038 |
| Démographie | |
| Gentilé | Chambostiens |
| Population municipale |
930 hab. (2023 |
| Densité | 60 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 46′ 25″ nord, 4° 22′ 11″ est |
| Altitude | Min. 477 m Max. 681 m |
| Superficie | 15,44 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | L'Arbresle |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.chambost-longessaigne.com |
| modifier |
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Géographie
modifierCommunes limitrophes
modifier| Panissières (Loire) | Villechenève | |||
| N | Longessaigne | |||
| O Chambost-Longessaigne E | ||||
| S | ||||
| Essertines-en-Donzy (Loire) | Saint-Martin-Lestra (Loire) | Saint-Clément-les-Places |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feurs à 12 km à vol d'oiseau[7], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 650,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,8 %), zones agricoles hétérogènes (33,5 %), forêts (5,4 %), zones urbanisées (2 %), terres arables (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierSon nom serait Chambo-Longessagni en francoprovençal du Pays lyonnais[réf. nécessaire].
Histoire
modifierChambost-Longessaigne que l'on retrouve sous les noms de Chamboscus, Chambostus, Chambosc était, avant la Révolution, paroisse et baronnie dans le Beaujolais, de l'archiprêtre de Néronde, de l'élection et du bailliage de Villefranche.
Vers l'an 1000, Vuichardus et son épouse Eymodis donnent à l'abbaye de Savigny une église consacrée à saint Maurice et située sur le territoire de Chambost. Le , le pape Eugène II confirme le prieuré de Saint-Irénée dans toutes ses possessions, au nombre desquelles figure l'église de Chambost (Chambosco).
En 1229, le pays aurait été cédé aux sires de Beaujeu par le comte de Forez.
En novembre 1261, Hugues de Mauvoisin reconnait tenir en fief, de l'abbaye de Savigny, ce qu'il possède à Chambost.
Cette terre appartient en 1539 à Arthaud de Saint Germain puis à la famille Querières et enfin vers 1640 aux De Thélis. Au XVIIIe siècle, le seigneur est monsieur de Riverieux, ancien prévôt des marchands de Lyon.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de « Beauchamp »[15].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierIntercommunalité
modifierLa commune fait partie de la CC des Monts du Lyonnais.
Population et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].
En 2023, la commune comptait 930 habitants[Note 2], en évolution de −0,85 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierManifestations culturelles et festivités
modifier- La randonnée pédestre des "Nez en l'Air" (jeudi de l'Ascension).
- Le marché de Noël (deuxième samedi de décembre, en nocturne).
Santé
modifierSports
modifierCadre de vie
modifierEnvironnement
modifierLieux et monuments
modifier- La chapelle du Mortier : construite au XVIIe siècle, est connue sous le nom de « chapelle du Mortier » et serait l'œuvre de maçons de la Creuse. Son portail est constitué d'une porte cloutée et d'un tympan en bois orné d'un bas-relief représentant une piéta fort expressive. La face arrière de l'édifice est agrémentée d'une niche renfermant une statue de « Notre Dame de Lourdes ». Ses abords ont longtemps servi de sépultures aux châtelains voisins. Sur le parvis, une croix en pierre dorée datant de 1684 porte le témoignage des pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.
- L'église Saint-Maurice : de style gothique, elle fut construite sur les ruines d’un ancien prieuré qui, entouré de murailles et de fossés profonds, avait plutôt l’apparence d’un château fort que d’une maison religieuse. L'église du XIXe siècle, de style néogothique, dédiée à saint Maurice, sa place de forme semi-circulaire pavée en granit du Portugal et la fontaine.
- Le château : il est situé à proximité du village sur la route de Panissiéres et date du XVIIIe siècle. Il a été reconstruit assez loin du château primitif dont il reste un portail qui sert de passage entre les deux places de la commune. Le château actuel fut agrandi et embelli par la famille de Riverieux de Chambost.
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel de la commune
- Chambost Longessaigne sur le site de l'Office du Tourisme des Montagnes du Matin
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Chambost-Longessaigne et Feurs », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Feurs », sur la commune de Feurs - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Feurs », sur la commune de Feurs - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Chambost-Longessaigne ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
