Chang Cheh

réalisateur chinois (1923-2002)

Chang Cheh (en chinois : 張徹 ; pinyin : Zhāng Chè) est un réalisateur chinois hongkongais, né en 1923 à Hangzhou en Chine et mort le à Hong Kong. Il fut l'un des principaux réalisateurs du studio Shaw Brothers.

Chang Cheh
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Biographie
Naissance
Décès
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Hong KongVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
張徹 (Zhāng Chè)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
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Autres informations
Distinction
Films notables

Biographie

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Diplômé en politique de l'université nationale centrale (alors située à Chongqing), il occupe des fonctions au sein du Kuomintang à Shanghai. Il se rend à Taïwan en 1947 et y tourne son premier film l'année suivante : Storm Over Ali-shan Mountain. En 1957 il émigre à Hong Kong où il devient critique de cinéma et scénariste pour la MP&GI[1].

Il entre à la Shaw Brothers en 1962[2] et devient scénariste en chef. Il est alors chargé de superviser la production de la nouvelle vague de wuxia pian lancée par la Shaw en 1965. Il rencontre le succès en 1967 avec Un seul bras les tua tous (The One-Armed Swordsman), le premier film de l'histoire cinématographique hong-kongaise à engranger un million de dollar HK. Ce film propulse Jimmy Wang Yu au rang de vedette, et Chang Cheh parmi les réalisateurs qui comptent. Il tourne deux nouveaux films racontant l'histoire du sabreur manchot avec Le Bras de la Vengeance (Return of the One-Armed Swordsman) en 1969 et La Rage du tigre (New One-Armed Swordsman) en 1971.

Inspirés du chambara, de nombreux films de Chang Cheh se caractérisent par leur violence graphique et le nombre important d'individu tués ou mutilés : La Rage du tigre (New One-Armed Swordsman) et son final (130 morts en quelques minutes[source secondaire souhaitée]) en sont le meilleur exemple. Ils mettent aussi l'accent sur la masculinité et les rapports virils entre les personnages, les femmes étant reléguées au second plan[3], ce qui est en rupture avec la politique de la Shaw dans les années 1960 basée sur le vedettariat féminin.

En 1968, il réalise Le Retour de l'hirondelle d'or (Golden Swallow) qui est la suite du film à succès de King Hu : L'Hirondelle d'or (Come drink with me).

En 1972, il tourne trois films adaptés d'un des quatre grands romans classiques de la littérature chinoise, Au bord de l'eau : La Légende du lac (The Water Margin), All Men Are Brothers et Delightful Forest. À partir du milieu des années 1970 il tourne plusieurs films sur les moines du Monastère Shaolin : Les Cinq Maîtres de Shaolin (Five Shaolin Masters), Shaolin Martial Arts, Les Disciples de Shaolin (Disciples of Shaolin), Le Temple de Shaolin (Shaolin Temple)...

John Woo a été son assistant réalisateur[4] sur les films Le Justicier de Shanghaï (The Boxer from Shangtung), La Légende du lac (The Water Margin) et Frères de sang (Blood Brothers).

En 1997, il reçoit un Life Achievement Award au Golden Bauhinia Awards pour l'ensemble de sa carrière.

Filmographie

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Récompenses

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Notes et références

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  1. Adrien Gombeaud (dir.), Dictionnaire du cinéma asiatique, Nouveau monde, , 636 p. (ISBN 978-2-84736-359-3), p. 77
  2. « Chang Cheh, le cinéma d'arts martiaux moderne », sur Le Monde, (consulté le )
  3. Jérôme Fabre, « Chang Cheh (1923-2002) : Les beaux jours de la Shaw Brothers », Jeune Cinéma, nos 296-297, , p. 26-31 (lire en ligne)
  4. Jean-François Rauger, « Aux origines du cinéma de John Woo », sur Le Monde, (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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