Chantal Bonono
Chantal Bonono, née au Cameroun à Lablé en 1966, est une poétesse, romancière et universitaire. Maître de Conférences et enseignante à l'École Normale Supérieure de l'Université de Yaoundé I[1].
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierChantal Bonono est née à Lablé, une localité située dans la région du Centre, au Cameroun. Elle effectue l'intégralité de son parcours scolaire et universitaire à Yaoundé, fréquentant successivement l'École publique de la Gendarmerie mobile GI, le Lycée Général Leclerc, puis l'Université de Yaoundé I et l'École normale supérieure (ENS)[1],[2].
Titulaire d'un doctorat (Ph.D.) en littérature française moderne et contemporaine, elle soutient une thèse consacrée au roman historique, intitulée Le roman historique au XXe siècle en France: une lecture des Rois maudits de Maurice Druon[3].
Carrière Universitaire
modifierChantal Bonono est enseignante-chercheure à l'Université de Yaoundé I. Elle a le grade de maître de conférences, et Professeur de langue et littérature françaises à l'École normale supérieure (ENS). Au sein de cette institution, elle dirige également le pôle Création de l'Atelier de Critique et d'Esthétique Littéraires (ACEL)[3].
Elle a également contribué à des ouvrages collectifs, notamment un chapitre intitulé Essai de didactisation de la greffe et de l’interaction des langues dans la littérature francophone subsaharienne dans Allah n‘est pas obligé d’Ahmadou Kourouma et Ngum a Jemea de David Mbanga Eyombwan, publié dans Méthodes et pratiques d’enseignement des langues africaines (2019) , ainsi qu’un article sur le racisme et la dynamique identitaire dans Je suis noir et je n’aime pas le manioc de Gaston Kelman, publié dans Utopies littéraires et création d’un monde nouveau (L’Harmattan, 2012) .
En 2018, elle publie un article intitulé La mythification et la démythification du pays natal dans La Prière de Yakob de Lucien Ayissi[3].
Idées
modifierChantal Bonono défend dans le contexte de Féminicicréatie la mort comme moteur créatif féminin. Pour elle; la mise en scène de la mort des femmes ( féminicides, victimisation , martyrisation) n'est pas anecdotique mais féconde la création littéraire féminine [4].
Dans son roman intitulé La Craie Noire, Chantal Bonono défend l'idée que la situation des enseignants est critique et nécessite une prise de conscience et une action collective pour améliorer les choses.
Elle défend également l'idée que la situation des enseignants est très difficile et souvent méconnue. Il décrit les défis auxquels les enseignants sont confrontés, tels que l'indiscipline des élèves, les conflits avec les collègues, l'incompréhension des parents et la situation salariale anémique[5].
Publications
modifier- La Craie Noire, Éditions Ifrikiya, Juin 2013, 152 p. (ISBN-13 : 978-99564733779).
- Les Diaboliques de D'Aurevilly, Presse académique francophone, 12 Août 2015, 80 p. (ISBN-13 : 978-3-8416-3336-1).
- Le Roman historique en France: Le cas des Rois maudits de M. Druon: La Saga capétienne de Maurice Druon: un dithyrambe du Gaullisme, Presse Académique Francophone, Avril 2019, (ISBN-13 : 978-3841634757)
- Des Arabesques à mes Abysses, SPAC (Société des Poètes et Artistes du Cameroun), 24 Avril 2019, 24 p.
Notes et Références
modifier- 1 2 « L'auteur Chantal BONONO », sur spacassociation.e-monsite.com (consulté le )
- ↑ « Chantal Bonono : Livres, Biographie, Livres Audio, Bibliographie... - La Boutique Africavivre », sur Africa Vivre (consulté le )
- 1 2 3 « L'auteur Chantal BONONO », sur spacassociation.e-monsite.com (consulté le )
- ↑ Équipe de recherche Fabula, « Féminicides et autres éléments mortifères dans la littérature féminine : un essai de Féminicicréatie ? », sur https://www.fabula.org, (consulté le )
- ↑ ~ Mamediathek, « La craie noire », sur MaMédiathek, (consulté le )