Chantal Montellier
Chantal Montellier, née le à Bouthéon près de Saint-Étienne dans la Loire, est une scénariste et dessinatrice de bandes dessinées, dessinatrice de presse, romancière et peintre française. Considérée comme une pionnière en tant qu’autrice de bande dessinée femme, elle est connue pour son style de dessin réaliste et ses œuvres militantes.
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierChantal Montellier voit le jour dans un milieu conservateur[Note 1],[1],[2],[3],[4],[5],[6]. Issu d'un milieu social mixte, le cadre familial de Chantal Montellier réunit la bourgeoisie locale et le monde ouvrier. Son grand-père maternel, Pierre Séon, travaillait comme porion dans un puits de mine stéphanois, tandis que sa grand-mère y gérait une épicerie-buvette tout en exerçant le métier de couturière[4]. Elle étudie à l’école des beaux-arts de Saint-Étienne de 1962 à 1969[1]. Pendant cette période, elle dit avoir aimé la peinture de Balthus, Bacon et Cremonini pour le travail de destruction des formes. C'est d'ailleurs chez ce dernier qu'elle retrouve les préoccupations politiques qui l'avaient marquée lors de sa lecture de Peinture et société de Pierre Francastel[7]. Puis enseigne les arts plastiques en collèges et lycées entre 1969 et 1973. Alors étudiante, en mai 1968, elle connaît un vrai tournant en découvrant une réalité sociale qui dépasse largement le cadre étroit de son milieu d'origine[1].
Début de carrière
modifierElle s'intéresse d'abord à la peinture. Se sentant isolée, elle monte à Paris pour y faire des contacts[8]. Elle y expose ses œuvres[6] (certaines de ses toiles sont présentées au Grand Palais en 1972)[9]. La jeune artiste se sent d’emblée attirée par les peintres de la nouvelle figuration[4]. C’est toutefois sa rencontre avec le travail de Guy Debord, figure de proue du situationnisme, qui la ramène vers le neuvième art[4]. Le détournement d’images mis au service d'un discours politique transforme radicalement la vision qu'elle se faisait de cet art alors marginal[4]. Pour compléter ses revenus, elle se tourne vers le dessin de presse[6], et à partir de 1972, elle réalise des dessins de presse pour des périodiques de gauche : Le Combat syndicaliste, Politis, L’Humanité, L'Unité, La Nouvelle Critique, Maintenant, Le Monde, L'Autre Journal, Marianne, France nouvelle, Révolution, entre autres[10],[9]. Une partie de ceux-ci est regroupée dans l'album Sous pression[11].
Autrice de bande dessinée
modifierComme autrice de bande dessinée, elle participe notamment à Charlie Mensuel, Métal hurlant, Ah ! Nana[10], (À suivre) et Psikopat. Dans Le Canard sauvage, elle publie quelques planches en 1973[Note 2],[7],[4]. Pour Métal hurlant, elle crée de courts récits de science-fiction, collectés ensuite en albums[9]. Elle travaille aussi pour les éditions Magnard et Gallimard[9].
Elle lance sa première série Andy Gang dans Ah ! Nana (1976)[4]. Chez les Humanoïdes associés, elle publie 1996 (1978), Shelter (1979), Lectures (1982), Wonder City (1983), L'Esclavage c'est la liberté (1984), Odile et les crocodiles (1984), et Ruptures (1985)[4]. Chez Futuropolis Les Rêves du fou (1981), Le Sang de la Commune (1982), La Toilette (1983), Un deuil blanc (1987)[12],[13]. Selon la chroniqueuse du site ActuaBD Thelma : « Shelter (réédité par Les Impressions nouvelles) est le chef-d’œuvre d’une autrice majeure de son temps[14]. »
Son dessin réaliste, souvent en noir et blanc à ses débuts, évoque d'abord celui de Jacques Tardi[15] puis évolue vers « un réalisme quasi photographique »[9], avant de s'orienter vers des expérimentations visuelles mêlant collages et éléments pop art[1]. Ses œuvres, qui témoignent de son intérêt « pour la marginalité et l'exclusion », sont clairement engagées[9].
Inspirée par certains pans de la vie de la sculptrice Camille Claudel, elle lance dans (À suivre)[16], les aventures de Julie Bristol. Le récit La Fosse aux serpents connaît une prépublication en 1989 et est publié dans la collection « Studio (À suivre) » des éditions par Casterman l'année suivante[17]. Dans les années 1990, l'échec de sa série Julie Bristol — qui revisite l'histoire de l'art au féminin[12] et compte trois albums et dont les deux derniers sont publiés par Dargaud en 1992 et 1994[18] —, et des conflits avec ses éditeurs la conduisent à se concentrer sur l'écriture de textes et l'enseignement[19]. De 1989 à 1993, elle est chargée de cours à l'université de Paris VIII[9]. Enseignante désabusée, elle confessera qu'elle était : « aussi douée pour l’enseignement que pour la physique nucléaire… ». Elle anime des ateliers de création en milieu scolaire et carcéral[20]. Entre 1998 et 2005, elle ne sort aucune nouveauté en bande dessinée. En , elle participe, tout comme Florence Cestac, au lancement de la revue Yéti dans laquelle elle publie ses nouvelles TGV[21],[22].
Retour à la bande dessinée
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En , Chantal Montellier publie le roman TGV, conversations ferroviaires, préfacé par Jean-Bernard Pouy, dans la collection « Traverses » des éditions bruxelloises Les Impressions nouvelles[23]. Ce livre réunit 26 dialogues ferroviaires pris sur le vif (dans un compartiment de TGV ou voiture Corail, sur un quai ou dans une brasserie de gare). À travers ces conversations polyphoniques, l'autrice livre un portrait mordant, drolatique et saisissant de la société contemporaine et de ses dysfonctionnements pour lequel ses dessins ont la couleur bleue[23]. Le même mois marque aussi le puissant retour de Chantal Montellier : répondant à une commande de Jean-Luc Fromental pour Denoël Graphic, elle publie Les Damnés de Nanterre[18]. Deux décennies après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, Montellier dénonce, dans Tchernobyl mon amour[24], une conspiration du silence entretenue conjointement par le monde politique, les médias et l'aveuglement égoïste du public. L'ouvrage sort aux éditions Actes Sud BD en 2006. La même année, Sorcières mes sœurs[25] intègre la collection « Champ Libre » des éditions La Boîte à bulles. En 2007, elle cofonde avec Jeanne Puchol et Marie-Jo Bonnet le prix Artémisia qui récompense chaque année une bande dessinée réalisée par une ou plusieurs femmes[26]. L'éditeur et futur correspondant de la section gravure et dessin de l'Académie des beaux-arts Thierry Groensteen réédite Odile et les crocodiles, aux Éditions de l'An 2 / Actes Sud en 2008. Revisitant le mythe de Salomé à l'ère moderne, le récit suit une survivante de viol devenue tueuse en série impitoyable. L'album considéré comme un « classique » de Montellier par Didier Pasamonik, directeur général d'ActuaBD[27] figure également dans Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie, un ouvrage dirigé par le critique de bande dessinée britannique Paul Gravett[28]. Elle réalise en collaboration David Zane Mairowitz, l'adaptation en bande dessinée du Procès de Franz Kafka publié dans la même maison d'édition. La lecture de cet ouvrage inspirera l'éditeur et écrivain américain Russ Kick (en) pour son anthologie de la littérature mondiale[29].
Elle propose L'Inscription en 2011[30]. Sur base d'un canevas dressé par Marie-José Jaubert, elle brosse le portrait de Christine Brisset militante des mal-logés, dans L'Insoumise[31], publié par Actes Sud/L’An 2 en 2013. En 2015, elle se livre dans La Reconstitution[32]. En , elle participe dans le cadre du Lyon BD Festival — dont Le Monde est partenaire — à l'exposition collective qui inverse le genre de personnages de bande dessinée pour souligner avec humour les clichés sexistes et réalise une page de garde des albums des Aventures de Tintin féminisée[33].
En 2017, elle publie Shelter Market, version remaniée de Shelter dans la collection « Réflexions faites » de l'éditeur Les Impressions nouvelles[34]. À cette fin, elle ajoute trente pages et invente un nouveau dénouement pour lequel elle modernise son trait, peaufine la mise en couleur et le lettrage. Selon Gilles Ratier, rédacteur en chef[Note 3] du site BDzoom désigne l'ouvrage comme la BD de la semaine et écrit : « Sous la forme d’un huis clos donnant la chair de poule, Chantal Montellier pousse un cri, déchirant, et tout à fait d’actualité, contre la normalisation consumériste et l’État policier[35]. ». Elle écrit aussi la même année un roman inspiré de sa propre vie, Les Vies et les morts de Cléo Stirner dans la collection « littérature » des éditions Goater.
Années 2020
modifierEn hommage à Vanessa Springora — qui a dénoncé la complaisance autour des crimes de Gabriel Matzneff dans Le Consentement —, elle publie en 2020 Dans la tête de Gabriel Matzneff aux éditions Les Cahiers de l'égaré[36]. En 2021, elle dirige l’ouvrage collectif Je suis Razan, Un visage pour la Palestine, aux Éditions Arcane 17[37],[38].
En 2023, elle reçoit le Prix extraordinaire décerné par les Utopiales, festival international de science-fiction[39]. En octobre de la même année, le magazine Métal hurlant publie un numéro hors-série intitulé Ah ! Nana. Cet hommage aux pionnières de la bande dessinée féminine, parmi lesquelles figure Chantal Montellier, rassemble des bandes dessinées, la reprise des neuf couvertures des numéros publiés ainsi que des portraits et présentations des autrices[40],[41].
Certaines de ses bandes dessinées sont publiées aux Brésil et aux États-Unis[1]. Elle signe souvent ses dessins du monogramme CM[12].
Engagement politique et féministe
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Chantal Montellier est encartée au Parti communiste français depuis 1968[4],[42]. Elle fut l'une des premières femmes à réaliser du dessin de presse en France. Elle a participé au projet Ah!Nana, magazine de bande dessinée trimestriel, entièrement fait par des femmes et pour des femmes, ayant existé sur neuf numéros entre 1976 et 1979. Elle expliquera dans une interview pour BoDoï en 2000, que ce projet trouvait son utilité car « à l’époque, il était vraiment très difficile de publier pour une femme. Il y avait des résistances plus ou moins conscientes de la part du milieu de la BD quasi exclusivement masculin. […] les rares femmes qui arrivaient à publier dans des journaux BD n’étaient même pas admises en conférences de rédaction[6] ». En 1985, elle cosigne dans Le Monde avec Jeanne Puchol, Nicole Claveloux, et Florence Cestac un pamphlet intitulé Navrant, qui dénonce la bande dessinée racoleuse et sexiste, et ne montrant que les « crasseux fantasmes machos » des auteurs de bande dessinée[43]. Dans leur manifeste, elles dénoncent un mouvement venu d'Italie autour de la revue Frigidaire[44].
Chantal Montellier affirme son engagement politique et féministe dans ses bandes dessinées (par exemple dans Les Damnés de Nanterre, bande dessinée d'investigation sur Florence Rey, elle démonte la version officielle de la fusillade de la Nation qui a opposé la police à un groupe anarchiste)[45]. Il lui arrive de devoir en assumer les conséquences. Ainsi, invitée dans un premier temps à Lausanne, pour l'édition 2007 de son festival BDFIL, elle s'est vue décommandée au prétexte que sa présence pourrait incommoder d'autres auteurs présents[46]. Elle dit ne pas être contre la provocation, pour en avoir elle-même fait preuve[47].
En 2012, elle soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle[48].
Elle dit aimer la peinture d'Artemisia Gentileschi, Frida Kahlo, Dorothea Tanning et la musique de Carla Bley[49].
Vie privée
modifierElle réside à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne en 2017[50].
Analyse de l'œuvre
modifierL'Œuvre de Chantal Montellier est à rattacher au mouvement nouvelle figuration[4]. Le théoricien de bande dessinée Bruno Lecigne relève dans Les Cahiers de la bande dessinée l'« omniprésence remarquable » de la pierre[51]. Dans cette même publication, Sylvain Bouyer, maître de conférence en arts plastiques indique que les vignettes sont emplies de marques « rendant impossible la lecture du vide, du repos et de la distraction », tout en précisant l'influence de Guy Peellaert[52]. Thierry Groensteen poursuit : « Il est non moins remarquable que ce soit par le détour de l'allégorie que le propos politique de l'artiste s'affine et s'affirme[53]. ». Selon le critique d'art Pierre Sterckx : « Chantal Montellier, c'est une certaine qualité de blanc, d'un éclat, d'une intensité que je n'ai jamais perçus à ce niveau en bande dessinée. Et le blanc, les peintres le savent bien, ce n'est pas du tout l'absence, le manque, le moins de couleur[54]. » Quant à Jacques de Pierpont, il avance: « Montellier aura fait preuve d'avant-garde, en une période baignée par les théories optimistes d'un Mac Luhan […] et encore aujourd'hui, dans une actualité saturée de grandes manœuvres médiaco-politiques guère innocentes[55]. »
Dans son roman graphique La Porte ouverte, Dominique Hé rapporte le souvenir d'une conversation tenue en voiture, dans laquelle eut lieu l'échange entre Chantal Montellier et lui : « - Un jour Gilles Deleuze a dit… : Être de gauche, c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi. Être de droite, c'est l'inverse. - Euh… je parlais de ton dessin. - Moi aussi[56] ! ».
Œuvres
modifierPublications
modifierAlbums de bande dessinée
modifier- 1996[57],[58], Les Humanoïdes associés, coll. « Mirage », Paris, avril 1978
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-902123-51-5) — Réédition 1983 avec visuel de couverture différent (ISBN 2-7316-0203-1). - Andy Gang
- 1. Andy Gang[59],[60], Les Humanoïdes associés, Paris, 1979
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-902123-75-2) - 2. Andy Gang et le tueur de la Marne, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, novembre 1980
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-7316-0075-6) - 3. Joyeux Noël pour Andy Gang[61], Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, novembre 1981
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-7316-0122-1) - Blues[62], Kesselring
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : 4e trimestre 1979 - Shelter, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, janvier 1980
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-7316-0018-7),Édition augmentée de 30 pages, Shelter Market[35],[63],[64],[65],[66], Les Impressions nouvelles, coll. « Réflexions faites », 2017, avec postface de 7 pages (ISBN 978-2-87449-541-0). - Les Rêves du fou[67],[68], Futuropolis, coll. « 30/40 », Paris, 2e trimestre 1981
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : Anne Delobel — Préface : Pierre Charras[Note 4]. - Le Sang de la Commune, Futuropolis, coll. « Maraccas », Paris, février 1982
Scénario : Pierre Charras - Dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-8036-1027-2) - Lectures, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, novembre 1982
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-7316-0188-4)Contient divers récits parus dans (À suivre), Ah ! Nana, et Charlie ainsi qu'un inédit[69]. - Wonder City, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, décembre 1983
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : Charles Buxin - (ISBN 2-7316-0215-5) - La Toilette, Futuropolis, Paris, avril 1983
Scénario : Pierre Charras - Dessin : Chantal Montellier - Couleurs : quadrichromie — Format à l'italienne. - Odile et les crocodiles, Les Humanoïdes associés, coll. « Mille et Une femmes », Paris, avril 1983
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-7316-0266-X) - L'Esclavage c'est la liberté, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », Paris, septembre 1984
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-7316-0318-6) - Rupture, Les Humanoïdes associés, coll. « Pied Jaloux », 2-7316-0318-6, octobre 1985
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-7316-0357-7) - Un deuil blanc, Futuropolis, Paris, 1987
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-7376-5667-2)
- Julie Bristol
- 1. La Fosse aux serpents[17],[73], Casterman, coll. « Studio (A suivre) », Tournai, avril 1993
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-203-33835-0) - 2. Faux sanglant[74], Dargaud, Paris, mars 1992
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-205-04080-4) - 3. L'Île aux démons[75],[76], Dargaud, Paris, mars 1994
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-205-04183-5) - La Femme aux loups, Z'éditions, Nice, 1998
Scénario : Hélène Yvonne Meynaud - Dessin : Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-87720-225-9) — Format à l'italienne. - Paris sur sang : Mystère au Père Lachaise[77], Dargaud, coll. « Romans BD », Paris, janvier 1998
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-205-04354-4)
Années 2000
modifier- Int. Social Fiction, Vertige Graphic, Paris, juin 2003
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-908981-78-5)préface de Jean-Pierre Dionnet. Regroupe les albums 1996, Wonder City, et Shelter. Sélection officielle du prix du patrimoine au Festival d'Angoulême 2004[19],[78]. - Les Damnés de Nanterre[79],[80], Denoël Graphic, Paris, janvier 2005
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-207-25629-4)Sélection officielle du prix du meilleur album au Festival d'Angoulême 2006[81]. - Tchernobyl mon amour[24],[82],[83],[84],[85], Actes Sud BD, Arles, avril 2006
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : Monteson - (ISBN 2-7427-6043-1) - Sorcières mes sœurs[25],[86], La Boîte à bulles, Paris, juin 2006, coll. « Champ Libre »
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-84953-033-6)Réédition relookée 2022 : Histoire entrecoupée par des textes de Jules Michelet et des illustrations (ISBN 978-2-84953-387-1)[87]. - Le Procès[88], Actes Sud BD, Arles, novembre 2009
Scénario : David Zane Mairowitz - Dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 978-2-7427-8631-2) — d'après le roman éponyme de Kafka[89],[90]. - L’Inscription[91], Actes Sud BD, Arles, septembre 2011
Scénario et dessin : Chantal Montellier - Couleurs : Montison - (ISBN 978-2-7427-9497-3) — Traduit de l'anglais américain. - Marie Curie : La fée du radium[92],[93], Dupuis, Marcinelle, 25 novembre 2011
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 978-2-8001-5153-3) — Dossier écrit par Renaud Huynh. - Chantal Montellier et Marie-José Jaubert, L'Insoumise[31],[94],[95], Arles, Actes Sud, , 135 p. (ISBN 978-2-330-01198-7)d'après le film de Marie-José Jaubert On l'appelait Christine.
- La Reconstitution, Livre un : 1947-1980[32],[96],[97], Actes Sud - L'An 2, Arles, 28 janvier 2015
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 978-2-330-03894-6) - Int. Social Fiction - 1996 Again- Wonder City - Shelter[1],[98], Les Humanoïdes associés, Paris, 26 décembre 2024
Scénario, dessin et couleurs : Chantal Montellier - (ISBN 2-908981-78-5)préface de Marie Bardiaux-Vaïente.
Collectifs
modifier- t. 43, Dargaud, collection Pilote[99], ( Dessins )
- Zodiaque[99], Les Humanoïdes associés, coll. « Pied jaloux », Paris, 1983
Scénario : collectif - Dessin : collectif dont Kent - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-7316-0200-7) — Préface : Alejandro Jodorowsky.
- Histoires graphiques
- 4. Noire est la Terre[99], Autrement, Paris, janvier 1996
Scénario et dessin : collectif dont Chantal Montellier - Couleurs : noir et blanc - (ISBN 2-86260-579-4) — Préface : Thierry Groensteen. Notule sur l'autrice. - Hommage à Bécassine[99], Gautier-Languereau, Vanves, 19 octobre 2016
Scénario : collectif - Dessin : collectif dont Chantal Montellier - Couleurs : quadrichromie - (ISBN 978-2-01-460171-8)
Para-BD
modifierChantal Montellier réalise de rares marque-pages et ex-libris[100],[101], ainsi que des affiches de festivals de bande dessinée[99].
Dessin de presse
modifier- Impressions sur « Betty » dans la « Force des sentiments », L'Autre Journal, au
- Sous pression, Pop'com/Graphein, 2001 (ISBN 2-914676-00-X)
Romans
modifier- Voyages au bout de la crise, Dargaud, 1995 (ISBN 2-205-04261-0)
- La Dingue aux marrons, Paris, Baleine, coll. « Le Poulpe » (no 94), , 135 p. (ISBN 2842191056)
- TGV : Conversations ferroviaires[102],[80],[23],[103], Bruxelles, Les Impressions nouvelles, coll. « Traverses », , 156 p., ill. ; 24 cm (ISBN 9782906131873)
- Les Vies et les morts de Cléo Stirner (roman), Rennes, Éditions Goater, coll. « Société des gens », , 223 p. (ISBN 9782918647126)
Nouvelles et récits
modifier- 68'Art[104],[105] (recueil de nouvelles et de dessins sur 1968), Villejuif, Éditions Helvétius,
- Dans la tête de Gabriel Matzneff, Les Cahiers de l’Égaré, 2020, (ISBN 978-2-35502-109-1).
Illustratrice
modifier- Maxime Benoît-Jeannin (ill. Chantal Montellier), L'Adieu des industriels[106] (roman de science-fiction), Paris, Éditions OPTA, coll. « Ici et maintenant », , 361 p. (OCLC 1152818747)
- Lionel Guyon (ill. Chantal Montellier), L'Huître cuite ou crue, Paris, Le Zouave, coll. « 13 à la douzaine », , 13 p. (ISBN 2914290004)
En revues et journaux (bande dessinée)
modifierCharlie Mensuel
modifier| Numéro | Date | Titre | (pages) | coauteur |
|---|---|---|---|---|
| no 67 | août 1974 | Jean | 6 | Alain Scoff |
| no 100 | mai 1977 | "Hunors" humains non raisonnants | 11 | |
| no 111 | avril 1978 | Nora | 1 | |
| no 112 | mai 1978 | Lulu | 1 | |
| no 115 | août 1978 | Bug | 1 | |
| no 128 | juillet 1979 | Labrosse et Calibre : L'Affaire des poupées | 6 | |
| no 134 | mars 1980 | Champ contrechamp | 2 | |
| no 137 | juin 1980 | Champ contrechamp | 2 | |
| no 138 | juillet 1980 | Champ contrechamp | 2 | |
| no 142 | novembre 1980 | Le Sang de la banque | 8 | |
| no 143 | décembre 1980 | Champ contrechamp | 2 |
Ah ! Nana
modifier| Numéro | Date | Série | Titre | (pages) |
|---|---|---|---|---|
| no 1 | 1 octobre 1976 | Andy Gang | 5 | |
| no 2 | 1 janvier 1977 | Andy Gang | Le Brigadier | 5 |
| no 3 | 1 avril 1977 | Andy Gang | 5 | |
| no 4 | 1 juin 1977 | Andy Gang | 6 | |
| no 5 | 1 septembre 1977 | Andy Gang | 6 | |
| no 5 | 1 septembre 1977 | Funnies of 1977 | 1 | |
| no 6 | 1 décembre 1977 | Andy Gang | 5 | |
| no 6 | 1 décembre 1977 | Mam’ 1920-1976 | 6 | |
| no 7 | 1 mars 1978 | Andy Gang | 4 | |
| no 7 | 1 mars 1978 | Le Tiers-état | 3 | |
| no 8 | 1 juin 1978 | Divine | 4 | |
| no 9 | 1 septembre 1978 | Game over | 7 |
(À suivre)
modifier| Numéro | Date | Série | Titre | (pages) |
|---|---|---|---|---|
| no 2 | 1 mars 1978 | Hôpital Bellevue | 7 | |
| no 4 | 1 mai 1978 | Virginia Woolf : la parole de l’eau | 4 | |
| no 5 | 1 juin 1978 | Marie Lou kidnappée + couverture | 11 | |
| no 10 | 1 novembre 1978 | Rêves du fou[68] | 6 | |
| no 13 | 1 février 1979 | Rêves du fou | 4 | |
| no 15 | 1 avril 1979 | Rêves du fou | 5 | |
| no 18 | 1 juillet 1979 | Rêves du fou | 4 | |
| Special John Lennon | 23 janvier 1981 | Dites-moi | 3 | |
| Special BD polar | 23 octobre 1981 | Recours en grâce | 2 | |
| no 110 | 1 mars 1987 | Eve des loups | ||
| no 113 | 1 juin 1987 | Tituba | 2 | |
| no 118 | 1 novembre 1987 | L'Ironie du sort | 7 | |
| no 120 | 1 janvier 1988 | Le Feu à la forêt + couverture | 4 | |
| no 126 | 1 juillet 1988 | Sorcières, mes sœurs - le nouveau modèle | 4 | |
| no 132 | 1 janvier 1989 | L’une meurt, l’autre pas | 10 | |
| nos 140 | septembre 1989 | Julie Bristol | La Fosse aux serpents | 21 + couverture |
| nos 141 | octobre 1989 | Julie Bristol | La Fosse aux serpents | 15 |
| nos 142 | novembre 1989 | Julie Bristol | La Fosse aux serpents | 12 |
| nos 143 | décembre 1989 | Julie Bristol | La Fosse aux serpents | 17 |
| nos 144 | janvier 1990 | Julie Bristol | La Fosse aux serpents | 23 |
| no 156 | janvier 1991 | D’un diable… à l’autre | 25 |
Pilote
modifier| Numéro | Date | Titre | (pages) | coauteur |
|---|---|---|---|---|
| no 74bis | juillet 1980 | Young romance | 3 | |
| no 80 | janvier 1981 | Paris sera toujours Paris (?) | 8 | Pierre Christin Pierre Wininger Eugène Collilieux Picotto |
| no 96 | mai 1982 | Des moustiques et des hommes | 3 | |
| no 96bis | mai 1982 | Le Plus Grand Marché du monde | 13 |
Catalogues d'expositions
modifier- Art et innovation dans la bande dessinée européenne[110], Éditions De Buck, Bruxelles, juin 1987
Scénario et couleurs : collectif - Dessin : collectif dont Chantal Montellier - (ISBN 2-87153-004-1), - Yves Lacroix (dir.) et Groensteen, I am a camera : Chantal Montellier auteur de bandes dessinées (en accompagnement d’une exposition à l’espace Delphine Seyrig), Paris, CASB - Espace Delphine Seyrig, coll. « Femme & écriture », , 108 p., ill. ; 29,7 cm (OCLC 757512297, présentation en ligne)Notule de Harry Morgan et Manuel Hirtz : Copieux entretien avec Chantal Montellier. Suite d’articles, souvent de qualité, sur l’œuvre de l’auteur de Shelter et de Julie Bristol. On traque les motifs obsessionnels, on cherche les citations, on loue la féministe et la citoyenne. Source : Le Petit Critique illustré PLG, Harry Morgan et Manuel Hirtz.
- Ils rêvent le monde - Images sur l'an 2000[111], SEPIA, Bruxelles, 1999
Scénario et couleurs : collectif - Dessin : collectif dont Chantal Montellier,Catalogue de l'exposition réalisée conjointement par l'AFAA, les éditions SEPIA et la délégation aux arts plastiques du ministère de la Culture. Exposition destinée à l'ensemble du réseau culturel français à l'étranger. Déclinée sur le thème des images de l'an 2000, elle comprend des dessins de Beb Deum, Bilal, Druillet, Killofer, Mathieu, Mézières, Moebius, Montellier, Rochette, Stan et Vince, Vatine et Blanchard. - Comm'une bulle, Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, Saint-Denis, juillet 1996
Scénario et couleurs : collectif - Dessin : collectif dont Chantal Montellier - (ISBN 2-901433-39-1),Catalogue de l'exposition présentée au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis d' à . Thème : la Commune de Paris autour des albums traitant de cette époque. Illustrations de : Jean-Paul Dethorey, Jacques Ferrandez, Martin Jamar, Chantal Montellier et Milo Manara. - Bande dessinée 1964-2024, Éditions Centre Pompidou, 2024 (ISBN 978-2844269829) — Préface : Michel-Édouard Leclerc.
Expositions
modifierExpositions individuelles
modifier- Exposition d'originaux, Librairie Expérience, Lyon (inauguration le )[112].
- La Fosse aux serpents, exposition d'originaux, Librairie-galerie Des femmes, Paris, 1991[112],[11].
- I'm a camera, rétrospective au Centre Simone de Beauvoir, Paris, 1994. Accompagnée d'une monographie et d'un film vidéo[112].
- Centre d'action culturelle, Angoulême, 1994[112].
- Exposition organisée par la ville de Dieppe ( au )[112].
- Tchernobyl mon amour[89], Librairie Goscinny, Paris, du 1 au .
- Chantal Montellier[113],[12], La Fabrique, espace de création, Andrézieux-Bouthéon, au
- Qui a peur de Chantal Montellier ? :
- MAMCO[114],[115],[116] Genève, du au , organisée par Rosa Brux, Vanina Géré et Frédéric Wecker en collaboration avec l'Ensad Nancy, la Villa Arson et le soutien de la gallerie Huberty et Breyne.
- Galerie Carrée de la Villa Arson[117],[118],[119],[120], Nice, du au .
Expositions collectives
modifier- Jeune Peinture, Grand Palais, Paris, 1972 (Participation : 10 toiles)[112].
- La Fosse aux serpents, exposition d'originaux, dans le cadre d'Œuvres en chantier, Beaubourg, Paris, 1991[112].
- Comix Creatrix : 100 Women Creating Comix[115],[121], Quentin Blake Centre for Illustration (en), Londres, du au
- L'Esprit français, Countercultures, 1969-1989[115], La Maison rouge, Paris, du au
- La bande dessinée d’expression française aujourd’hui[122], commissariat : Thierry Groensteen, galerie de Rohan à Landerneau, de au (adaptation d’une exposition organisée dans le cadre de la Foire du livre de Francfort en 2017).
- Bande dessinée, 1964-2024, cocurateur : Thierry Groensteen, Centre Pompidou, Paris, en partenariat avec le fonds Hélène et Édouard Leclerc, du au [118],[123].
Distinctions
modifier- 1985 : Crayon d'or de la ville d'Aix-en-Provence[112] ;
- 1993 : Betty Boop du meilleur scénario, festival d'Hyères[112] ;
- 2023 : prix extraordinaire décerné par les Utopiales[39] ;
- 2025 : prix Artémisia, prix Hors concours et Hommage pour Social Fiction paru aux Humanoïdes associés[124].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ L'allégation de Virginie Talet sur les origines sociales de Chantal Montellier est fausse.
- ↑ Le Canard sauvage est un périodique de bande dessinée français paru d' à , rédacteur en chef : Numa Sadoul, aux côtés du directeur de publication Jacques Glénat.
- ↑ Gilles Ratier est aussi le parrain de l'association Artémisia depuis 2016.
- ↑ Pierre Charras a été le mari de Chantal Montellier. Cfr. Thierry Groensteen Entretien avec Chantal Montellier.
Références
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Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifierLivres
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
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Périodiques
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. - Bruno Lecigne, « Montellier : Graffiti et correspondances », Les Cahiers de la bande dessinée, no 65, , p. 75.
. - Sylvain Bouyer, « Montellier : Signal-éthique », Les Cahiers de la bande dessinée, no 65, , p. 76-77.
. - Patrick Bossati, « Montellier : Une image juste », Les Cahiers de la bande dessinée, no 65, , p. 80-81.
. - Jacques de Pierpont, « Montellier : Méfaits divers », Les Cahiers de la bande dessinée, no 65, , p. 84-85.
. - Pierre Sterckx, « Montellier : Le blanc Montellier », Les Cahiers de la bande dessinée, no 65, , p. 86-87.
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. - Chantal Montellier (in.), Marianne Cailloux, Françoise F. Laot et Anne Monjaret, « Une femme qui fait du dessin politique ! Ou comment produire des images dangereuses. Entretien avec Chantal Montellier du 28 novembre 2016 », Images du travail, travail des images, nos 6-7, (DOI 10.4000/itti.665, lire en ligne, consulté le ).
Articles
modifier- Pierre Fontanier, « Chantal Montellier, pionnière féministe de la BD », Ouest-France, (ISSN 0999-2138, lire en ligne, consulté le ).
. - (en) Chantal Montellier (interviewée par Paul Gravett), « Chantal Montellier : Still On The Frontlines » [« Chantal Montellier : Toujours en première ligne »], Paul Gravett, (lire en ligne, consulté le ).
.
Podcasts
modifier- « L'invitée: Chantal Montellier, auteure de bande dessinée » [
] sur Radio télévision suisse, émission Vertigo du (43 min 11 s) - « Chantal Montellier : "Je vois une société malade où la provocation permanente de l’hyper concentration de richesse et de pouvoir ne peut produire que de la violence" » [
], émission Le Réveil culturel sur Radio France, production : Tewfik Hakem (21 min 36 s), . - « Chantal Montellier : “Je suis quelqu’un pour qui les mots comptent beaucoup” » [
], série : La BD au féminin, podcast Les Nuits de France Culture sur France Culture, par Albane Penaranda (21 min 36 s), .
Émissions de télévision
modifier- « Demain le chantage atomique », émission Apostrophes sur INA, intervenants : Chantal Montellier, Dominique Lapierre, Larry Collins et Bertrand Goldschmidt, présentation : Bernard Pivot, diffusée sur Antenne 2 (75 min), .
- [vidéo] « Un roman graphique sur la menace sécuritaire », sur YouTube, , émission 64' Le Monde en français, diffusée sur TV5 Monde.
Vidéographie
modifier- [vidéo] « 1994 Documentaire sur Chantal Montellier réalisé par Claudine Delvaux », sur YouTube
- [vidéo] « Interview de Chantal Montellier (2001) », sur YouTube
- [vidéo] « Chantal Montellier en interview sur planetebd », sur YouTube,
- [vidéo] « Censure », sur YouTube, , débat modéré par Claude Ecken aux Utopiales, production Ideas in Science.
- [vidéo] « Bob Fish Presents I really love Chantal Montellier ! », sur YouTube,
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la bande dessinée :
- Ressources relatives à la littérature :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :