Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse
La chapelle Saint-Roch ou Notre-Dame du Férétra est une chapelle située à Toulouse, en France. Elle est affectée au culte catholique : la messe y est célébrée en latin selon le missel romain de 1962. Elle dépend de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.
| Chapelle Saint-Roch du Férétra | |
L'intérieur de la chapelle Saint-Roch. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Dédicataire | Roch de Montpellier |
| Type | Chapelle |
| Rattachement | Archidiocèse de Toulouse |
| Début de la construction | XIIIe siècle |
| Fin des travaux | XVIIIe siècle |
| Style dominant | Baroque |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Commune | Toulouse |
| Coordonnées | 43° 34′ 54″ nord, 1° 26′ 38″ est |
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|
Localisation
modifierLa chapelle Saint-Roch s'élève face à la place du même nom, à la « pointe » qui se forme au carrefour de la rue du Férétra et de la rue Saint-Roch. Elle se situe à la limite entre les quartiers historiques de Saint-Agne et d'Empalot[1], dans le quartier 5 (Saint-Michel / Saint-Agne / Empalot / Le Busca / Île du Ramier/ Monplaisir).
Histoire
modifierLa chapelle doit son nom à un ancien temple romain du nom de Jupiter Feretrius sur lequel une première chapelle est construite par les premiers chrétiens[2]. Le « férétra » devient par extension en occitan le nom d'une fête donnée pour recevoir les indulgences du temps du Carême et de Pâques après que les fidèles ont visité une maladrerie[3]. Cette chapelle dessert en effet au Moyen Âge une maladrerie qui est construite dans les faubourgs de la ville. L'édifice actuel remonterait au XIIIe siècle et à l'arrivée des Carmes à Toulouse[4]. En 1369, elle accueille les reliques de Thomas d'Aquin, confiées par le pape Urbain V.
En 1527, la chapelle abrite déjà une confrérie consacrée à saint Roch. Ainsi, en 1554, ce sont les bailes de la confrérie qui commandent au maître menuisier Pierre Causié l'exécution d'un retable pour la chapelle[5]. La chapelle subit diverses restaurations au cours du XVIIIe siècle et un réaménagement intérieur entre 1784 et 1786 par Jean-Arnaud Raymond.
La Révolution française apporte plusieurs bouleversements. En 1795, le clocher est détruit. En 1800, dans le cadre de l'opposition entre le clergé constitutionnel et clergé réfractaire, elle sert aux seconds, les premiers étant installés dans l'église voisine de Sainte-Marie-des-Anges[5]. Elle est ensuite cédée aux hospices de Toulouse, qui la louent comme entrepôt à charbon[5].
Dans les années 1980, la chapelle est rendue au culte et acquise par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.
Description
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La chapelle est établie selon un plan rectangulaire et se termine par une abside semi-circulaire. Les murs s'appuient sur les constructions antérieures : l'édifice du XIIIe siècle et les vestiges de la construction romaine.
L'intérieur réaménagé par Jean-Arnaud Raymond (1738-1811) et son frère (férus d'architecture palladienne) présente des murs nus, sobrement parés d’un enduit blanc et décorés de colonnes et de pilastres engagés d'ordre toscan, le tout étant surmonté d'une corniche en briques rouges[6].
Protection
modifierLa chapelle Saint-Roch est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979[7].
Notes et références
modifier- ↑ B. DV., « Rue du Férétra. La double vie d'une frontière populaire », La Dépêche du Midi, 11 janvier 2006.
- ↑ Miguet 1991, p. 2
- ↑ Miguet 1991, p. 3.
- ↑ Pierre Salies, op. cit.
- 1 2 3 Salies 1989, vol. 2, p. 440.
- ↑ Lacourarie 2010.
- ↑ « Ancienne chapelle Saint-Roch-du-Férétra », notice no PA00094502, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Pierre Salies, Le Passé méconnu de Toulouse : la chapelle Saint-Roch du Feretra, impr. Saint-Joseph, Toulouse, 1954.
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
- Aurélie Lacourarie, « L'influence de Palladio dans l'œuvre de l’architecte toulousain Jean-Arnaud Raymond à la fin du XVIIIe siècle », Les Cahiers de Framespa, no 5, 2010 (lire en ligne)
- Marc Miguet, Le Férétra des Minimes au XVIIIe siècle, coll. La Petite Bibliothèque, no 27, archives départementales de la Haute-Garonne, Toulouse, 1991 (lire en ligne).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :