Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse

chapelle à Toulouse (Haute-Garonne)

La chapelle Saint-Roch ou Notre-Dame du Férétra est une chapelle située à Toulouse, en France. Elle est affectée au culte catholique : la messe y est célébrée en latin selon le missel romain de 1962. Elle dépend de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Chapelle Saint-Roch du Férétra
Image illustrative de l’article Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse
L'intérieur de la chapelle Saint-Roch.
Présentation
Culte Catholique
Dédicataire Roch de Montpellier
Type Chapelle
Rattachement Archidiocèse de Toulouse
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Baroque
Protection Logo monument historique Inscrite MH (1979)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Commune Toulouse
Coordonnées 43° 34′ 54″ nord, 1° 26′ 38″ est
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse

Localisation

modifier

La chapelle Saint-Roch s'élève face à la place du même nom, à la « pointe » qui se forme au carrefour de la rue du Férétra et de la rue Saint-Roch. Elle se situe à la limite entre les quartiers historiques de Saint-Agne et d'Empalot[1], dans le quartier 5 (Saint-Michel / Saint-Agne / Empalot / Le Busca / Île du Ramier/ Monplaisir).

Histoire

modifier

La chapelle doit son nom à un ancien temple romain du nom de Jupiter Feretrius sur lequel une première chapelle est construite par les premiers chrétiens[2]. Le « férétra » devient par extension en occitan le nom d'une fête donnée pour recevoir les indulgences du temps du Carême et de Pâques après que les fidèles ont visité une maladrerie[3]. Cette chapelle dessert en effet au Moyen Âge une maladrerie qui est construite dans les faubourgs de la ville. L'édifice actuel remonterait au XIIIe siècle et à l'arrivée des Carmes à Toulouse[4]. En 1369, elle accueille les reliques de Thomas d'Aquin, confiées par le pape Urbain V.

En 1527, la chapelle abrite déjà une confrérie consacrée à saint Roch. Ainsi, en 1554, ce sont les bailes de la confrérie qui commandent au maître menuisier Pierre Causié l'exécution d'un retable pour la chapelle[5]. La chapelle subit diverses restaurations au cours du XVIIIe siècle et un réaménagement intérieur entre 1784 et 1786 par Jean-Arnaud Raymond.

La Révolution française apporte plusieurs bouleversements. En 1795, le clocher est détruit. En 1800, dans le cadre de l'opposition entre le clergé constitutionnel et clergé réfractaire, elle sert aux seconds, les premiers étant installés dans l'église voisine de Sainte-Marie-des-Anges[5]. Elle est ensuite cédée aux hospices de Toulouse, qui la louent comme entrepôt à charbon[5].

Dans les années 1980, la chapelle est rendue au culte et acquise par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Description

modifier
La façade principale de la chapelle sur la place Saint-Roch.

La chapelle est établie selon un plan rectangulaire et se termine par une abside semi-circulaire. Les murs s'appuient sur les constructions antérieures : l'édifice du XIIIe siècle et les vestiges de la construction romaine.

L'intérieur réaménagé par Jean-Arnaud Raymond (1738-1811) et son frère (férus d'architecture palladienne) présente des murs nus, sobrement parés d’un enduit blanc et décorés de colonnes et de pilastres engagés d'ordre toscan, le tout étant surmonté d'une corniche en briques rouges[6].

Protection

modifier

La chapelle Saint-Roch est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979[7].

Notes et références

modifier
  1. ↑ B. DV., « Rue du Férétra. La double vie d'une frontière populaire », La Dépêche du Midi, 11 janvier 2006.
  2. ↑ Miguet 1991, p. 2
  3. ↑ Miguet 1991, p. 3.
  4. ↑ Pierre Salies, op. cit.
  5. 1 2 3 Salies 1989, vol. 2, p. 440.
  6. ↑ Lacourarie 2010.
  7. ↑ « Ancienne chapelle Saint-Roch-du-Férétra », notice no PA00094502, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Pierre Salies, Le Passé méconnu de Toulouse : la chapelle Saint-Roch du Feretra, impr. Saint-Joseph, Toulouse, 1954.
  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
  • Aurélie Lacourarie, « L'influence de Palladio dans l'œuvre de l’architecte toulousain Jean-Arnaud Raymond à la fin du XVIIIe siècle », Les Cahiers de Framespa, no 5, 2010 (lire en ligne)
  • Marc Miguet, Le Férétra des Minimes au XVIIIe siècle, coll. La Petite Bibliothèque, no 27, archives départementales de la Haute-Garonne, Toulouse, 1991 (lire en ligne).

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier