Charles Archaimbault
Charles Archaimbault, né en 1921 à Thouars et mort en 2001 à Créteil, est un ethnologue français, spécialiste de la culture lao.
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Biographie
modifierNé à Thouars (Deux-Sèvres) le 29 décembre 1921, Charles Eugène André Archaimbault[1] est élevé par ses grands-parents maternels jusqu'à l'obtention du baccalauréat, après quoi il s'installe à Paris pour étudier la philosophie et l'histoire de l'art à la Sorbonne qu'il complète par l'étude des sciences religieuses à l'École pratique des hautes études[2]. Il n'achève sa licence de philosophie qu'en 1946 après avoir rejoint les rangs de la Résistance pendant la guerre[3].
Après avoir rencontré Marie-Jeanne Montford, née à Shangai d'un père français et d'une mère chinoise, il se marie le 31 juillet 1947[1]. Cette rencontre le motive pour apprendre le chinois, le siamois et le laotien à l'École des langues orientales entre 1947 et 1950. Après quelques piges à l'Agence France-Presse, il bénéficie d'une allocation de recherche par le Secrétaire à l'Information Raymond Aron pour opérer une enquête sur la communauté chinoise de Paris[2].
Élève de Leroi-Gourhan, il intègre le Musée de l'Homme en qualité de stagiaire CNRS avant de répondre positivement à la proposition d'un autre professeur George Cœdès de l'aider à traduire le Traibhumikatha (Les Trois Mondes), ouvrage de cosmologie bouddhique du XIVe siècle et premier texte paru en siamois. Recruté par l'École française d'Extrème-Orient, il part au Laos de 1951 à 1956 pour finaliser sa traduction et étudier la société et la culture lao[4].
De cette période au Laos et ses enquêtes dans les provinces de Vientiane, Louang Prabang, Sieng Khouang et Champassak, il en tire ses textes sur le fondement de l'identité de la culture lao, sur les traditions orales et écrites recueillies dans les monastères, les bibliothèques et les archives locales. Il les rédige depuis Bangkok, ville dans laquelle il s'est installé en 1960[5].
Publications
modifier- « La naissance du monde selon les traditions lao : le mythe de Khun Bulom », dans La naissance du monde, Paris, Seuil (Sources orientales), 1959, 383-416.
- La course de pirogues au Laos : un complexe culturel, Ascona, Artibus Asiae, 1972.
- Structures religieuses Lao (rites et mythes), Vientiane, Vithagna, 1973.
- Avec Georges Cœdès : Les trois mondes, UNESCO et École française d'Extrême-Orient, 1973[6].
Bibliographie
modifier- Yves Goudineau. In memoriam Charles Archaimbault[7], Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, 88, 2001, 6-16.
- Yves Goudineau, Lettre de l’Afrase, no 53, , p. 1-10.
- Jean-Michel Minon, Entretien avec Charles Archaimbault, diffusé sur RTB, dans le cadre de l’émission « Champs libres », 1990.
- Jacques Lemoine. L'œuvre de Charles Archaimbault [8](1921-2001), Aséanie 7, Bangkok, 2001, p. 169-184.
Lien externe
modifierNotes et références
modifier- 1 2 Acte de naissance sur Archives départementales des Deux-Sèvres.
- 1 2 Yves Goudineau, « Charles Archaimbault (1921-2001) », Bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient, no 88, , p. 6-16 (lire en ligne)
- ↑ « Charles-Archaimbault », sur www.ajpn.org (consulté le )
- ↑ Jacques Lemoine, « L'œuvre de Charles Archaimbault (1921-2001) », Aséanie, no 7, , p. 169-184 (lire en ligne)
- ↑ « Charles Archaimbault », sur Portail national des Archives françaises (consulté le )
- ↑ Les trois mondes (trad. C. Archaimbault et G. Coedès), UNESCO et École française d’Extrême-Orient, , 294 p. (présentation en ligne)
- ↑ Yves Godineau, « Charles Archaimbault (1921-2001) » (Note biographique), Bulletin de l’École française d'Extrême-Orient, no 88, , p. 6-16 (lire en ligne [PDF])
- ↑ Jacques Lemoine, « L’œuvre de Charles Archaimbault (1921-2001) », Aseanie, Science Humaine en Asie du Sud-Est, no 7, , p. 169-184 (lire en ligne [PDF])