Charles Ceccaldi-Raynaud

avocat et homme politique français

Charles Ceccaldi-Raynaud, né le à Bastia et mort le à Balma, est un avocat et homme politique français.

Charles Ceccaldi-Raynaud
Illustration.
Charles Ceccaldi-Raynaud (à gauche) en 2005.
Fonctions
Maire de Puteaux

(34 ans, 10 mois et 2 jours)
Élection 20 juin 1969 (partielle)
Réélection 21 mars 1971
13 mars 1977
6 mars 1983
12 mars 1989
11 juin 1995
Prédécesseur Georges Dardel
Successeur Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Sénateur français

(9 ans et 7 jours)
Élection 24 septembre 1995
Circonscription Hauts-de-Seine
Groupe politique RPR (1995-2002)
UMP (2002-2004)
Prédécesseur Paul Graziani
Successeur Isabelle Debré
Député français

(2 ans, 2 mois et 15 jours)
Élection 21 mars 1993 (suppléant)
Circonscription 6e des Hauts-de-Seine
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Nicolas Sarkozy
Conseiller général des Hauts-de-Seine

(6 ans, 11 mois et 25 jours)
Circonscription Canton de Puteaux
Prédécesseur Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Successeur Vincent Franchi

(15 ans, 5 mois et 22 jours)
Circonscription Canton de Puteaux
Prédécesseur Georges Dardel
Successeur Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Biographie
Nom de naissance Charles Mathieu Ceccaldi
Date de naissance
Lieu de naissance Bastia (France)
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Balma (France)
Sépulture Cimetière de Balma
Nationalité Française
Parti politique SFIO (1950-1969[1])
PDS (1970-1971)
DVD (1971-1973)
MDSF (1973-1976)
RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
Père Joseph Ceccaldi
Mère Marie Pieri
Conjoint Jeanne Gianni
Enfants 2 enfants dont : Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Diplômé de Faculté de droit d'Alger
Profession Avocat, commissaire de police
Religion Catholicisme

Image illustrative de l’article Charles Ceccaldi-Raynaud
Maire de Puteaux

Il est d’abord secrétaire général de la SFIO dans les Hauts-de-Seine, puis secrétaire général du RPR dans le même département. Il devient ensuite maire de Puteaux de 1969 à 2004, tout en étant député de la sixième circonscription des Hauts-de-Seine de 1993 à 1995, puis sénateur des Hauts-de-Seine de 1995 à 2004[2].

Biographie

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Famille

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Charles Ceccaldi-Raynaud est le fils de Joseph Napoléon Ceccaldi (1897-1927), postier, et de Marie Pieri, directrice d'école[3]. Sa mère, veuve à 36 ans, se remarie à Louis Raynaud qui adopte son beau-fils Charles à sa majorité. Il est le père de deux enfants, dont Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux.

Formation

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Charles Ceccaldi-Raynaud fait ses études au lycée d'Oujda (Maroc) puis à l'Institut des études marocaines à Rabat[3]. Après avoir obtenu son baccalauréat à Fès, il s'inscrit à la faculté de droit d'Alger[4].

Il obtient un doctorat en droit après avoir soutenu une thèse sur « Socialisme et corporatisme en France ». Avocat stagiaire, il prête serment le . En 1951, il quitte le barreau et passe le concours de commissaire de police. Il est commissaire de police de 1951 à 1953. En 1954, il entre au Gouvernement général de l'Algérie française, où il est nommé « chef du service de la réglementation ». Il est ensuite recruté comme administrateur des services civils de l'Algérie en 1957[3].

Reçu premier au concours de commissaire de police, il est également admis à l'ENA, par la voie du concours normal en 1956 (promotion Tocqueville). En fonction auprès du ministre Robert Lacoste en Algérie, il terminera sa scolarité à l'ENA en 1959, et sera rattaché au corps des administrateurs des services civils.

Parcours politique

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Charles Ceccaldi-Raynaud fait ses premiers pas en politique en 1950 à l'âge de 25 ans en adhérant à la SFIO d'Alger. Inscrit depuis peu, Ceccaldi-Raynaud demande à être désigné comme candidat à l'élection de l'Assemblée algérienne, ce qu'on lui refuse[4].

En 1955, il prend la direction de la fédération de la SFIO d'Alger. Ses opposants l'accusent à l'époque de s'être appuyé sur les milieux corses et, le , il est exclu par la commission fédérale des conflits de la SFIO. Le jugement est cependant cassé le de la même année par la commission nationale des conflits du parti[5].

Au début de 1957, durant la bataille d'Alger, Paul Teitgen, alors secrétaire général de la préfecture d'Alger, le nomme à la tête du camp de tri des prisonniers de Beni Messous, dans le but de contrôler les activités des parachutistes[6]. Dans un entretien publié en 2001, Charles Ceccaldi-Raynaud précise avoir occupé ce poste moins de quinze jours, dans le cadre d'un stage en préfecture en tant qu'élève administrateur[7].

À cette occasion, selon ses dire, il libère 400 prisonniers. Il a été l'un des premiers lanceurs d'alertes sur la torture en Algérie[8]. Dans les mémoires du général Aussaresses ce dernier le présente comme participant avec lui au choix des détenus qui partent pour la torture.

En , il appartient à la commission chargée d’étudier la situation en Algérie au conseil national de la SFIO. Il quitte l'Algérie le , et nourrit à l'époque un vif désaccord avec la politique suivie par Guy Mollet[5]. Il est alors l'objet d'un ordre d'arrestation du colonel Godard, directeur de la Sûreté nationale en Algérie[9].

Il arrive en région parisienne à la fin des années 1950 à Bondy, où il est élu conseiller municipal en 1959[3].

En 1960, Charles Ceccaldi-Raynaud est engagé comme directeur de l'office d'HLM de Puteaux.

En 1965, il est élu au conseil municipal de cette ville sur la liste du maire socialiste sortant, Georges Dardel, qui le nomme 4e adjoint. Il est par ailleurs secrétaire de la fédération de la SFIO des Hauts-de-Seine[5]. En , Georges Dardel est victime d'un grave accident de la route. Durant un an et demi, Charles Ceccaldi-Raynaud fait la navette entre la mairie et l'hôpital et fait fonction de maire de Puteaux par intérim[5],[10].

En , Georges Dardel démissionne sur invitation du comité directeur de la SFIO. Bien qu'exclu au même moment pour avoir pris un gaulliste dans son équipe, Charles Ceccaldi-Raynaud lui succède[5],[10]. Il adhère au Parti de la démocratie socialiste (PDS), dont il est cependant rapidement exclu[11] ; il rejoint ensuite le Mouvement démocrate socialiste de France, qui regroupe comme le PDS des socialistes s'opposant à l'alliance entre le PS et le PCF. En , Georges Dardel se voit encore interdire par le nouveau Parti socialiste de se présenter contre son successeur[11]. Finalement, lors des élections municipales de 1971, Charles Ceccaldi-Raynaud n'obtient pas l'investiture du PS, accordée à la liste Dardel. Il reçoit néanmoins le soutien d'Achille Peretti, maire UDR de Neuilly-sur-Seine. La droite ne présente pas de liste. La campagne est violente et tendue : l'affaire de la fusillade de Puteaux entre colleurs d'affiches de candidats rivaux se solde par sept blessés et la mort d'un colleur de Dardel[11]. L'affaire fait grand bruit, la presse française parlant alors de « Chicago-sur-Seine » ; Charles Ceccaldi-Raynaud l'emporte néanmoins avec 65 % des voix. En 1975, il est déclaré civilement responsable de la fusillade par la justice, plusieurs agresseurs étant employés de la commune, et condamné à 200 000 francs de dommages et intérêts[5]. Sa gestion de la ville de Puteaux et notamment son clientélisme (chose qu'il revendique[12]) lui valent régulièrement les critiques de l'opposition.

En 1987, Charles Ceccaldi-Raynaud s'inscrit de nouveau au barreau de Paris[3]. Il est nommé président du conseil d'administration de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense le [13], puis le [14], poste qu'il quitte le [15] ; il est de nouveau nommé à ce poste de façon continue du [16] au [17].

Au moment des élections législatives de 1993, Charles Ceccaldi-Raynaud est le suppléant de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Ce dernier étant élu et nommé ministre du gouvernement Balladur, il devient député le . Deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions ministérielles et manifeste sa volonté de redevenir député. Charles Ceccaldi-Raynaud démissionne le , et conquiert un siège de sénateur lors des élections sénatoriales de septembre.

Comme maire de Puteaux, il transforme profondément sa ville. Après avoir été une banlieue ouvrière, surnommée « Petit Barbès », il en fait la ville la plus riche de France. En effet, par le développement qu'il a impulsé du quartier d'affaires de La Défense, situé aux 2/3 sur la ville de Puteaux, la ville dispose de moyens colossaux qu'il met au bénéfice de la mixité sociale et des plus fragiles, avec 35 % de logements sociaux. Lors de son dernier mandat, il a laissé 283 millions d'euros d'excédent dans les caisses de la ville.

Contraint de se faire hospitaliser, Charles Ceccaldi-Raynaud abandonne son mandat de maire de Puteaux à sa fille, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en . Ne se représentant pas aux sénatoriales de 2004, il demeure adjoint au maire, conseiller général des Hauts-de-Seine et président de l'office HLM de Puteaux. En 2005, il souhaite reprendre le siège de maire à sa fille, mais celle-ci refuse de démissionner. Charles Ceccaldi-Raynaud s'en prend alors publiquement à sa fille, l'accusant de n'avoir « ni les qualités morales, ni les qualités physiques et intellectuelles pour le poste »[5]. À l'occasion de l'élection municipale de 2008, il présente une liste dissidente face à celle de sa fille, cette dernière l'emportant largement au second tour après le maintien de quatre listes au second tour[18]. Charles Ceccaldi-Raynaud ne peut siéger au conseil municipal en raison d'une règle interdisant que trois membres d'une même famille y siègent (Vincent Franchi, le fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, est en effet conseiller municipal) : c'est Marie-Sophie Mozziconacci, productrice de cinéma, élue sur sa liste, qui le remplace à 26 ans[19].

Il meurt le à Balma[20],[21],[22]. Après une cérémonie religieuse en l'église Saint-Martin-de-Boville de Lasbordes à Balma, il est enterré le , dans le cimetière de la commune[23].

Affaires et procès

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Affaire de la chaufferie de La Défense

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Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien président du Syndicat mixte de chauffage urbain de La Défense (SICUDEF) dans les années 1990, a été cité dans une affaire de corruption et d'abus de biens sociaux, dite « affaire du chauffage urbain de La Défense ». Aucune charge n'a été retenue contre lui.

Il s'est toujours tenu à l'entière disposition de la justice, pour toute audition. De son vivant cette affaire n'a jamais été jugée. Son mémoire en défense était un rempart[non neutre].

Charles Ceccaldi-Raynaud avait pris soin de consulter d'éminents agrégés de droit dont Guy Carcassonne, sur la légalité de l'attribution du marché.

En 1998, le Sicudef avait attribué un marché de plusieurs centaines de millions d’euros relatif au chauffage et à la climatisation du quartier de La Défense, au groupement d'entreprises Enerpart-Vatech-Soffimat[24].

Une fonctionnaire de la Préfecture a tenté d'influer en faveur d'ALSTOM, qui n'a pas été retenu pour ce marché.

Les investigations ont révélé l’existence d’importantes sommes sur des comptes ouverts au Luxembourg par Joëlle Franchi-Ceccaldi-Raynaud.

Aucun compte à l'étranger n'a été trouvé au nom de Charles Ceccaldi-Raynaud, aucun enrichissement personnel n'a jamais été établi le concernant. Aucun élément factuel ne permet de le mettre en cause, raison pour laquelle l'affaire n'a jamais été jugée de son vivant[25].

Mis en examen pour corruption passive et favoritisme, il se défend en 2007 devant les enquêteurs de toute infraction et accuse sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, avec laquelle il est en conflit[24].

Pour justifier des lingots d'or, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a affirmé qu'il s'agissait de l'héritage d'une grand-mère corse. En , elle a reconnu devant un juge d'instruction l'existence d'un compte bancaire occulte luxembourgeois et avoir transféré des fonds à ses enfants. Elle est mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale aggravée en et est placée sous contrôle judiciaire[26].

Sadek Sellam, historien, souligne que « dans l'histoire de la guerre d'Algérie, Charles Ceccaldi-Raynaud mérite d'être cité dans la catégorie des justes »[27].

Détail des mandats et fonctions

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Ouvrage

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  • La guerre perdue d'Algérie, Charles Ceccaldi-Raynaud, Paris : Alfabarre, 2015, 258 p.

Notes et références

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  1. « La fédération S.F.I.O. des Hauts-de-Seine est dissoute », Le Monde, (lire en ligne).
  2. Site officiel ?
  3. 1 2 3 4 5 Who's Who in France, édition 2008, page 496
  4. 1 2 « Puteaux : une banlieue de Série noire », Le Nouvel Observateur, no 364 du 1er novembre 1971.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 CECCALDI-RAYNAUD Charles, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, version en ligne, université de Paris 1.
  6. Yves Courrière, La Guerre d'Algérie, Casbah Éditions, T. 2 p. 422.
  7. Propos recueillis par Philippe Bernard, Le Monde, 28 novembre 2001.
  8. Nicolas Beau, « Lorsque le commissaire Ceccaldi-Raynaud dénonçait la torture en Algérie », sur Mondafrique, (consulté le ).
  9. Charles Ceccaldi-Raynaud, La Guerre perdue d’Algérie, éditions Alfabarre, 2015
  10. 1 2 Les drôles de tours de Puteaux, L'Unité, 22 mars 1974
  11. 1 2 3 DARDEL Georges, Léon, William, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, version en ligne, université Paris 1
  12. « Charles Ceccaldi-Raynaud : «Mon système a été mieux organisé qu'ailleurs» », sur site du magazine L'Express, (consulté le )
  13. « Arrêté du 19 avril 1988 », sur site du Journal officiel, (consulté le )
  14. « Arrêté du 12 juin 1989 », sur site du Journal officiel, (consulté le )
  15. « Arrêté du 14 juin 1989 », sur site du Journal officiel, (consulté le )
  16. « Arrêté du 2 juillet 1993 », sur site du Journal officiel, (consulté le )
  17. « Arrêté du 18 décembre 1998 », sur site du Journal officiel, (consulté le )
  18. Élections municipales de 2008 - résultats à Puteaux sur le site du Figaro.
  19. « Mairie - Conseil municipal », sur site géré par le service Communication de la ville de Puteaux (consulté le ).
  20. Avis de décès de Charles CECCALDI-RAYNAUD, Balma-31130-Haute-Garonne.
  21. Florence Hubin, « L’ancien maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, est mort : A la tête de la ville pendant 35 ans, Charles Ceccaldi-Raynaud, père de Joëlle -l’actuelle maire- s’est éteint ce jeudi à l’âge de 94 ans », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, (lire en ligne, consulté le ) « À son arrivée en France, il est d'abord élu à Bondy (Seine-Saint-Denis), avant de rejoindre Puteaux en 1965. Il dirige l'office HLM de la ville et rejoint la liste du maire socialiste Georges Dardel. Il lui succède en 1969, et se représente aux municipales de 1971 sans l'investiture du PS ».
  22. AFP, « Mort de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud : Il était l’un des derniers représentants de cette génération d’élus incarnée par Charles Pasqua, symbole de la transformation des Hauts-de-Seine en un département riche après avoir été une banlieue ouvrière », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ) « Surnommé « le Renard argenté », ce Corse avait commencé sa carrière politique à la SFIO avant de rejoindre les rangs du mouvement gaulliste à la fin des années 1960. Élu pour la première fois à Puteaux en 1969, il avait été contraint de passer la main à sa fille en 2004 pour des raisons de santé (...) L’ancien homme fort de la ville a également occupé les fonctions de député entre 1993 et 1995 lors du passage au ministère du budget de Nicolas Sarkozy, dont il était le suppléant, puis sénateur de 1995 à 2004. Il a aussi été conseiller général et conseiller régional ».
  23. Carnets du jour du Figaro et du Monde du 21 juillet 2019.
  24. 1 2 « Affaire de la chaufferie de La Défense : le parquet veut un procès après dix-huit ans d’enquête », Le Monde, (lire en ligne).
  25. « BDME - Title Page », 21st International Conference on Data Engineering Workshops (ICDEW'05), IEEE, , pages[Combien ?] (DOI 10.1109/icde.2005.199, lire en ligne, consulté le ).
  26. « Justice : les lingots d'or de la grand-mère corse », Corse Matin, 4 décembre 2020.
  27. La guerre perdue d'Algérie, Charles Ceccaldi-Raynaud, Paris, Alfabarre.

Pour approfondir

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