Charles Crozatier

bronzier d'art, fondeur et mécène français

Charles Crozatier, né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le et mort à Paris le , est un bronzier d'art, fondeur et mécène français.

Charles Crozatier
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Autres informations
Maître
Vue de la sépulture.

Biographie

modifier

Né de parents pauvres, sa famille s'installe à Aiguilhe où il fut élevé de 1795 à 1813. Il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Pierre Cartellier. Il séjourne en Italie d'où il rapporte une quantité de moulages d'après les grands maîtres de la sculpture de l'époque de la Renaissance et de l'art baroque qui lui serviront à composer des objets d'arts en bronze. Cette production lui attire d'importantes commandes princières, royales et impériales, en France comme à l'étranger.

Il meurt le en léguant une grande partie de ses biens à sa ville natale du Puy-en-Velay. Sur les 340 000 francs légués 100 000 francs sont affectés à la construction d'un nouveau musée ; somme à laquelle sa veuve ajoutera 26 000 francs[1].

Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise, 49e division[2],[3]. Sa sépulture, ornée d'un buste et d'une corbeille en marbre de Carrare, est réalisée dans le porphyre vert de Ternuay par François-Joseph Varelle à la graniterie du Pont de Miellin à Servance (Haute-Saône)[4].

Activité de fondeur

modifier

Ayant découvert plusieurs procédés pour améliorer les moules, il est sollicité pour effectuer des fontes de sculptures monumentales[5]. En 1833, Crozatier fut chargé de la fonte de la statue initiale de Napoléon Ier par Charles Émile Seurre[6] située au sommet de la colonne Vendôme qui fut érigée au centre de la place éponyme pour commémorer la bataille d'Austerlitz. Cette statue fut remplacée pendant le Second Empire par une statue de Napoléon Ier par Auguste Dumont.

Activité de mécène

modifier

Charles Crozatier a institué par legs un prix portant son nom qui est décerné sur concours chaque année à tout élève architecte, sculpteur ou peintre de l'école municipale du Puy désirant poursuivre ses études à Paris. Le lauréat perçoit une allocation de 2 170 francs pendant trois ans, à laquelle la ville du Puy ajoute une indemnité provisoire de 2 830 francs.

Parmi les lauréats :

Dans le même testament, il crée un prix d'encouragement pour récompenser le bronzier ciseleur le plus talentueux.

Parmi les lauréats :

Hommages

modifier

Bibliographie

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ Jean-Baptiste-Maxime Vibert, Musée du Puy. Catalogue de la section des beaux-arts. Peinture, dessin, gravure et sculpture., Le Puy, impr. de M.-P. Marchessou, , 135 p., p. 62
  2. ↑ Association des Amis du Père Lachaise, « Monastère Sainte-Walburge » [archive du ], sur appl-lachaise.net via Internet Archive (consulté le ).
  3. ↑ Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 118
  4. ↑ Cyrille Delangle, La graniterie du Pont de Miellin, Centre de Géologie Terrae Genesis, , 95 p. (lire en ligne), Pages 81 à 83
  5. ↑ Biographie sur le Site du musée Crozatier
  6. ↑ Journal des artistes 1827-1870 (ISSN 2021-3727)
  7. ↑ Dictionnaire biographique Charles Crozatier
  8. ↑ « The Louis XIV sculpture returns to Versailles » [archive du ], sur thearttribune.com via Internet Archive.
  9. ↑ Journal des artistes, Le célèbre Guttemberg, à qui le monde doit la découverte de l'imprimerie, va aussi avoir son monument à Mayence. Dans trois ans il y aura quatre siècles que ses premiers essais de lettres mobiles eurent lieu, et c'est à Mayence que s'est imprimé sa première Bible. Cette ville ouvre une souscription pour l'érection d'une statue à son illustre compatriote. Vaut mieux tard que jamais.

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :