Charles Etienne Ghigny

Charles Étienne baron Ghigny, baptisé le à la paroisse de Saint-Jacques de Coudenberg (Bruxelles)[1] dans les Pays-Bas autrichiens et mort le à Molenbeek-Saint-Jean en Belgique, est militaire de la Révolution française, colonel baron dans l'Armée impériale française, lieutenant-général dans l'armée hollandaise et général dans l'armée belge.

Charles Etienne Ghigny
Charles Etienne Ghigny
Charles Étienne Ghigny en tant que chef d'escadron du 2e régiment de hussards en 1803.

Naissance
Bruxelles, Pays-Bas autrichiens
Décès (à 73 ans)
Molenbeek-Saint-Jean, Belgique
Origine Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Allégeance Drapeau de la France France, Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau de la Belgique Belgique
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17881831
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l’Empire
Commandeur de la Légion d’honneur
Chevalier de Saint-Louis
Officier de l’ordre militaire de Guillaume

Biographie

modifier

Charles Ghigny est le fils d'Étienne Ghigny, modeste maréchal-ferrant à la rue Bodenbroek dans le quartier du Sablon à Bruxelles[2] et de Marie Anne Segher[1].

Il commence sa carrière comme volontaire en 1788 aux Pays-Bas autrichiens, et en , il s’engage dans les dragons français. Il est nommé sous-lieutenant en , et le , il reçoit son brevet de capitaine dans la légion belge. Il fait les campagnes de 1792 et 1793, à l’armée du Nord. Le , il devient chef d’escadron au 17e régiment de chasseurs à cheval, et il rejoint l’armée de Sambre-et-Meuse, où il fait les guerres de l’an II à l’an IV.

Le , il passe au 2e régiment de hussards, et lors d’une affaire qui a lieu dans le courant du même mois, à la tête de 2 escadrons, l’un du 2e régiment de hussards, l’autre du 3e régiment de chasseurs, il culbute les divisions de Rinski et de Raiser, fait prisonnier un capitaine et 25 cavaliers ennemis, reprend une pièce de canon, puis il effectue sa retraite sans avoir éprouvé la moindre perte. En , lors du passage du Rhin, avec 2 escadrons de son régiment, il charge un bataillon du régiment du prince Charles et 2 escadrons du régiment d’Alberck, fait prisonnier le bataillon entier et s’empare de 3 pièces de canon.

En l’an X et en l’an XI, il sert à l’armée de Hanovre, puis en l’an XII et en l’an XIII, à l’armée des côtes de l’Océan. Le , il est nommé major au 1er régiment de hussards, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . De l’an XIV à 1806, il est attaché à l’armée d’observation, et de 1807 à 1809, aux armées des côtes de l’Océan et du Nord. En 1810, il rejoint l’armée d’Espagne, et il se distingue le à La Roca, où suivi de 3 compagnies d’élite, il enfonce un carré d’environ 4 000 hommes, fait 500 prisonniers et met le reste en déroute.

Il est promu colonel le , du 12e régiment de chasseurs à cheval, et il rejoint la Grande Armée pour les campagnes de 1812 et 1813 en Russie et en Saxe. Il est fait officier de la légion d’honneur le , et il est créé baron de l’Empire le suivant. En 1814, il participe à la campagne de France, et il reçoit la croix de commandeur de la Légion d’honneur le . Lors de la Première Restauration, le roi Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le , et il donne sa démission le .

Le , il est intégré dans l’armée des Pays-Bas avec le grade de colonel, et le suivant il est promu major-général commandant une brigade de cavalerie. Le , il combat à la bataille de Waterloo, et le lendemain il prend le commandement de la division de cavalerie légère du général Van Merlen tué lors des combats du 18. Il est fait officier de l’ordre militaire de Guillaume en récompense de sa belle conduite à se mémorable combat. Le , il commande les troupes de la province de Liège, et le , il est élevé au grade de lieutenant-général, commandant du 3e commandement militaire. Le , il passe au service de la Belgique avec le grade de général de division, et il est admis à la retraite peu de temps après en raison d’une santé fragile. Il meurt le , à Molenbeek-Saint-Jean.

Il a été inhumé au cimetière de Jette[2] .

Dotations

modifier
  • Dotation de 1 000 francs de rente annuelle sur le Mont-de-Milan le .

Armoiries

modifier
Figure Nom du baron et blasonnement
Armes du baron Charles Étienne Ghigny et de l'Empire, décret du 28 septembre 1813, commandeur de la Légion d'honneur

D’azur à trois tours de sable crénelées et maçonnées d’or, posées 2.1, surmontées chacune d’un lion de gueules, celui du chef à dextre contourné : au franc-quartier des barons militaires.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Acte de naissance
  2. 1 2 « Au Musée de l'Armée », L'Indépendance Belge, , p. 4

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640 p. (lire en ligne), p. 357.
  • « Cote LH/1128/14 », base Léonore, ministère français de la Culture
  • « La noblesse d’Empire » (consulté le )
  • Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 2, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 233.
  • Emile Bousman, Notice biographique sur le lieutenant-Général Baron Ghigny, G. Stapleaux, .

Liens externes

modifier