Charles Favre
Charles Favre, né le à Lausanne, est un médecin et une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.
| Charles Favre | |
Portrait de Charles Favre (2007) | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller national | |
| – | |
| Législature | 46e à 48e |
| Conseiller d'État du canton de Vaud | |
| – | |
| Élection | 20 mars 1994 |
| Réélection | 15 mars 1998 |
| Législature | 1994-1998 et législature 1998-2002 |
| Député au Grand Conseil du Canton de Vaud | |
| – | |
| Législature | 1990-1994 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lausanne |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Parti radical-démocratique |
| Profession | Médecin généraliste |
| modifier |
|
Biographie
modifierCharles Favre naît le à Lausanne, dans le canton de Vaud. Il est originaire de Saint-Barthélemy, dans le même canton[1] et vit à Échallens, dans le même district, dans l'ancienne maison du conseiller d'État, conseiller national et conseiller aux États radical Gabriel Despland[2].
Ses parents sont fonctionnaires et il a une sœur cadette[3].
Après le gymnase au CESSNOV, à Yverdon, de 1974 à 1977 en section scientifique[4], il fait des études de médecine à l'Université de Lausanne, dont il sort diplômé en 1983[5]. Il ouvre son cabinet de médecine générale en 1987 à Échallens[3].
Il a le grade d'appointé à l'armée[1].
Il est marié depuis le et père de trois enfants. Sa femme, d'origine biennoise, est laborantine et travaille dans son cabinet jusqu'à son élection au Conseil d'État[2].
Parcours politique
modifierDébut de carrière politique
modifierMembre du comité directeur du parti radical suisse et président de la commission finances et fiscalité de son parti, il est successivement élu conseiller communal à Échallens de 1985 à 1994, député au parlement vaudois de 1990 à 1994 et vice-président du Parti radical vaudois en 1993 et 1994.
Conseiller d'État
modifierEn , il est choisi par son parti comme candidat au Conseil d'État, le gouvernement cantonal, pour succéder à Pierre Cevey, qui ne souhaite pas se représenter[6]. Il se présente sur une liste d'entente avec deux autres radicaux, un libéral et un UDC[6]. Il termine en quatrième position lors du premier tour, le , et manque la majorité absolue de 498 voix[7]. Le , il est finalement élu, arrivant deuxième du second tour[8]. Fait particulier, Charles Favre est le premier conseiller d'État du canton de Vaud catholique depuis François-Nicolas Longchamp en 1809[9].
Il reprend alors le Département de la prévoyance sociale et des assurances[10]. En novembre de la même année, il préside les premiers États généraux de la famille[11]. En 1995, il initie le remplacement du Bouton d'Or, une aide vaudoise destinée aux chômeurs de longue durée, par un Revenu minimum de réinsertion[12].
En , il quitte le Département de la prévoyance sociale et des assurances pour reprendre le Département des finances après que le chef de ce dernier, Pierre-François Veillon, doit l'abandonner à la suite d'un scandale de notes de frais dans une entreprise de consultants engagée par le département pour mettre sur pied un programme d'économie[13]. En tant que responsable des finances, il participe au Conseil de direction politique de la Nouvelle Péréquation financière (NPF) de la Confédération, chargé de mettre sur pied cette dernière[14].
En 1998, il se présente pour un deuxième mandat de Conseiller d'État lors des élections cantonales[15]. Il est élu au premier tour, le , terminant en tête avec 51% des voix[16]. Il conserve la direction du Département des finances[17]. Le de la même année, le projet de frein à l'endettement qu'il portait est rejeté par la population vaudois[18]. En 1999, il obtient raison au Tribunal fédéral contre le canton de Genève à propos de l'imposition de pendulaires[19].
La fin de son second mandat est assombrie par le mauvais état persistant des finances cantonales, qui vaut au canton de Vaud une dernière place dans un classement des cantons réalisé par l'IDHEAP, et la révélation de l'existence d'importants crédits douteux à la Banque cantonale vaudoise[20],[21].
En , Charles Favre annonce qu'il ne se représentera pas aux élections cantonales de 2002 et quitte donc le Conseil d'État en été 2002[22], après l'avoir présidé à deux reprises, en 1997 et 2001. Son collègue de parti Pascal Broulis lui succède à la tête des finances[23].
Conseiller national
modifierEn 1999, alors qu'il est encore Conseiller d'État, Charles Favre se présente aux élections fédérales et est élu Conseiller national le [24]. Il y est membre de la commission permanente de l’économie et des redevances de 1999 à 2011 et préside cette commission pendant quelques mois en 2005[25].
En 2002, il combat à la fois l'initiative de l'Union démocratique du centre voulant reverser le produit de la vente de l'or de la Banque nationale suisse à l'Assurance-vieillesse et survivants (AVS) et le contre-projet du Conseil fédéral souhaitant partager ce produit l'AVS, les cantons et la Fondation suisse solidaire[26]. Il est suivi par la population suisse qui refuse les deux objets le [27].
En 2003, une étude le classe comme le conseiller national radical romand le plus à droite avec le Neuchâtelois Claude Frey[28]. En 2004, il se porte candidat au poste de vice-président du Parti radical-démocratique[29]. C'est finalement Léonard Bender qui est choisi le par 143 voix contre 66 à Charles Favre et 44 à Damien Cottier[30]. Il est en revanche nommé au comité directeur restreint du parti par le président Rolf Schweiger[30].
Lors des élections fédérales de 2007, il se présente au Conseil des États, la chambre haute du parlement fédéral[31]. Il arrive en tête au premier tour, sur la même liste que l'UDC Guy Parmelin, mais sans obtenir la majorité absolue[31]. Il est toutefois battu au second tour par la socialiste Géraldine Savary et l'écologiste Luc Recordon et continue donc à siéger au Conseil national où il a été réélu[32].
En 2011, il ne se représente pas au Conseil national[33].
Mandats économiques
modifierEn plus de ses mandats politiques, il est également membre du comité directeur de l'Union Patronale Suisse, président du Conseil d'H+ Les Hôpitaux de Suisse, et membre du conseil d’administration des sociétés MedicalHeat SA, et Bioring SA.
Notes et références
modifier- 1 2 « Biographie de Charles Favre », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
- 1 2 Chantal Tauxe, « Le candidat Charles Favre habite déjà la demeure d'un conseiller d'État », 24 heures, , p. 13 (lire en ligne)
- 1 2 Laurent Busslinger, « L'exigeant Charles Favre, radical si peu vaudois », 24 heures, , p. 42 (lire en ligne)
- ↑ Frédéric Ravussin, « Cinq personnalités racontent leurs années CESSNOV »
, 24 heures, (consulté le ) - ↑ « Favre, Charles », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
- 1 2 « Élections vaudoises: entente maintenue », L'Express, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « La majorité de droite vacille », L'Express, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ « À quartre contre trois », L'Express, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ Gilbert Marion, « Longchamp, François Nicolas » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ « Exécutif vaudois: surprises », L'Express, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « La Bulle fait escale », L'Express, , p. 21 (lire en ligne)
- ↑ « Chômeurs en fin de droit: Vaud innove », L'Express, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ « Veillon lâche les finances », L'Express, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Péréquation: réforme en bonne voie », L'Express, , p. 15 (lire en ligne)
- ↑ « Vaud - Un combat de blocs pour dominer le Conseil d'État », L'Express, , p. 13 (lire en ligne)
- ↑ « Vaud - Trois élus de droite, la gauche en embuscade », L'Express, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Vaud - L'État réorganisé », L'Express, , p. 15 (lire en ligne)
- ↑ « Votations cantonales - Vaud rejette le frein à l'endettement », L'Express, , p. 14 (lire en ligne)
- ↑ « Pendulaires - Genève déboutée », L'Express, , p. 18 (lire en ligne)
- ↑ « Finances - Neuchâtel juste devant Vaud », L'Express, , p. 16 (lire en ligne)
- ↑ « Coup de balais vaudois », L'Express, , p. 37 (lire en ligne)
- ↑ « Charles Favre sur le départ », L'Express, , p. 35 (lire en ligne)
- ↑ « Répartition des départements: la continuité », L'Express, , p. 38 (lire en ligne)
- ↑ François Nussbaum, « National - Triomphe UDC, mais les autres grands perdent peu », L'Express, , p. 15 (lire en ligne)
- ↑ « Charles Favre », sur www.parlament.ch (consulté le )
- ↑ François Nussbaum, « "Coquille vide à 250 millions par an" », L'Express, , p. 28 (lire en ligne)
- ↑ Edgar Bloch, « Charles Favre satisfait », L'Express, , p. 31 (lire en ligne)
- ↑ François Nussbaum, « La Suisse a perdu du temps », L'Express, , p. 21 (lire en ligne)
- ↑ « Parti radical », L'Express, , p. 3 (lire en ligne)
- 1 2 Erik Reumann, « Un vice-président surprise », L'Express, , p. 18 (lire en ligne)
- 1 2 François Nussbaum, « Le Conseil des États reste plutôt stable », L'Express, , p. 15 (lire en ligne)
- ↑ Edgar Bloch, « Vaud met sur orbite des sénateurs de gauche », L'Express, , p. 25 (lire en ligne)
- ↑ « Un agenda électoral toujours plus pénible pour les Vaudois », L'Express, , p. 18 (lire en ligne)
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :