Charles Le Myre de Vilers
Charles Marie[1] Le Myre de Vilers né le à Vendôme et mort le à Paris, est un diplomate et homme politique français. Il fut gouverneur de la Cochinchine (et ministre plénipotentiaire en Annam) et résident général de Madagascar.
| Charles Le Myre de Vilers | |
Charles Le Myre de Vilers en 1894. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (12 ans, 5 mois et 19 jours) |
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| Élection | 12 décembre 1889 |
| Réélection | 20 août 1893 8 mai 1898 |
| Circonscription | Cochinchine française |
| Législature | Ve, VIe et VIIe (Troisième République) |
| Prédécesseur | Henry Ternisien |
| Successeur | François Deloncle |
| Gouverneur de la Cochinchine française | |
| – (3 ans et 4 mois) |
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| Prédécesseur | Louis Charles Georges Jules Lafont |
| Successeur | Charles Thomson |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vendôme |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Diplomate |
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Biographie
modifierCharles-Marie Le Myre de Vilers naquit à Vendôme , dans le Loir-et-Cher, le . Ses parents étaient Cyprien Le Myre de Vilers, colonel de cavalerie, et Claire Hême (1808-1848). Entré à l'École navale en 1849, il fit une carrière de marin jusqu'à son entrée dans le corps préfectoral en 1861.
Le , il épousa Isabelle Hennet (née en 1841) à Paris. De leur union naquirent Hélène (Madame de Crousnilhon 1864-1933), Jean (1866-1934) et Madeleine (Comtesse Georges de Massol de Rebetz 1870-1894).
Il fut sous-préfet de l'arrondissement de Joigny en 1863, sous-préfet de Bergerac en 1867 et Alger en 1869.
Durant la guerre de 1870, il reprend ses fonctions de marin et sert comme aide de camp de l'amiral La Roncière, s'illustrant lors du siège de Paris. Pour sa conduite durant le siège, il est décoré de la Légion d'honneur le . Il quitte la marine un mois plus tard et réintègre l'administration préfectorale.
Il est nommé préfet de la Haute-Vienne, en .
Il est gouverneur de Cochinchine et ministre plénipotentiaire à la Cour d'Annam. Il élabore un code pénal, des conseils d'arrondissement, le conseil municipal de Saïgon, s’attelle à la construction d'infrastructures et à séparer le pouvoir militaire de l'administration civile.
Il est nommé résident général à Madagascar le sous le Gouvernement de Freycinet III avant de se retirer pour se présenter aux élections législatives.
Il effectue plusieurs mandats comme député de la Cochinchine[2] :
- 12/12/1889 - 14/10/1893 : Cochinchine française,
- 20/08/1893 - 31/05/1898 : Cochinchine française,
- 08/05/1898 - 31/05/1902 : Cochinchine française.

Au cours de ses mandats, il s'occupe encore des affaires des colonies, essayant d'éviter la guerre avec Madagascar et lorsque cela fut impossible, il soutint le général Galliéni et l'abolition de l'esclavage.
Il est élu en 1909 président de la Société antiesclavagiste de France fondée en 1888.
Carrière civile
modifierUne fois retiré des affaires, il s'implique dans la Société de géographie, milite contre l'esclavagisme et crée une mission avec Pasteur contre la maladie du sommeil.
Distinctions
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Grand officier de la Légion d'honneur (22 aout 1888)[1]
Écrits
modifier- Notes sur la situation financière du département de la Haute-Vienne, Limoges, impr. de Chapoulard frères, 1877.
- "Organisation administrative de l'Indochine française. Projet de rapport au président de la République", manuscrit, avant-projet par Noël Pardon, .
- Rapport fait au nom de la commission de la marine, chargée d'examiner le projet de loi portant organisation du cadre des officiers de la marine et des équipages de la flotte, par M. Le Myre de Vilers,... , Paris, Motteroz, 1891.
- Lettre de M. Le Myre de Villers à ses électeurs de Cochinchine pour leur rendre compte de son mandat de député, Paris, librairies-imprimeries réunies, 1893.
- Rapport fait au nom de la Commission de la Marine chargée d'examiner le projet de loi sur la composition des équipages des bâtiments naviguant au cabotage international dans les mers de l'Extrême-Orient, par M. Le Myre de Vilers,..., Paris, Motteroz, 1897.
- Conférence sur les voyages d'explorations maritimes au XIXe siècle, manuscrit, vers 1905.
- Les institutions civiles de la Cochinchine (1879-1881), Paris, Éditeur Paul, 1908.
- Les Affaires du Tonkin, 1873-1883", manuscrit, vers 1910.
- Discours d'inauguration du Musée Pigneau de Béhaine, évêque d'Adran, Paris, vers 1914
Notes et références
modifier- 1 2 « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ fiche de l'Assemblée nationale
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Auguste Pavie, Le Myre de Vilers, 1833-1918, Edouard Leroux, Paris, 1918, 31p.
- Guillaume Grandidier, Le Myre de Vilers, Duchesne, Galliéni : Quarante années de l'histoire de Madagascar 1880-1920, Paris, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales,
- Jacques Binoche, « Le rôle des parlementaires d'outre-mer dans la conquête de Madagascar (1871-1897) », Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, t. 22, no 3, , p. 416-432 (lire en ligne)
- Amos Hongla, « Les Députés coloniaux et l'adoption du protectionnisme par la France en 1892 », Outre-Mers. Revue d'histoire, no 241, , p. 519-532 (lire en ligne)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la recherche :
