Charles Belhague

général français

Charles Belhague, né le à Villeneuve-Saint-Georges et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

 Charles Belhague
Charles Belhague
Le général Belhague en 1932.

Nom de naissance Charles Louis Joseph Belhague
Naissance
Villeneuve-Saint-Georges
Décès (à 70 ans)
Neuilly-sur-Seine
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Années de service 18901940
Conflits Madagascar,
Révolte des Boxers,
Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Médaille militaire (1939)
Grand-croix de la Légion d'Honneur (1936)

Il est inspecteur général du génie pendant l'entre-deux-guerres et à ce titre préside la Commission d'organisation des régions fortifiées qui conçut la ligne Maginot.

Biographie

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Charles Belhague est né à Villeneuve-Saint-Georges (alors dans le département de Seine-et-Oise) d'un père marchand boucher.

Début de carrière militaire

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Engagé volontaire et polytechnicien le . Il sort de l'École d'application de l'artillerie et du Génie le avec le grade de lieutenant. Il rejoint le 6e régiment du Génie d'Angers et reçoit des félicitations pour les services rendus lors de la revue du Tsar en 1896. Puis il embarque pour Madagascar en 1897 ; en 1899, il est promu au grade de capitaine, et est affecté hors cadre à l'état-major d'occupation de l'île. En 1900, il est rapatrié pour fin de séjour. Ensuite il embarque la même année pour la Chine pour être employé aux travaux de débarquement jusqu'au durant la campagne contre les Boxers. Pendant son séjour, il est employé tour à tour à Pékin, à la construction de la voie ferrée de Hon Kon Kiao[Où ?], à Pékin, puis en mission vers le Yang Tsé. Il quitte la Chine en 1901. De retour en France, la tête pleine de souvenirs, il reste en congé pendant trois mois, et occupe plusieurs postes moins intéressants que ceux qu'il avait connus. Muté en 1902, il devient professeur adjoint de fortification. Il passe au cadre de cette école en 1903. Promu chef de bataillon en 1909, sa carrière se déroule, depuis quelque temps déjà, au sein des états-majors et de l'École supérieure de guerre. La Première Guerre mondiale mettra fin à ces fonctions.

Première Guerre mondiale

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Au , il rejoint l'état-major de l'armée. Lieutenant-colonel en 1915, il est sous-chef d'état-major de la 1re armée à la veille de l'offensive de la Woëvre. Le , l'armée l'écarte de son arme d'origine et le nomme à la tête du 162e régiment d'infanterie engagé dans la Bataille de la Somme. Il y est bien noté malgré les pertes énormes subies par les alliés : « Bien que commandant le 162e régiment d'infanterie depuis cinq jours au moment de sa montée en ligne, il a su obtenir de ses troupes un rendement maximum pendant la fatigante période de 17 jours en ligne. Par son activité inlassable, son énergie et le courage froid avec lequel il s'occupait des moindres détails, est arrivé à faire construire par ses unités fatiguées une parallèle de départ pour l'attaque du 1er novembre 1916. » Il est nommé sous-chef d'état-major du général adjoint au commandant en chef en 1917. Le , il est blessé d'un éclat d'obus et passe chef d'état-major, promu colonel. Le , il reçoit le commandement par intérim de l'infanterie du 30e corps d'armée.

Entre-deux-guerres

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En 1919, il commande l'infanterie de la 36e division. Puis directeur des études de l'école supérieur de la guerre. 1920 : général de brigade, il sert à l’École supérieure de guerre jusqu'au , date à laquelle il reçoit le commandement de l'infanterie de la 36e division[pas clair].

Le , il revient dans son arme d'origine avec le commandement de la brigade des chemins de fer. Le , il prend les fonctions de directeur du génie militaire, du gouvernement militaire de Paris et de commandant supérieur des troupes et services de communication. il est nommé général de division le . Le , il est nommé membre du comité technique du génie. Le , il est nommé inspecteur général du génie et des fortifications et président du comité technique du génie (après de nombreuses tractations, luttes d'influences et exigences de la part des autres armes)[réf. nécessaire] de l'armée, il préside la Commission d'organisation des régions fortifiées (CORF), après le général Fillonneau, ainsi qu'à la création de la ligne Maginot et des ouvrages fortifiés des Alpes. C'est Filloneau qui l'imposait par l'intervention de Pétain.

Belhague est nommé membre du Conseil supérieur de la guerre en 1931, reconduit dans ses fonctions en 1933, précisément à L'Inspection générale et au Comité technique du Génie : il délègue alors de plus en plus ses pouvoirs aux inspecteurs généraux du génie. Le général d'armée Huré de retour de Tchécoslovaquie et qui avait aidé à la construction de la ligne tchèque est appelé à lui succéder. Le général Gamelin, alors chef d'état-major des Armées, confronté à la neutralité belge voyait d'un bon œil ce retour providentiel.

Le , le général Belhague est placé dans la section de réserve puis élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le , et nommé inspecteur général honoraire du génie.

Il se consacre à la rédaction d'ouvrages, qui le disculpent des dépassements de budget, du manque de fonds, pour les autres armes, faisant retomber sur ses anciens subordonnés l'ensemble des erreurs. N'avait-il pas fait preuve d'un courage froid de calcul lors de la guerre de 1914 malgré la fatigue de ses hommes, et les pertes couteuses qui en découlaient, afin de préparer la contre-offensive ?[réf. nécessaire]

Il est rappelé à l'activité le et décoré de la médaille militaire le de la même année.

Seconde Guerre mondiale

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De à , il préside la commission d'étude des zones fortifiées. Pendant le mois de , il est inspecteur général des régions de l'Ouest, puis il cesse toute activité militaire. Il meurt à Neuilly-sur-Seine le .

Décorations

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Notes et références

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Voir aussi

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