Charles Maximilien de Belleforière

militaire français

Charles Maximilien de Belleforière de Soyécourt (vers 1619-1679), était un noble picard familier de Louis XIV.

Charles Maximilien de Belleforière
Charles Maximilien de Belleforière

Naissance vers 1619
Décès
Allégeance roi de France
Arme Infanterie et cavalerie
Grade Maréchal de camp et maître de camp de cavalerie
Commandement Gouverneur de Rue
Conflits Guerre de Trente Ans et Guerre de Dévolution
Faits d'armes Bataille de Lens (1648)
Distinctions chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions grand maître de la garde-robe et grand veneur de France

Emblème

Biographie

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Famille

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Charles Maximilien de Belleforière était le fils aîné et héritier de Antoine Maximilien de Belleforière, marquis de Soyécourt, et de Judith de Mesme. Il fut marquis de Soyécourt, baron d'Itres, comte de Tilloloy et Tupigny, seigneur de Roye et de Guerbigny et autres lieux. Il embrassa la carrière des armes.

Il épousa par contrat du , Marie-Renée de Longueil - fille du second président au Parlement de Paris, surintendant des finances, chancelier de la reine-mère Anne d'Autriche - dont il eut trois enfants :

  • Jean Maximilien de Belleforière-Soyécourt (après 1656-), colonel du Régiment de Vermandois, tué à la Bataille de Fleurus, pendant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg,
  • Adolphe de Belleforière-Soyécourt (après 1656-), capitaine-lieutenant des gendarmes du Dauphin, tué lui aussi à la bataille de Fleurus, et
  • Marie-Renée de Belleforière, seule héritière après la mort de ses frères, qui épousa, le , Thimoléon Gilbert de Seiglière, réalisant ainsi l'union des deux familles.

Carrière militaire

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En 1648, il se distingua à la bataille de Lens et en 1652, il leva un nouveau régiment de Soyécourt. Il fut gouverneur de la ville et de la citadelle de Rue ()[1].

Le , il fut nommé Maréchal de camp puis grand maître de la garde-robe le de la même année. En 1661, il devint maître de camp de cavalerie et fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit ()[1].

Un courtisan

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Le , il fut pourvu de la charge de grand veneur de France sur démission du chevalier Louis de Rohan (Montbazon) et devint ainsi l'un des six grands officiers de la couronne. Familier de la cour, il garda la faveur de Louis XIV qui fit de lui son aide de camp lors des sièges de Tournai, Douai et Lille (1667) au cours de la Guerre de Dévolution.

Molière se serait inspiré de Charles Maximilien pour le personnage de Dorante dans sa comédie-ballet, Les Fâcheux. C'était le courtisan par excellence par son adresse, la distinction de ses manières, son originalité, sa magnificence[2].

Il mourut à Paris le et fut enterré aux grands Augustins. Sa veuve mourut en son château d'Amy, en Picardie, le [1].

Ses armes étaient de sable semé de fleurs de lys d'or.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Père Anselme, Hist. de la maison royale de France, to 8 (1733), p 734-39 (Bellefouriere, généalogie).
  • Aurélien Marty, Tilloloy : son église, son château, Montdidier, SERHAM, , 46 p. (ISBN 978-2-951-32203-5)

Liens internes

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Père Anselme (op. cité), 8-734 et 737.
  2. Aurélien Marty, Tilloloy : son église, son château, Montdidier, SERHAM, , 46 p. (ISBN 978-2-951-32203-5)