Charles Sadron
Charles Sadron, né le à Cluis (Indre) et mort le à Orléans[1], est un physicien français spécialisé dans les macromolécules biologiques.
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Charles Louis Sadron |
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Biographie
modifierCharles Sadron est le fils de Jacques Sadron, né à Prissac (Indre) le et mort à Châteauroux en , instituteur, puis directeur de la Caisse d'assurance sociale locale[2].
Professeur à la Faculté des sciences de l'université de Strasbourg, repliée en à Clermont-Ferrand, et engagé dans la Résistance, Charles Sadron est arrêté lors de la rafle du 25 novembre 1943 et déporté à Buchenwald en puis à Dora de à . Lors d'une tournée à l'usine, Wernher von Braun lui propose de travailler avec lui, mais Charles Sadron refuse.
En 1945, Sadron devient titulaire de la chaire de physique générale à l'université de Strasbourg. Il crée en 1947 le Centre d’étude de physique macromoléculaire (renommé en 1954 Centre de recherche sur les macromolécules, CRM), dont il restera directeur jusqu’en 1967.
De 1961 à 1975, il est le premier titulaire de la chaire de biophysique au Muséum national d'histoire naturelle à Paris. De 1960 à 1968, il assume la présidence de l'Union rationaliste. En 1967, il prend la direction du Centre de biophysique moléculaire du tout nouveau campus CNRS d'Orléans[3] ; en 1974, Claude Hélène, l'un de ses élèves, lui succède.
Charles Sadron est le premier lauréat du prix Holweck, décerné par la British Physical Society en 1946.
Il est enterré au cimetière de Châteauroux.
Hommages
modifierL’institut Charles-Sadron (ICS), né du regroupement du CRM et de l’École d’application des hauts polymères, est un laboratoire propre du CNRS (UPR22), associé à l’université de Strasbourg.
À Orléans la Source, son nom a été donné à une rue proche du Centre de biophysique moléculaire et à la salle de conférences du campus du CNRS en 1991.
Distinctions
modifierIl est reconnu « déporté résistant »[4].
Commandeur de la Légion d'honneur par décret du [5] ;
Médaille de la Résistance française par décret du [6].
Publications
modifier- Dynamic aspect of conformation changes in biological macromolecules, Reidel, 1973.
- De l'université aux camps de concentration : témoignages strasbourgeois, Presses universitaires de Strasbourg, 1947 : ouvrage collectif, dans lequel Sadron est l'auteur d'un chapitre (pages 177 à 231 de la 4e édition, 1996) racontant sa déportation au camp de Dora, intitulé À l'usine de Dora. Cet ouvrage est accessible sur Internet[7].
Notes et références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Christine Méry-Barnabé, Célèbres en Berry, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2006, p. 231.
- ↑ Dossier de carrière au CNRS conservé aux Archives nationales sous la cote 20070296/481.
- ↑ Titres, homologations et services pour faits de résistance, « Sadron Charles Louis », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Liste unique des décorés, « Sadron Charles Louis », sur archives.legiondhonneur.fr (consulté le )
- ↑ Base des médaillés de la résistance, « Sadron Charles Louis », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Charles Sadron, « À l'usine de Dora », dans De l'université aux camps de concentration : témoignages strasbourgeois, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, , 4e éd. (1re éd. 1989), x + 564 p. (ISBN 2-86820-714-6, lire en ligne), p. 177-231.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Christine Méry-Barnabé, Célèbres en Berry, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2006, p. 231.
- Hélène Bigot (dir.), Jean-Claude Richez (dir.) et Léon Strauss (dir.), Résistantes et résistants strasbourgeois, Strasbourg, , 226 p. (ISBN 978-2-493781-33-8, ISSN 2970-0108), p. 142.
- Laurent Thiery (dir.) (préf. Aurélie Filippetti), Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora : Camp de concentration et d'extermination par le travail, Paris, Le Cherche-Midi, , 2 414 p. (ISBN 978-2-7491-6473-1, BNF 46633664), p. 2039.
Liens externes
modifier- Archives conservées par :
- Service historique de la Défense - site de Vincennes (GR 16 P 529665)
- Service historique de la défense - site de Caen (SHD/ AC 21 P 668795)
- Ressource relative aux militaires :
- Ressource relative à la recherche :