Charles Schneider (résistant)

résistant français en Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale

Charles Schneider, né le à Altwiller et mort le à Strasbourg, est un résistant français, membre du Front de la Jeunesse d'Alsace.

Charles Schneider
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Biographie
Naissance
Décès
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StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
RellermannVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Conflit
Distinctions

Téléphoniste à la préfecture, il met son poste au service d'une filière d'évasion de prisonniers de guerre et fournit à la Résistance renseignements et faux papiers dans l'Alsace annexée de fait. Arrêté début 1943, il est condamné à mort par le tribunal du peuple et fusillé à Strasbourg.

Biographie

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Charles Schneider exerce les fonctions de téléphoniste à la préfecture du Bas-Rhin, détaché auprès du commissariat de Strasbourg. Dans l'Alsace annexée de fait, il est affecté à la Polizeiabteilung de la Zivilverwaltung (« la section de police de l'administration civile »), au service des pièces d'identité. Depuis ce poste, il dérobe quantité de formulaires vierges et devient l'un des principaux informateurs du réseau[1].

Il adhère au Front de la Jeunesse d'Alsace, mouvement fondé en par Alphonse Adam et Robert Kieffer, où il agit comme agent de renseignement. Il prend part à la filière d'évasion du réseau, qui achemine vers la zone libre des prisonniers de guerre français et alliés échappés des Stalags et des Oflags. Charles Schneider loge des fugitifs à son domicile et aide à les nourrir et à les vêtir, malgré les restrictions imposées par le régime nazi. Il confectionne de faux papiers et diffuse des tracts destinés à démoraliser les troupes allemandes[2],[3],[1].

Le , alors qu'il cherche à passer en Suisse avec Alphonse Adam et Robert Kieffer, il est appréhendé par la Gestapo à leur arrivée en gare de Waldshut, du côté badois de la frontière. Incarcéré à Strasbourg, il rejoint dès le lendemain le camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Le , on le conduit à Mulhouse, puis à Bühl, avant un ultime retour à Strasbourg. Soumis à de rudes interrogatoires, il refuse de livrer quoi que ce soit sur le réseau[2].

Le Volksgerichtshof (« tribunal du peuple »), présidé par Roland Freisler et réuni à Strasbourg, le juge les 6 et  ; la peine capitale est prononcée le , frappant également cinq de ses camarades. Des condamnations à mort prononcées lors de procès précédents n'avaient pas été suivies d'exécution ; cette fois, le Gauleiter Robert Wagner arrache à Berlin une exécution sans délai, pour répondre aux démonstrations patriotiques françaises du dans la ville. L'exécution a lieu le , à cinq heures du matin, au stand de tir, sur l'île aux Épis, non loin du pont du Rhin ; Charles Schneider est fusillé avec Alphonse Adam, Robert Kieffer, Robert Meyer, Joseph Seger et Pierre Tschaen. Les six dépouilles sont incinérées au crématorium de la Robertsau, leurs cendres sont ensuite répandues dans le canal de la Marne au Rhin voisin[3],[2].

Reconnaissance

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Son nom figure sur la stèle des fusillés du FJA à proximité du Pont de l'Europe, reliant Strasbourg à Kehl.

Distinctions

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Charles Schneider est reconnu « déporté résistant »[4].

Notes et références

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  1. 1 2 Rudolph 2024, p. 806.
  2. 1 2 3 Maitron.
  3. 1 2 Le Normand 2016.
  4. ↑ Base des déportés-résistants, « Schneider Charles », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  5. ↑ Base de données Léonore, « Schneider Charles », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  6. ↑ Base des médaillés de la résistance, « Schneider Charles », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Luc Rudolph, 5000 policiers en Résistance : Répertoire de la Résistance policière (1940-1945), Neuvic-sur-l'Isle, Les Livres de l'Îlot, , 1759 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Eric Le Normand, Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA) (ill. Christophe Clavel), La Résistance des Alsaciens, Paris, Fondation de la Résistance, Département AERI, (ISBN 978-2-915742-32-9). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Léon Strauss, « Schneider Charles », sur Le Maitron, (consulté le ) Document utilisé pour la rédaction de l’article.

Articles connexes

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Liens externes

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