Charles des Nos

militaire français

Charles des Nos, comte Desnotz (or Desnots, des Nos, des Nots, d'Esnots, comte de Forbonest, né vers 1645 et mort le , est un officier de marine et administrateur colonial français, gouverneur de la Martinique, vice-roi des Isles d'Amérique et Gouverneur et Lieutenant général des Isles sous le Vent.

Charles des Nos
Biographie
Naissance
Décès
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
René des Nos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Conflit
Blason.

Biographie

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Famille

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Charles des Nos est né vers 1645[1]. La famille des Nos était une famille chevaleresque d'origine bretonne établie en Mayenne au XVIIe siècle[2]. Cette famille a fourni plusieurs officiers supérieurs à la Marine royale française parmi lesquels comte de Champmeslin (v. 1653-1726), lieutenant général des armées navales.

Charles des Nos était seigneur de Moussay, de Forbois (Ernée), de Val en Larchamp et de Champrouzier en Saint-Pierre-des-Landes[2]. Son frère Gilles-Charles des Nos fit une carrière remarquable dans les forces navales et devint, en 1720, lieutenant général et commandant en chef de toutes les mers d'Amérique du Sud[2].

Début de carrière

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Le Soleil Royal en feu à la bataille de la Hougue, en 1692.

Il entre dans le service en 1669[3]. Le , il reçoit une commission d'enquête d'enseigne de vaisseau pour servir sur Le Trident, et le , devient lieutenant de vaisseau. Le , il devient capitaine de vaisseau[3]. Il épouse le à Brest, Madeleine Le Roy, fille d'Etienne Le Roy, commissaire général de la marine. Leur fils Charles-Pierre des Nos naît à Brest en 1677.

Bataille de Barfleur. Au centre, le Soleil Royal français entre un vaisseau hollandais et un vaisseau anglais. Tableau de Ludolf Bakhuizen, 1693.

En 1690, Charles des Nos préside un conseil de guerre. En 1692, Charles des Nos (1645-1701), comte des Nos de Forbonest, était Capitaine de vaisseau. Il commande Le Soleil Royal[1]. Il participa à la Bataille de Barfleur en , alors que Le Soleil Royal était le navire amiral de l'amiral comte de Tourville[4].

En 1694, après 25 ans de service, Charles des Nos devint chef d'escadre des armées navales de Provence'[2], à la mort du Marquis de la Porte[3]. Il fut fait chevalier de l'Ordre de Saint-Louis[5], le .

Gouverneur général des Antilles françaises

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Il remplaça le marquis d'Amblimont à la lieutenance générale des îles françaises de l'Amérique. Ce dernier étant décédé de la fièvre jaune à la Martinique le [5],[6]

Charles de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut avait été nommé lieutenant général par intérim le [5]. Charles des Nos a été nommé Gouverneur et Lieutenant général des Isles sous le Vent le et a été reçu à la Martinique le [5]

Charles des Nos résida à Fort Royal, en Martinique. L'imminence d'une guerre européenne était évidente, le duc d'Anjou venant de devenir roi de France et d'Espagne, et les autres puissances européennes ne permettant pas à une seule famille de détenir les couronnes de France et d'Espagne[7]. L'ancien gouverneur Nicolas de Gabaret avait installé la batterie Saint-Nicolas pour protéger la baie de Saint-Pierre. Charles des Nos ajouta onze canons supplémentaires à la batterie, qui fut rebaptisée au XVIIIe siècle « Batterie d'Esnotz »[8].

En juillet, Charles des Nos se rendit en Guadeloupe pour consulter le gouverneur Charles Auger et l'exhorter à commencer immédiatement les préparatifs de guerre[7]. Il promit à Charles Auger toute l'aide dont il aurait besoin[9].

Charles des Nos mourut de la fièvre jaune à la Martinique le et Guitaud fut nommé lieutenant général par intérim pour la quatrième fois[6]. Il fut enterré à l'église du Fort Royal.

Notes et références

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  1. 1 2 Philippe de Villete-Mursay, Mes campagnes de mer sous Louis XIV: avec un dictionnaire des personnages et des batailles, Broché, 1991.
  2. 1 2 3 4 « Charles des Nos », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)
  3. 1 2 3 Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774, 1990 Voir en ligne
  4. Jean-Claude Castex, Dictionnaire des batailles navales franco-anglaises Voir en ligne, Presses Université Laval, 2004. (ISBN 978-2-7637-8061-0)
  5. 1 2 3 4 Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l'Amerique sous le vent... Voir en ligne, 1784
  6. 1 2 James S. Pritchard, In Search of Empire: The French in the Americas, 1670--1730 Voir en ligne, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-82742-3)
  7. 1 2 Sidney Daney de Marcillac, Histoire de la Martinique: depuis la colonisation jusqu'en 1815 Voir en ligne, 1846. E. Ruelle
  8. Jean-Pierre Lange, Saint-Pierre : les canons de la batterie d'Esnotz, La Martinique du Pirate Voir en ligne
  9. R.P. Labat, Nouveau voyage aux isles de l'Amerique ... Voir en ligne, 1742

Voir aussi

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Sources et bibliographie

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Articles connexes

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