Chemosphere (maison)
La Chemosphere, ou résidence Malin du nom de son premier propriétaire, est une maison construite en à Los Angeles, en Californie, par l'architecte américain John Lautner, dans un style moderniste innovant.
| Chemosphere | ||||
La Chemosphere vue de la vallée qu'elle surplombe. | ||||
| Localisation | ||||
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| Situation | 7776 Torreyson Drive, Los AngelesCalifornie |
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| Coordonnées | 34° 07′ 39,2″ nord, 118° 22′ 07,6″ ouest | |||
| Géolocalisation sur la carte : États-Unis
Géolocalisation sur la carte : Californie
Géolocalisation sur la carte : Grand Los Angeles
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| Architecture | ||||
| Type | Maison | |||
| Style | Modernisme | |||
| Niveaux | 1 | |||
| Superficie | 200 m2 | |||
| Histoire | ||||
| Architecte | John Lautner | |||
| Commanditaire | Leonard Malin | |||
| Date d'érection | ||||
| Propriétaire | Benedikt Taschen | |||
| Protection | Monuments historiques et culturels de Los Angeles () | |||
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Description de la maison et de son environnement
modifierLe bâtiment s'élève sur le versant de Hollywood Hills surplombant la vallée de San Fernando, juste au-dessus de Mulholland Drive. Situé à l'adresse 7776 Torreyson Drive, il est desservi par un funiculaire[1].
La maison est constituée d'un unique étage prenant la forme d'un octogone de 18 mètres de diamètre, offrant 204 m2 de surface habitable, posé sur un pilier de béton creux de 9 mètres de haut et 1,5 mètre de diamètre[2]. Ce design original est la solution que Lautner a trouvée pour construire sur un terrain considéré par la plupart des architectes comme inconstructible du fait de sa pente de 45 degrés. Grâce à un piédestal de presque 6 mètres de diamètre, enterré et supportant le pilier, la maison a survécu à plusieurs séismes et pluies torrentielles[1].
Elle est parfois comparée à une soucoupe volante[1],[3],.
Propriétaires successifs
modifierLe premier propriétaire est Leonard Malin, un jeune ingénieur aérospatial, à qui son beau-père avait donné le terrain, généralement considéré comme inexploitable. Malin, malgré des moyens financiers limités, était résolu à vivre là[1].
Le deuxième propriétaire, le Dr Richard Kuhn, a été tué dans la maison en par deux cambrioleurs[4].

La maison a ensuite été louée pendant dix ans à qui souhaitait y mener des fêtes, au cours desquelles la décoration a subi des dégâts importants. En , l'intérieur était en mauvais état[1].
Depuis , elle appartient à l'éditeur Benedikt Taschen[5], qui l'a restaurée, ce qui lui a d'ailleurs valu un prix du Los Angeles Conservancy (en)[1].
Échos et culture populaire
modifierOuvrages de référence
modifierL''Encyclopædia Britannica qualifie en la Chemosphere de « most modern home built in the world » (« maison la plus moderne du monde »)[6], puis de : « octogonal wonder [...] sited on a steep hillside in an earthquake zone » (« merveille octogonale, située sur une colline escarpée dans une zone sismique »)[7].
Reconnaissance institutionnelle
modifierLa commission du patrimoine culturel de Los Angeles a reconnu la Chemosphere comme un des Monuments historiques et culturels de Los Angeles le [8].
Exposition
modifierLa maison est l'une des constructions de Lautner présentées dans l'exposition Between Earth and Heaven: The Architecture of John Lautner que le Hammer Museum de Los Angeles consacre en à l'architecte[9].
Presse
modifierLa maison a une des dix plus belles maisons de Los Angeles élues par les « experts » sondés par le Los Angeles Times en [10].
Répliques
modifierLe 10825 route 11 à Six Roads dans le Nouveau-Brunswick, au Canada, construit en par Yvon St-Cœur, est une réplique quasi exacte de la Chemosphere[11] mais située bien plus près du sol, et ne comprenant pas de funiculaire, mais un simple escalier en colimaçon.
D'autre part, le décor où apparaissent les invités de Current TV est une réplique exacte de l'intérieur de la Chemosphere.
Fictions
modifierLa Chemosphere apparaît dans plusieurs œuvres de fiction — séries télévisées, films, jeux vidéo, etc. :
Séries télévisées
modifier- Le bâtiment est utilisé pour la première fois dans une fiction en comme résidence futuriste dans l'épisode The Duplicate Man (saison 2, épisode 13, Le Double) de la série télévisée Au-delà du réel, d'après une nouvelle de science-fiction écrite par Clifford D. Simak. Les scènes d'extérieur ont été tournées sur place, tandis qu'un décor reproduisant l'intérieur de la maison a été construit pour les autres scènes.
- En , dans l'épisode Un poisson nommé Selma de la série télévisée Les Simpson, on découvre que le personnage de Troy McClure vit dans une maison similaire[12].
- Dans la série d'animation Les Jetson, dont la diffusion a commencé deux ans après la construction de la maison, tous les bâtiments sont de forme circulaire et reposent sur des piliers[13].
- Dans la série télévisée Perdus dans l'espace, le vaisseau spatial de la famille Robinson, le Jupiter 2, est similaire à la Chemosphere[13].
Cinéma
modifier- En , dans Body Double, la Chemosphere est la garçonnière prêtée par Sam, ami de Scully le personnage principal. Elle est visible à plusieurs reprises d'intérieur et extérieur, y compris depuis le bas du funiculaire servant à l'accès, lorsque Melanie Griffith quitte le bâtiment très énervée.
- En , dans le film Charlie et ses drôles de dames, elle appartient à un génie de l'informatique.
- En , la Chemosphere est visible dans le générique de fin du film À la poursuite de demain[14].
Jeu vidéo
modifierUn bâtiment similaire apparait en dans Grand Theft Auto: San Andreas (près du panneau « VINEWOOD », lui -même une parodie du panneau « HOLLYWOOD »), dans la ville fictive de Los Santos parodiant Los Angeles.
Littérature
modifier- Dans le comics Desolation Jones (en) de Warren Ellis, le personnage vit dans la Chemosphere[15].
- En , dans le roman Étoile morte de Ivan Zinberg, l'inspecteur Sean Madden vit dans la Chemosphere[16].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (en) Scott Timberg, « Eight sides to this story », Los Angeles Times, .
- ↑ (es) « Casa “Chemosphere” », Informes de la Construcción, vol. 17, no 165, (DOI 10.3989/ic.1964.v17.i165.4476, lire en ligne).
- ↑ (en) Paul Young, « Back to the Future »
, Los Angeles Magazine, , p. 79–83. - ↑ (en) Associated Press, « John Lautner, 'Technologist' Architect, Dies at 83 »
, The New York Times, , p. D25. - ↑ Clémentine Goldszal, « Rencontre avec la dynastie Taschen, ivres d'images », Vanity Fair, no 63, , p. 98–103 (lire en ligne).
- ↑ (no) Iwa Anna Naumik Reiersen, « “The most modern home built in the world” : En studie av John Lautners Malin Residence (Chemosphere) og andre relaterte arbeider fra hans produksjon i perioden til » [PDF] (mémoire de maîtrise en histoire de l'art), Université d'Oslo, , p. 51 (version du sur archive.org), citant (en) Betsy Speicher, « John Lautner, Architect », sur speicher.com, .
- ↑ (en) « 28 Places to See on Your California Road Trip : Chemosphere », Encyclopædia Britannica, s.d.
- ↑ (en) « Historic-Cultural Monument (HCM) List : City Declared Monuments » [PDF], sur preservation.lacity.org, Office of Historic Resources, Department of City Planning, City of Los Angeles, (version du sur archive.org).
- ↑ (en) Nicolai Ouroussoff, « Bonding Humanity and Landscape in a Perfect Circle », The New York Times, (version du sur archive.org).
- ↑ (en) Sean Mitchell, « The best houses of all time in L.A. », Los Angeles Times, .
- ↑ (en) John Leroux, Building New Brunswick : An Architectural History, Fredericton, Goose Lane Editions (en), , 310 p. (ISBN 978-0-86492-504-6), p. 226.
- ↑ (en) Jon Yoder, chap. 3 « Vision and Crime : The Cineramic Architecture of John Lautner », dans D. Medina Lasansky (dir.), Archi.Pop : Mediating Architecture in Popular Culture, Londres et New York, Bloomsbury Academic, , X-233 p. (ISBN 978-1-4725-2254-2, 978-1-4725-3146-9, 978-1-4725-8644-5 et 978-1-4725-2669-4), p. 48–49 [lire en ligne
]. - 1 2 (en) Rick Worland et David Slayden, chap. 6 « From Apocalypse to Appliances : Postwar Anxiety and Modern Convenience in Forbidden Planet », dans David Desser (dir.) et Garth S. Jowett (dir.), Hollywood Goes Shopping, Minneapolis, University of Minnesota Press, coll. « Commerce and Mass Culture Series » (no 3), , 363 p. (ISBN 0-8166-3512-9 et 0-8166-3513-7, lire en ligne), p. 153.
- ↑ (en) Robert Ito, « Going Back to the Future for ‘Tomorrowland,’ From Disney »
, The New York Times, . - ↑ (en) Warren Ellis, « Desolation Jones #1: Author's Commentary », sur warenellis.com, (version du sur archive.org).
- ↑ « Étoile Morte de Ivan ZINBERG », sur concierge-masque.com, (version du sur archive.org).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Space Needle (bâtiment de forme similaire à Seattle)
- Googie
Liens externes
modifier- (en) « Malin ("Chemosphere") Residence », sur johnlautner.org, John Lautner Foundation