Chevagny-sur-Guye
Chevagny-sur-Guye [ʃəvaɲi syʁ ɡi] est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Chevagny-sur-Guye | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Mâcon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Clunisois | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Brugnot 2026-2032 |
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| Code postal | 71220 | ||||
| Code commune | 71127 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Chevagnais[1],[2] | ||||
| Population municipale |
50 hab. (2023 |
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| Densité | 7,9 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 32′ 23″ nord, 4° 30′ 30″ est | ||||
| Altitude | Min. 237 m Max. 470 m |
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| Superficie | 6,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cluny | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.enclunisois.com | ||||
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Géographie
modifierChevagny-sur-Guye est un village situé sur le cours de la Petite Guye, affluent de la Guye. Le bourg est traversé par la RD 983, qui le relie à Saint-Bonnet-de-Joux au sud et à Joncy au nord. Située à la limite du Clunisois et du Charolais, la commune est rattachée administrativement à la Communauté de Communes du Clunisois.
Communes limitrophes
modifier| Le Rousset-Marizy | Saint-Marcelin-de-Cray | |||
| La Guiche | N | Passy | ||
| O Chevagny-sur-Guye E | ||||
| S | ||||
| Saint-Martin-de-Salencey |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 898 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mont-Saint-Vincent à 11 km à vol d'oiseau[9], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 891,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (77,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,6 %), forêts (9,7 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierHistoire
modifierChevagny-sur-Guye (montagne de Bois-Menu) disposa durant toute la première moitié du XIXe siècle de l'une des onze stations (ou postes télégraphiques aériens) du télégraphe Chappe implantées en Saône-et-Loire (le long de la ligne Paris-Toulon), installation mise en service en 1807 et qui cessa de fonctionner en 1853, remplacée par la télégraphie électrique[17].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].
En 2023, la commune comptait 50 habitants[Note 2], en évolution de −32,43 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierLa commune accueille le siège des éditions Orphie, maison d'édition spécialiste de la France d'outre-mer.
Vie locale
modifierCulte
modifierChevagny-sur-Guye et son église Saint-Antoine relèvent de la paroisse des Monts-du-Charolais, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe seize villages du Charolais et dont le centre est installé à Saint-Bonnet-de-Joux.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierParmi les principaux lieux et monuments de Chevagny-sur-Guye figure notamment :
- l'église Saint-Antoine (anciennement dédiée à saint Sulpice), église d'origine romane (XIIe siècle) à laquelle les remaniements du XVIe siècle ont donné un profil particulier (d'ouest en est : clocher-porche, nef unique rectangulaire, courte travée droite en cintre brisé et chœur gothique à fond plat flanqué de chapelles latérales)[22].
Personnalités liées à la commune
modifierParmi les personnalités attachées à l'histoire de Chevagny-sur-Guye figure en particulier :
- Jérémy Decerle (1984-), agriculteur et homme politique résidant à Chevagny-sur-Guye.
Label
modifier
Les communes appartenant à la communauté de communes du Clunisois (siège à Cluny) et celles du Tournugeois et du Haut-Mâconnais (autour de Lugny) relevant de la communauté de communes Mâconnais-Tournugeois (siège à Tournus), de même que celles de la communauté de communes Sud Côte Chalonnaise (siège à Buxy) et de la communauté de communes Entre Saône et Grosne (siège à Sennecey-le-Grand), appartiennent à un territoire labellisé : le pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus », créé en 2010 et renouvelé en 2019 par le Conseil national des villes et pays d'art et d'histoire[Note 3].
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Le Chevabignien, journal des habitants de Chevagny-sur-Guye
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Le label des Villes et Pays d’Art et d’Histoire (VPAH), créé en 1985, est attribué par le ministère de la Culture et de la Communication, après avis du Conseil national des Villes et Pays d’Art et d’Histoire. Il qualifie des territoires, conscients des enjeux que représente l’appropriation de leur patrimoine par les habitants et qui s’engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale du cadre de vie. Le projet culturel « Villes et Pays d’Art et d’Histoire » associe dans sa démarche tous les éléments – patrimoine naturel et paysager, architectural, urbain et mobilier, patrimoine technique et ethnologique – qui contribuent à l’identité d’un territoire en associant les citoyens et en impliquant les différents acteurs du territoire.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Lex Jacquelot, Le Langage populaire de Mâcon et des environs, Slatkine Reprints, Genève, 1978, p. 54
- ↑ habitants.fr
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Chevagny-sur-Guye et Mont-Saint-Vincent », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Mt-Saint-Vincent », sur la commune de Mont-Saint-Vincent - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Mt-Saint-Vincent », sur la commune de Mont-Saint-Vincent - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Chevagny-sur-Guye ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Le télégraphe Chappe en Saône-et-Loire (1799-1853) », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 84 (hiver 1990-1991), pages 17 à 24.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Antoine de Chevagny-sur-Guye éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
