Cheval (film)

film sorti en 1941

Cheval (, Uma?) est un film japonais réalisé par Kajirō Yamamoto, sorti en 1941.

Cheval
Description de cette image, également commentée ci-après
Scène du film avec Hideko Takamine.
Titre original
Uma
Réalisation Kajirō Yamamoto
Akira Kurosawa (non crédité)
Scénario Kajirō Yamamoto
Akira Kurosawa (non crédité)
Acteurs principaux Hideko Takamine
Kamatari Fujiwara
Sociétés de production Tōhō
Pays de production Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Genre Drame
Durée 129 minutes
Sortie 1941

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Ine Onoda, une jeune adolescente, fille aînée d'une famille de fermiers pauvres, élève avec passion un cheval.

Fiche technique

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Distribution

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Le rôle d'Akira Kurosawa

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Bien qu'il ne soit crédité au générique que comme chef de production (製作主任, seisaku shunin?), Akira Kurosawa tient sur Cheval un rôle bien plus important, proche de celui de réalisateur. Le chef-assistant initialement prévu, Ishirō Honda, est mobilisé et envoyé sur le front chinois après n'avoir tourné que quelques séquences ; Kurosawa le remplace[8]. Comme la Tōhō rappelle fréquemment Kajirō Yamamoto à Tokyo pour y tourner des comédies jugées plus rentables, une grande partie du tournage en extérieur, dans le nord-est du Japon, revient à Kurosawa. Yamamoto se souviendra : « Kurosawa a repris une grande partie de la production. Il a assumé l'entière responsabilité de la seconde équipe […]. À la fin, tout le monde le considérait comme un réalisateur à part entière[9]. » Participant aussi à l'écriture du scénario et chargé du montage[10], Kurosawa reste néanmoins modeste sur sa contribution : « C'était la production de Yamamoto et je n'étais qu'assistant-réalisateur, mais il n'y a aucun autre film dans lequel j'aie mis autant d'affection[11]. » L'actrice principale, Hideko Takamine, déclarera pour sa part qu'il en avait tourné « à peu près la moitié » et que Cheval était « le film de Kuro-san »[12]. Pour ces raisons, Cheval est parfois présenté comme proche des débuts de réalisateur de Kurosawa, deux ans avant La Légende du grand judo (1943). (Informations citées dans ces articles en ligne : (en) Patrick Galvan, « Horse (1941): Akira Kurosawa and Hideko Takamine », sur Toho Kingdom, (consulté le ) ; (en-US) Vincent Canby, « FILM: 'HORSE,' FROM JAPAN », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ) ; « The Life of Akira Kurosawa – Part 2: Director in training (1935–1941) », sur Akira Kurosawa info (consulté le ))

Autour du film

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Selon Tadao Satō, Cheval aurait pu être un chef d’œuvre, mais la scène finale, stéréotypée et conçue pour plaire à l'armée[14], casse l'émotion du film. Dans cette scène, Ine, la jeune fille vend son cheval à l'Armée de terre lors d'un marché et s'en réjouit du fond du cœur[15].

Notes et références

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  1. 1 2 (ja) « [NFAJ] 馬|Uma (1941) », sur nfad.nfaj.go.jp (consulté le )
  2. 1 2 (ja) « 馬|Uma (1941) », sur db.eiren.org (consulté le )
  3. 1 2 (ja) « Cheval » [archive du ], sur www.jmdb.ne.jp (consulté le )
  4. Eiren.
  5. NFAJ.
  6. Les sources divergent sur la durée. La base de la Eiren indique 129 minutes, durée généralement retenue (sortie de 1941)[4]. La NFAJ donne 127 minutes pour les trois copies qu'elle conserve (métrage de 11 474 ft, soit ≈ 127,5 min à la vitesse sonore standard de 90 ft/min)[5]. IMDb mentionne en outre 128 minutes pour une version américaine.
  7. Pendant la guerre, l'acteur modifie son nom de scène pour effacer la référence à Fujiwara no Kamatari, fondateur du clan Fujiwara, jugée mal venue à l'époque. Son vrai nom est Shigeo Yasue.
  8. (en) Stuart Galbraith IV, The Emperor and the Wolf : The Lives and Films of Akira Kurosawa and Toshiro Mifune, New York, Faber & Faber, , p. 34.
  9. Galbraith IV, op. cit., p. 35.
  10. (en) Akira Kurosawa, Something Like an Autobiography, New York, Vintage Books, , p. 95, 105-106. Éd. française : Comme une autobiographie, Paris, Cahiers du cinéma / Le Seuil, 1997.
  11. (en) Donald Richie, « A Personal Record », Film Quarterly, vol. 14, no 1, , p. 21.
  12. (ja) Teruyo Nogami (dir.), Kurosawa Akira DVD Collection 31 「馬」 (programme), Asahi Shimbun Shuppan, , p. 9.
  13. ....
  14. Le film s'ouvre sur un carton intitulé « 東條陸軍大臣の言葉 » (« Paroles du ministre de la Guerre Tōjō »), texte de recommandation du ministre de la Guerre Hideki Tōjō — alors 陸軍大臣 (rikugun daijin), avant qu'il ne devienne Premier ministre en octobre 1941. Le carton porte : « 飼養者の心からなる慈しみに依ってのみ優良馬――将来益々必要なる我が活兵器――が 造られるのである », soit : « Ce n'est que par la tendresse sincère de l'éleveur que sont produits les chevaux de qualité — nos armes vivantes (katsu-heiki), toujours plus nécessaires à l'avenir. » Malgré cet exergue, le film dans son ensemble comporte peu d'éléments de propagande militaire[13].
  15. Tadao Satō (trad. du japonais), Le Cinéma japonais (tome I), Paris, Éditions du Centre Pompidou, , 264 p. (ISBN 2-85850-919-0), p. 236.

Liens externes

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