Combattant varié
Calidris pugnax · Chevalier combattant
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Charadriiformes |
| Famille | Scolopacidae |
| Genre | Calidris |
- Tringa Pugnax Linnaeus, 1758 (Protonyme)
- Philomachus pugnax Linnaeus, 1758
Répartition géographique
- Présence permanente.
- Présence en période de nidification.
- Présence en période d'hivernage.
Le Combattant varié (Calidris pugnax anciennement Philomachus pugnax), souvent appelé au XXe siècle Chevalier combattant mais en fait plus proche des bécasseaux, est une espèce d'oiseaux Charadriiformes de la famille des Scolopacidae et présentant un net dimorphisme sexuel, surtout en période de reproduction. Les modalités de cette dernière sont complexes puisque coexistent des couples temporaires, des mâles polygynes et des femelles polyandres.
Il niche en Eurasie et hiverne essentiellement en Afrique.
Dans la mythologie grecque, cet oiseau est lié au mythe de Memnon.
Description
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Le Combattant varié mesure 21 à 32 cm de longueur pour une envergure allant de 28,5 à 31,5 cm et une masse comprise entre 70 et 150 g pour la femelle et 130 à 230 g pour le mâle[1].
C'est un oiseau migrateur dont le mâle arbore au printemps un plumage nuptial coloré, différent selon les individus. La femelle est plus terne.
Répartition et habitat
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Répartition géographique
modifierLe Combattant niche près de la mer dans les toundras d'Asie et d'Europe. L'hiver, il peut migrer jusqu'en Afrique australe mais certains individus restent sur quelques côtes occidentales et méridionales de l'Europe. Cet oiseau hiverne également dans certaines régions du Proche-Orient, sur certaines côtes asiatiques et dans le sud de l'Australie[2]. Lors de cette saison, des effectifs importants stationnent au Sénégal.
Migrations
modifierEntre mi-juin et début juillet, les mâles adultes ainsi que les femelles sans progéniture partent en migration postnuptiale. Les jeunes commencent à partir fin juillet. Cette migration atteint son apogée entre fin août et début septembre. Elle décline ensuite jusque fin octobre mais des oiseaux peuvent s'attarder jusqu'en novembre.
La migration prénuptiale est constatée en Afrique de mi-février à fin mai.
Habitat
modifierCet oiseau vit toujours dans les zones humides, que ce soit dans les endroits marécageux, près de plans d'eau douce, dans les tourbières ou les prairies humides. Il apprécie également le bord de mer, fouillant les vasières intertidales (se découvrant à marée basse).
Écologie et comportement
modifierRégime alimentaire
modifierC'est un limicole, se nourrissant principalement de petits invertébrés. En période de reproduction, il consomme des insectes (surtout des diptères, mais aussi des trichoptères, des coléoptères, des orthoptères, etc.), des annélides, des crustacés de petite taille et des mollusques. Les éléments végétaux (graines, fleurs et algues) entrent également dans son régime de manière bien plus importante que dans ceux de la plupart des limicoles.
Au Sénégal, le Combattant varié ne consomme pratiquement que du riz de décembre à avril.
Comportement
modifierLa femelle est appelée « sotte » en Picardie car elle est peu farouche.
Reproduction
modifierAppariement
modifierEn avril et mai, le Combattant varié revient à ses aires de nidification. Dès le milieu du trajet du retour, la parade nuptiale commence, les mâles menant entre eux un « combat » symbolique, qui a donné son nom vernaculaire à l'espèce. Ils déploient les plumes érectiles de leur collerette et s'affrontent à coups de bec tout en sautillant ou en se toisant.
Polygames, pour séduire les femelles, ils gonflent leur collerette et hérissent leurs oreillettes de plumes en effectuant au sol diverses mimiques avec les ailes déployées.
Sur les sites de reproduction, les mâles effectuent ces parades sur des arènes traditionnelles appelées leks. Les femelles vagabondent, choisissent leurs fécondateurs puis se retirent pour nicher. Ce système reproductif complexe, dans lequel polygamie et polygynie coexistent, sans exclure le couple régulier, quoique temporaire, est analogue à celui du Tétras lyre et de quelques autres oiseaux[3].
Nidification
modifierEn mai ou en juin, la femelle pond ses œufs, généralement 4, dont la taille a pour valeurs extrêmes : 38,9 × 28,0 mm à 48,6 × 32,8 mm[4]. Elle les couve seule durant 20 à 23 jours, puis s'occupera des oisillons. Ceux-ci prendront leur envol entre 25 et 28 jours.
- Œufs de Combattant varié (sous-espèce C. p. pugnax) — Muséum de Toulouse
- Œuf de Combattant varié — Muséum de Toulouse
Longévité
modifierLe Combattant varié peut vivre jusqu'à 11 ans[1].
Systématique
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Sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[5], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).
Menaces et conservation
modifierCette espèce est classée par l'UICN en LC (Préoccupation mineure)[6].
La menace potentielle est la perte de son habitat mais grâce à l’entretien des zones humides, notamment par les conservateurs d'espaces naturels, les effectifs restent relativement stables[1].
Galerie
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Oiseaux.net : Calidris pugnax (+ répartition)
- ↑ (en) « Ruff Calidris pugnax »
, sur BirdLife International (consulté le ). - ↑ Paul Géroudet, Limicoles, gangas et pigeons d'Europe., Paris, Delachaux & Niestlé, , 607 p. (ISBN 978-2-603-01527-8).
- ↑ Jiří Félix, Oiseaux des Pays d'Europe, Paris, Gründ, coll. « La Nature à livre ouvert », , 320 p., 22 × 30 cm (ISBN 2-7000-1504-5), p. 164.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
- ↑ UICN, consulté le .
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) J. van Gils, P. Wiersma et T. Piersma, « Family Scolopacidae (Sandpipers, Snipes and Phalaropes) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne
), p. 530-531 & planche 45 p. 528. - (en) Peter Hayman, John Marchant et Tony Prater, Shorebirds: an identification guide to the waders of the world, Boston, Houghton Mifflin Company, , 412 p. (ISBN 0-395-37903-2, lire en ligne
), p. 387-388 & planche 77 p. 180-181. - Don Taylor, Guide des limicoles d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, Paris, Delachaux et Niestlé, , 224 p. (ISBN 978-2603014080).
Liens externes
modifier- (en) Animal Diversity Web : Philomachus pugnax (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Calidris pugnax (Linnaeus, C 1758) (+ répartition) (consulté le )
- (en) BioLib : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Philomachus pugnax (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )
- (en) Congrès ornithologique international : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) dans l'ordre Charadriiformes (consulté le )
- (fr) eBird : Calidris pugnax (consulté le )
- (fr + en) EOL : Calidris pugnax (Linnaeus 1758) (consulté le )
- (en) Fauna Europaea : Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (fr) INPN : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (TAXREF)
- (en) IRMNG : Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) NCBI : Calidris pugnax (taxons inclus) (consulté le )
- Oiseaux.net : Calidris pugnax (+ répartition) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Calidris pugnax Linnaeus 1758 (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) Tree of Life Web Project : Philomachus pugnax
- (en) UICN : espèce Calidris pugnax (consulté le )
- (en) WoRMS : espèce Philomachus pugnax (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) « Calidris pugnax (Linnaeus, 1758) », sur xeno-canto.org (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Calidris pugnax dans Charadriiformes (consulté le )