Chevaliers de l'arquebuse
Les chevaliers de l'arquebuse est le nom d'une confrérie militaire de Besançon, née le 28 janvier 1773, de la fusion des francs-archers, arbalétriers et arquebusiers. Elle disparait, le 19 décembre 1790, dans le contexte révolutionnaire.
| Fondation |
28 janvier 1773 |
|---|---|
| Dissolution |
19 décembre 1790 |
| Zone d'activité |
Besançon |
|---|---|
| Type |
Confrérie militaire |
| Siège |
Différentes appellations
modifierCette confrérie est abordée dans les différents ouvrages qui la traitent, sous des noms qui diffèrent parfois. Ainsi on peut la trouver également nommée :
- Société du noble jeu de l'arquebuse
- Confrérie des arquebusiers
Historique
modifierL'organisation nait le 28 janvier 1773, de la fusion des corporations de l'arquebuse de l’arbalète et de l'arc. D'après l'historien Jules Gauthier, elle a vraisemblablement « [...] de bonne heure absorbée la compagnie des Couleuvriniers [...] ».
Bien que leurs statuts respectifs remontent à 1530[1], elles sont toutes beaucoup plus anciennes[2]. On peut remonter la trace des Francs-Archers jusqu'au XIVe siècle. En 1336[3].
Peu après la Révolution, le 23 juillet 1789, la confrérie unifiée se range sous l'autorité du colonel Louis Marie de Narbonne-Lara, acquit aux idées nouvelles[4]. Elle s’auto-dissout, après près de 18 ans d'existence, le 19 décembre 1790[5].

Organisation
modifierOriginellement divisée en trois « jeux » : arc, arbalète et arquebuse, la fusion des trois corporations, en 1773, rend obligatoire de maitriser les trois disciplines[1]. Toutefois, elle demeure dirigée par trois capitaines[6].
Au XVIIIe siècle, la confrérie se situe aux Cordeliers, actuel lycée Louis Pasteur[1]. Elle honore Barbe d'Héliopolis, dite Sainte-Barbe[7],[8],[note 1]et célèbre la messe à l'église Saint-Pierre[7].
Ses membres pratiquent le tir à l'oiseau ou " Papegay ", d'abord à Chamars, puis à partir du 1er juillet 1776, sur un terrain près de l'ancienne porte de Charmont[6].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Dans leur statut de 1608, les Francs-Archers était sous le patronage de Saint-Sebastien. Perron 1867, p. 273-274
Références
modifier- 1 2 3 Jules Gauthier, Statuts, insigne et armoiries des corporations d'arts & métiers et des confréries militaires de Franche-Comté : (XVe-XVIIIe siècle), (lire en ligne), « Chevaliers de l'arquebuse (Arbalétriers) », p. 6-7.
- ↑ Perron 1867, p. 273-274.
- ↑ Perron 1867, p. 277-279.
- ↑ Perron 1867, p. 280.
- ↑ Perron 1867, p. 281.
- 1 2 Four 1956, p. 133.
- 1 2 Gaston Coindre, Mon vieux Besançon (lire en ligne), « Rue de l'Arbalète », p. 405-406
- ↑ Jean-Marie Suchet, « Les Anciennes corporations d'arts et de métiers à Besançon », dans Nicolas François et Louis Besson, Annales franc-comtoises, vol. V, (lire en ligne), p. 186.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- [Perron 1867] A. Perron, « Les Francs-Archers de Besançon : Au chevalier Gaugand », dans Revue littéraire de Franche-Comté, (lire en ligne), p. 275-284
- M. Four, « Les Chevaliers de l'Arc, de l'Arbalète et de l'Arquebuse au temps jadis », dans Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté, Procès-verbaux et mémoires,