Chidimma Adetshina

mannequin sud-africaine et nigériane

Chidimma Vanessa Onwe Adetshina, née en 2001 à Soweto en Afrique du Sud, est une mannequin sud-africaine, qui croyait disposer par ses parents d'une double nationalité, sud-africaine et nigériane. Couronnée Miss Univers Nigeria 2024 sous les couleurs du Nigeria, après avoir dû renoncer à concourir pour le titre de Miss Afrique du Sud à la suite d’une campagne xénophobe dans ce pays d’Afrique australe, elle finit 1re dauphine à ce concours Miss Univers 2024 remporté par la danoise Victoria Kjær Theilvig. Au delà des frontières et des réactions xénophobes, elle y est la candidate la mieux classée pour le continent africain.

Chidimma Adetshina
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Biographie
Naissance
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Nationalités
Activité

Biographie

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Famille et origine

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Chidimma Vanessa Onwe Adetshina est née en 2001 à Soweto d'un père nigérian et d'une mère sud-africaine[1]. Son père est d'origine igbo et sa mère est une Mozambicaine a priori naturalisée sud-africaine[2],[3]. Chidimma Adetshina grandit au Cap, en croyant disposer de la double nationalité, sud-africaine et nigériane[1].

En 2024, elle est étudiante en droit[2].

Mais sa participation au concours de Miss Afrique du Sud provoque un tollé, à la suite de sa qualification pour la finale, notamment sur les réseaux sociaux[2],[4], révélant la force d'un courant xénophobe dans ce pays d'Afrique australe sur les immigrés africains s'y installant[1],[2],[5],[6].

Polémique sur sa nationalité

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Le pouvoir politique sud-africain rebondit sur cette campagne xénophobe. Le ministre des sports, des arts et de la culture, Gayton McKenzi, fondateur et dirigeant du parti de l'Alliance Patriotique (membre de la coalition d'unité nationale au pouvoir en Afrique du Sud avec notamment l'ANC et l'Alliance démocratique) affirme que Chidimma Adetshina ne peut s'être qualifiée pour la phase finale de sélection de Miss Afrique du Sud, ses parents n'étant pas sud-africains, et exige qu'elle prouve qu'elle est bien sud-africaine[7],[8]. Le ministre de l’intérieur sud-africain, Leon Schreiber, membre de l'Alliance démocratique, indique par ailleurs qu'une enquête est en cours par ses services, sur une éventuelle fraude de la mère de Chidimma Adetshina qui pourrait avoir volé l’identité d’une Sud-Africaine pour obtenir la nationalité sud-africaine[2]. Les organisateurs du concours de Miss Afrique du Sud s'adressent au ministère de l'intérieur pour demander des éclaircissements sur la citoyenneté de Chidimma Adetshina[8]. L'Afrique du Sud ne reconnaît pas, en effet, le droit du sol inconditionnel : pour qu’un enfant obtienne la nationalité, un de ses parents doit être citoyen ou résident permanent du pays[7].

Retrait de la compétition de Miss Afrique du Sud

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Chidimma Adetshina décide alors de se retirer devant l'ampleur prise par cette campagne lui niant une nationalité sud-africaine[2],[3].

Première dauphine du concours Miss Monde

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À la suite de ce retrait, l'organisateur (pour la sélection nigériane) d’une autre compétition, concurrente de Miss Monde, Miss Univers, propose une participation à la jeune femme au concours nigérian de Miss Univers[1],[8], concours qu'elle remporte, se qualifiant ainsi pour représenter ce pays d'Afrique de l'Ouest dans la finale mondiale de Miss Univers, au Mexique, le 31 août 2024[1],[4],[7]. Elle fait ainsi un pied de nez symbolique à la fois au concours Miss Monde et au climat xénophobe en Afrique du Sud, tout en continuant à renforcer sa notoriété. Elle se classe à la seconde place mondiale, 1re dauphine, derrière la danoise Victoria Kjær Theilvig qui remporte le concours[9],[10]. Elle devient aussi Miss Univers Afrique et Océanie, le 18 novembre 2024, toujours au Mexique[7],[10].

Arrestation et menace d'expulsion d'Afrique du Sud

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Ne disposant d’aucun statut légal pour résider encore en Afrique du Sud, avec son fils de 4 ans, Chidimma Adetshina est interdite de séjour dans ce pays depuis décembre 2024[7]. Elle est arrêtée en juin 2026 au Cap, puis remise en liberté le 19 août 2026 suite à sa comparution devant le tribunal régional du Cap, et conteste un arrêté d'expulsion pris à son égard par le ministère de l'intérieur sud-africain[7].

Références

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Liens externes

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