Chloé Delarue
Chloé Delarue est une artiste plasticienne née le au Chesnay et établie depuis 2012 à Genève. Son travail s'intéresse à l’automatisation et aux univers simulés, et fait recours au camouflage, à l'imitation et aux faux-semblants[1].
Biographie
modifierOrigines
modifierChloé Delarue naît le au Chesnay[2], près de Paris. Elle grandit en partie en Martinique, et passe son bac à La Réunion[3].
Formation
modifierChloé Delarue effectue une formation à l'ENSA Villa Arson à Nice, où elle effectue un bachelor (DNAP) en 2010, puis un master (DNSEP) en 2012[4],[5]. De 2012 à 2014, elle effectue un master en arts visuels à la HEAD Genève[3].
Carrière artistique
modifierÀ partir de 2015, Chloé Delarue réalise des installations, comprenant sculptures, vidéos et sons, sous l'acronyme TAFAA (« Toward A Fully Automated Appearance », adapté d'un article de 1971 de Fischer Black sur l'automatisation des marchés financiers)[3],[1].
En 2018, elle présente un travail intitulé TAFAA – HIVE au centre d'art HEK (House of Electronic Arts) à Bâle[1].
En 2019, elle crée une exposition personnelle, pour le Kunsthaus Langenthal, sous le titre TAFAA – NEW RARE XPENDABLE. En octobre 2019, une exposition personnelle sous le titre TAFAA – ACID RAVE est montrée au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds[6].
Elle est co-lauréate de la résidence artistique Simetría 2021 organisée par Arts at CERN[5]. Celle-ci lui permet d'être invitée en résidence au CERN à Genève et à l’Observatoire européen austral au Chili[6]. Par la suite, elle crée une œuvre pour l'exposition inaugurale du CERN Science Gateway en 2023[7].
En 2021 également, elle est lauréate du prix de la fondation Pax, suite à quoi elle crée une installation intitulée Fertility Device (Uncanny Valley) qui est exposée au HeK à Bâle[8].
À partir de 2022, elle est représentée par la galerie Frank Elbaz à Paris[9]. En 2023, elle y présente une exposition sous le titre TAFAA – SYCAMORE RABBIT, décrite dans Le Monde comme « une sorte de récit d’anticipation », ressemblant au «laboratoire d’un archéologue des années 2500»[10].
Des œuvres de Chloé Delarue ont été acquises par le HEK[8], et par la collection d'art de la banque Julius Bär[7].
Expositions personnelles
modifier- 2019 : TAFAA – NEW RARE XPENDABLE, Kunsthaus Langenthal[6].
- 2019-2020 : TAFAA – ACID RAVE, Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds[6].
- 2020 : TAFAA – THE CENTURY OF THE SNITCH, Villa du Parc, Annemasse[6].
- 2020 : TAFAA – #30, La Salle de bains, Lyon[3],[11].
- 2021 : TAFAA - BLUE LIGHTS TENDERNESS, galerie Windhager von Kaenel, Zurich[12].
- 2023 et 2025 : galerie Frank Elbaz, Paris[10].
Références
modifier- 1 2 3 Andréanne Béguin, « Chloé Delarue », 02, Nantes, Zoo centre d’art contemporain, no 104, (lire en ligne)
- ↑ « Chloé Delarue », sur SIKART Dictionnaire sur l'art en Suisse.
- 1 2 3 4 Samuel Schellenberg, « Futur antérieur », Le Courrier, , p. 24 (lire en ligne
) - ↑ (en) « Chloé Delarie Biography » [PDF], sur Galerie Frank Elbaz (consulté le )
- 1 2 « Deux nouvelles lauréates pour la résidence artistique Simetría – Home | CERN », (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Nadia El Beblawi, « Que nous dit demain? », Kunstbülletin, (lire en ligne
) - 1 2 (en) Sara Harrison, « Chloé Delarue: Art and the humanity of tech », sur Julius Bär Art Collection (consulté le )
- 1 2 (en) « TAFAA – Fertility Device (Uncanny Valley), Chloé Delarue - HEK », sur hek.ch (consulté le )
- ↑ (en-US) Liene, « galerie frank elbaz now represents Chloé Delarue », sur GalleriesNow.net, (consulté le )
- 1 2 Emmanuelle Lequeux, « Sélection galerie : Chloé Delarue chez Frank Elbaz », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « TAFAA#30 - salle 1 », sur La Salle de bains (consulté le )
- ↑ (en-US) « Chloé Delarue at Windhager von Kaenel », sur Art Viewer, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :