Choc carcéral

choc psychologique à l'entrée en prison pouvant mener au suicide ou à la dépression

Le choc carcéral est l'ensemble des répercussions psychologiques résultant d'une première incarcération[1].

Description

modifier

Le choc carcéral est une étape traumatisante de l'incarcération[2]. Il fait l'objet de mesures anti-suicide en milieu carcéral, dont la mise en place d'une structure intérmédiaire réservée aux nouveaux arrivants, pendant quelques jours[3].

Cette rupture entre vie libre et prison, qui est une prise de conscience de façon aigue de la coupure d’avec les siens, de la réduction de l’espace, de la perte de l’intimité, de la dépossession de ses biens, de la confrontation avec un univers matériel contraint et souvent sordide, des ordres, du bruit, de la solitude et de la violence peut entrainer quatre types de réactions : désir de mourir  même si tous les suicides ne relèvent pas de ce choc carcéral , dépression, violence et enfin laisser-aller « végétatif ». Pour ce dernier cas, il s'agit de l'attitude de prisonniers qui abandonnent toute idée de se lever, de se laver, de s’occuper, de parler[3].

Bibliographie

modifier

Notes et références

modifier
  1. La-Croix.com, « Le « choc carcéral », un moment à haut risque », sur La Croix, (consulté le )
  2. Pauline, « Entrée en prison : une étape traumatisante pour les arrivants », sur Annuaire-Prisons, (consulté le )
  3. 1 2 Jean-Marie Delarue, « Continuité et discontinuité de la condition pénitentiaire: », Revue du MAUSS, vol. n° 40, no 2, , p. 73–102 (ISSN 1247-4819, DOI 10.3917/rdm.040.0073, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

modifier