Chocolat Guérin-Boutron
Le chocolat Guérin-Boutron est une marque de chocolat française en activité en France de 1775 à 1942. Le marque est relancée à partir de 2016.
| Chocolat Guérin-Boutron | |
| Création | 1775 |
|---|---|
| Dates clés | 2016 (rachat)
2017 (nouvelle production) |
| Fondateurs | Famille Guérin-Boutron,
successeur Famille Boutron-Roussel |
| Forme juridique | Société privée à responsabilité limitée (SPRL) |
| Siège social | Bruxelles |
| Direction | Johann Domas-Conzemius & Raphaël de Macar |
| Activité | Cacao & Chocolat |
| Produits | Tablettes de chocolat, pralines, biscuits, pâtisseries |
| Effectif | 280 |
| Site web | http://www.guerin-boutron.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Historique
modifierLes débuts
modifierLa famille Guérin fonde une chocolaterie à Paris en 1775. Celle-ci se développe et s'industrialise : l'usine spéciale pour la fabrication des chocolats était située au 23 et 25 de la rue du Maroc dans le 19ème arrondissement de Paris. En 1910, l’usine employait environ 280 ouvriers. L'entreprise disposait à Paris de deux magasins de vente au détail au 29, boulevard Poissonnière dans le 9ème et au 28, rue Saint-Sulpice dans le 6ème. Guérin-Boutron précéda les chocolats Poulain dans l’habitude de joindre à ses tablettes des images chromolithographiques représentant des personnages issus de l’Histoire ou de l’imaginaire populaire. Par souci de fidélisation, ces images étaient publiées en petites séries.
Le développement
modifierLa Maison Guérin-Boutron est surtout connue par son chocolat à la vanille et son chocolat Solubia.
Elle reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 et à celle de l'Exposition universelle de 1900 et est récompensée par une médaille à toutes les Expositions universelles.

Avant Liebig, Debauve et Gallais ou Suchard, Guérin-Boutron est la première société à se lancer dans l'imagerie publicitaire. Ces chromolithographies ne sont pas destinées à être présentées en album. Deux albums Livre d'or des célébrités contemporaines sont édités à partir de 1903, chacun comprenant 500 images environ.
Le déclin
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La société fait appel aux investisseurs extérieurs en 1923 en mettant 12 000 actions en vente[1]. Elle devient une société anonyme au capital de 6 millions de francs, ayant pour objet la fabrication et la vente du chocolat. En 1924, Maurice Guérin meurt. Il était président du conseil d'administration de la Société Guérin-Boutron et vice-président de la chambre syndicale des chocolatiers de France, ancêtre de la Confédération des Chocolatiers et Confiseurs de France. À la mi-septembre 1929, en villégiature depuis quelques jours à Lanslebourg en Savoie, le fils du fabricant parisien, René Guérin-Boutron (né en 1910), part pour l'ascension de la pointe de la Roaec (3 600 mètres) où il tombe d'une grande hauteur en Haute-Maurienne en se fracturant le crâne. Une assemblée extraordinaire de la société est convoquée le 19 février 1935. Après la faillite de Guérin-Boutron, du matériel de chocolaterie est vendu le au no 23 rue du Maroc.
Les dirigeants familiaux
modifierLes Guérin et les Boutron sont issus d'une lignée de négociants-épiciers et de distillateurs-marchands de vins, parfois unis dans leur histoire commune.
- Barthelemy Louis Antoine Guérin (1780-1821) ép. Elisabeth Emilie Boutron
- Marie Louis Antoine Guérin (1814-1866), marchand chocolatier, juge au Tribunal de commerce de Paris ép. Victoire Marie Antoinette Boutron (1817-1887) ;
- Marie Louis Emile Guérin 1838-1902, marchand chocolatier ép. Marie Augustine Alabarbe (1845-1926) ;
- Marie Louis Armand Maurice Guérin (1869-1924) négociant, associé de son cousin Roger Guérin, vice-président de la chambre syndical des chocolatiers de France;
- René (Marie Emile) Guérin (1911-1929) décédé accidentellement à 18 ans;
- Solange Guérin (1912-vers 2002);
- Marie Louis Armand Maurice Guérin (1869-1924) négociant, associé de son cousin Roger Guérin, vice-président de la chambre syndical des chocolatiers de France;
- Marie Alexis Paul Guérin (1839-1904) marchand chocolatier ép. Sophie Stéline Alabarbe (1848-1916), sœur de Marie Augustine Alabarbe ;
- Marie Louise Adèle Madeleine Guérin (1869-..) ép. Edouard Charles Auguste Félix Morin (1859-1923) industriel ;
- Marie Constant Jean Guérin (1871-1903),
- Roger (Marie Edmond) Guérin (1885-1903) négociant, associé à son cousin Paul ép. Blanche Marie Joséphine Hue (1889-..),
- Marie Louise Alice Guérin (1840-..) ép. Sigismond Pierre Robineau (1835-..) négociant, associé avec Auguste Roumestant son beau-frère;
- Marie Louise Amélie Guérin (1842-1920) ép. Pierre Auguste Victor Roumestant (1835-1891).
- Marie Louis Emile Guérin 1838-1902, marchand chocolatier ép. Marie Augustine Alabarbe (1845-1926) ;
- Marie Louis Antoine Guérin (1814-1866), marchand chocolatier, juge au Tribunal de commerce de Paris ép. Victoire Marie Antoinette Boutron (1817-1887) ;
Dès le milieu du XIXe siècle, les dirigeants se font appeler Guérin-Boutron même si l'état civil ne connaît que Guérin.
La lignée des Boutron comporte également le pharmacien chimiste Antoine François Boutron Charlard.
Réveil et redémarrage de la production depuis la Belgique
modifierC’est à Bruxelles que cette entreprise[2] reprend ses activités en 2016, 74 ans après son arrêt. Johan Domaz, dit Johann Ignaz Domas-Conzemius rachète la marque à un groupe financier mandaté quelques mois plus tôt par le Groupe Hédiard, et œuvre alors à la relancer. En 2017, Johann Domas-Conzemius et son associé Raphaël de Macar relancent la production en Belgique.
Notes et références
modifier- ↑ « Association Patrimoine Versoisien - de A à Z », sur patrimoine.versoix.com (consulté le )
- ↑ (en-US) « Maison Chocolat Guérin-Boutron », sur hub.brussels (consulté le )
Bibliographie
modifier- Marcel Miocque (1926-2018), L'album oublié des images de chocolat Guérin-Boutron, (ISBN 978-2-35507-082-2)
