Chrestienne Leclerc du Vivier

dame du XVIe siècle à Paris

Chrétienne Leclerc , née vers 1563 et morte après octobre 1637 à Paris, est la cofondatrice avec son mari d’un couvent des carmes déchaussés à Charenton-le-Pont. Sa statue funéraire, par Simon Guillain, est conservée au musée du Louvre.

Chrétienne Leclerc
Statue de Chrétienne Leclerc au Louvre
Biographie
Naissance
Décès
Après le 16 octobre 1637 (date de son testament)
Paris
Nationalité
française
Famille
Père
Pierre Leclerc (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Famille

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Issue de la famille Le Clerc originaire de Nancy, Chrétienne Leclerc est la fille de Pierre Leclerc, seigneur du Vivier, conseiller, intendant et général des finances du cardinal de Vaudémont et du duc de Mercœur[1] et de Anne Fériet.

Elle épouse le 10 septembre 1581 à Paris, Charles Bailly sieur du Séjour (1555-1627), conseiller du roi en ses conseils d’état et privé, président en la chambre des comptes de Paris[2],[3],[4]. Ils ont plusieurs enfants dont Charles II Bailly (1582-1658), seigneur du Séjour, conseiller du roi en ses conseils, maître conseiller en sa chambre des comptes, marié à Françoise Marescot[5].

Elle fait son testament le 16 octobre 1637 à Paris[6].

Fondation du couvent des Carmes à Charenton-le-Pont en 1617

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Le 8 février 1617, Charles Bailly et son épouse Chrétienne Leclerc demeurant à Paris en leur hôtel particulier rue Gît le Cœur font donation aux religieux de l'ordre des carmes déchaussés des faubourgs Saint-Germain des Prés, de jardins et terrains faisant partie de leur maison du Séjour, située aux Carrières au dessous du pont de Charenton et d'un édifice découvert en forme d'église appelé l’Écho[7].

Les constructions débutent en avril 1617. La construction de l'église est achevée en avril 1628, peu de temps après la mort de Charles Bailly en 1627, et elle est solennellement bénite le 30 avril 1628 par Paul Bailly, abbé de Saint-Thierry, conseiller et aumônier du roi, fils de Charles Bailly et de Chrétienne Leclerc.

Statue funéraire

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Statue de Chrétienne Leclerc

En juillet 1628, Chrétienne Leclerc commande au sculpteur Simon Guillain un mausolée pour son mari dans leur chapelle de l'église des Carmes à Charenton-Le-Pont. Le couvent des Carmes et l'église sont détruits à la Révolution. les deux statues en marbre blanc de charles Bailly et de Chrétienne Leclerc sont déplacées et dirigées à Sceaux où elles sont reçues le 28 germinal an IV, sans noms et sans inscriptions, mais elles figurent dans son catalogue de Lenoir de l'an X sous le n° 457, avec toutes les indications nécessaires. En 1806, au contraire, Lenoir les déclare peu intéressantes, et, chose bizarre, au lieu de deux statues à genoux, il ne s'agit plus que d'un buste (celui de l'homme) et d'une statue à genou (celle de la femme)x[8].

La statue de Chrétienne Leclerc est placée dans les Galeries historiques de Versailles de 1834 à 1894 puis entre au Musée du Louvre en 1894. Il faut attendre les recherches de Geneviève Bresc-Bautier, conservateur général au département des sculptures du Musée du Louvre, pour que la statue de Chrétienne Leclerc en prière soit identifiée comme celle provenant du mausolée funéraire de Charles Bailly et de son épouse dans l’église des Carmes déchaussés de Charenton, sculpté en 1628 par Simon Guillain.Elle a été considérée successivement comme représentant Marguerite, puis Madeleine de Crèvecœur[9],[10].

Notes et références

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  1. Henri Lepage, Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine, Volume 9, 1864, page 76.
  2. Revue historique et archéologique du Maine, 1890, T'.
  3. Bulletin De Société historique du sixième arrondissement de Paris, p.25
  4. « 29 novembre 1627 : Inventaire après décès de Charles Bailly, chevalier, conseiller du roi et président en la chambre des comptes, dressé à la requête de Chrétienne Leclerc, sa veuve, demeurant en son hôtel rue Git-le-Coeur »
  5. Revue historique et archéologique du Maine, Volumes 27 à 28, Imprimerie Monnoyer, 1890, page 354.
  6. « 16 octobre 1637 : Testament de Chrétienne Le Clerc, veuve de Charles Bailly »
  7. « 18 février 1617 : donation aux religieux de l'ordre des frères Déchaussés »
  8. Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, Volume 64, 1905, page 178.
  9. Simon Guillain et France, Chrétienne Leclerc, (lire en ligne)
  10. Figure priante de Madeleine de Crèvecœur, attr. (cathédrale de Soissons, Aisne) . Voir aussi : Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France p.178 et 179, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe- ancien diocèse de Paris, par Ferdinand de Guilhermy p.469 et 489, Dictionnaire des inventions et découvertes anciennes et modernes; publ. par l'abbé Migne, par Achille François Jouffroy d'Abbans, p.2, Musée des monumens français, ou Description ... des statues ... bas-reliefs et tombeaux des..., par Marie Alexandre Lenoir, Paris mus. des monuments fr, p.148 et 149

Voir aussi

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Articles connexes

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