Christian Trédaniel

fondateur de la médecine étiopathique

Christian Trédaniel, né le à Paris où il est mort le [1], est présenté comme l'inventeur de l'étiopathie[2], pratique thérapeutique s'inspirant du reboutage[3] et qualifiée de « chirurgie non instrumentale » par celui-ci. Le terme et la méthode ont en fait été empruntés à l'ouvrage du docteur américain Gorge Dutton, Etiopathy, or, way of life : being an exposition of ontology, physiology & therapeutics : a religious science & scientific religion, paru en 1899[4].

Christian Trédaniel
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Christian Charles TrédanielVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie

Biographie

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Formation

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Au milieu des années 1950, il est parachutiste dans l'armée française[5].

Création de la méthode

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En 1959, Christian Trédaniel est devenu kinésithérapeute et exerce, à Cherbourg, sous cette couverture, la chiropractie en cabinet médical. Il crée l'Association ostéopathique internationale (AOI) et en devient le président. Face au succès rencontré par l'ostéopathie auprès des kinésithérapeutes, l'Ordre des médecins, en 1960, incite les pouvoirs publics à interdire aux non-médecins l'enseignement de l'ostéopathie en France. Pour tourner l'interdiction, Trédaniel, qui pense que le terme « ostéopathie » est inadapté puisque celle-ci n'est pas une thérapie des maladies des os, dépose en 1963, le terme « étiopathie », créé à partir des mots grecs aitia, « cause », et pathos, « souffrance ». La même année, l’enseignement de l'étiopathie débute au Collège européen d’ostéopathie dans le canton de Genève. En 1967, l'Association ostéopathique internationale devient l'Institut suisse d'étiopathie.

La paternité de Christian Trédaniel est toutefois remise en cause par Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin[4], qui ont montré que Trédaniel a emprunté le terme et la méthode au docteur américain Gorge Dutton, auteur en 1899 du livre Etiopathy, or, way of life : being an exposition of ontology, physiology & therapeutics : a religious science & scientific religion. Dans cet ouvrage, Dutton narre comment il a reçu sa théorie comme « science qui s’attache à déterminer les causes des maladies pour les éliminer » par une pure épiphanie « le dimanche 5 février 1899 à midi, au 52 Dearborn Street à Chicago, les cieux étant clairs et le soleil brillant » [sic, p. 30].

Création d'un enseignement

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La profession d’étiopathe n'est pas reconnue[6], les études d’étiopathie n'étant pas encadrées par des textes juridiques et la pratique n'ayant pas, selon l'INSERM, fait l'objet d'une évaluation de ses rapports bénéfice/risque[7].

Christian Trédaniel est l’auteur d'ouvrages de référence pour les praticiens étiopathes (Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, 1979)  ce qui lui vaut le qualificatif de « père de l'étiopathie »  mais aussi de vulgarisation (Du reboutement à l’étiopathie, 1995)[8].

Activisme

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Au début des années 1960, Christian Trédaniel, alors ostéopathe à Cherbourg, participe à un groupe de l'OAS préparant un attentat contre un local du parti communiste ; il est condamné en 1962 à 6 mois de prison par un tribunal militaire[9].

Disparition

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Christian Trédaniel meurt le , des suites d’un cancer de la prostate. Il est enterré, le 18 novembre, au cimetière de Pont-sur-Yonne, dans l'Yonne. Selon ses dernières volontés, d'anciens compagnons d'armes assistant à la cérémonie entonnent le chant des troupes d'assaut, J'ai perdu un camarade[5].

Publications

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  • Principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, Éditions de la Maisnie, 1979, 178 p. (6e éd., Éditions Avenir des Sciences, en 2007).
  • (avec Jean-François Gautier), L'Étiopathie, médecine du XXIe siècle, Éditions Guy Trédaniel, 1989.
  • Du reboutement à l'étiopathie ou De la tradition orale à la tradition écrite, Éditions Avenir des Sciences, 1995, 252 p.
  • Histoire du reboutement. Du reboutement à l'étiopathie, 1998, 248 p., préface de Jean Tulard (2e éd., Éditions Avenir des Sciences, en 2005).
  • Pour un modèle fonctionnel de la mémoire et du système nerveux central, Éditions Avenir des Sciences, 2009, 93 p.
  • Atlas des techniques mécanistes en étiopathie[10],
    • vol. 1, Systèmes organique et circulatoire, Éditions de la Maisnie, 1979, 209 p.,
    • vol. 2, Systèmes cutané, musculaire, ligamentaire et aponévrotique, Éditions de la Maisnie, 1979, 211 p.,
    • vol. 3, (avec Charles Aemmer et André Bouchet) Système articulaire vertébral, Éditions Avenir des Sciences, 1981, 206 p.,
    • vol. 4, (avec Charles Aemmer et André Bouchet) Système articulaire vertébral [suite du précédent], Éditions Avenir des Sciences, 1981, 239 p.

Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Alain Dumait, « Christian Trédaniel : un héros français - Alertes », sur Soignez-vous (consulté le ).
  3. ou « reboutement », forme ayant la préférence de l'auteur.
  4. 1 2 Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin, Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , 312 p., p. 94-95
  5. 1 2 Alain Dumait, op. cit. : « Encore jeune, il fit ses premières classes au contact des corps d’élite de l’armée française, celle qui se battait en Indochine et qui allait ensuite le faire en Algérie. »
  6. Rapport au Premier ministre, Miviludes, 2010, pp. 166-167.
  7. Soumaya Ben Khedher Balbolia, Caroline Barry, Christine Hassle, Juliette Gueguen, Bruno Falissard, Avec l'expertise critique de Caroline Huas et Florian Naudet, Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’étiopathie, Inserm, septembre 2018.
  8. Julie Dévoyer, « Étiopathie : principe et bienfaits de cette thérapie manuelle », sur Santé Magazine, (consulté le ).
  9. « Condamnation de cinq Cherbourgeois qui avaient distribué des tracts O.A.S. », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
  10. (en) Christian Trédaniel, Museum of Osteopathic Medicine.

Liens externes

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