Christine Fréchette

33e Première ministre du Québec et femme politique québécoise

Christine Fréchette, née le à Trois-Rivières, est une analyste politique, administratrice et femme politique québécoise. Elle est première ministre du Québec du au . Elle est la deuxième femme à occuper ce poste, après la péquiste Pauline Marois.

Christine Fréchette
Illustration.
Christine Fréchette en entrevue à TVA en 2024.
Fonctions
Première ministre du Québec
–
(6 mois et 6 jours)
Lieutenant-gouverneur Manon Jeannotte
Vice-premier ministre Ian Lafrenière
Gouvernement Fréchette
Législature 43e
Groupe politique Coalition avenir Québec
Prédécesseur François Legault
Successeur Paul St-Pierre Plamondon
Cheffe de la Coalition avenir Québec
–
(5 mois et 24 jours)
Élection
Prédécesseur François Legault
Successeur Mathieu Lévesque (intérim)
Députée à l'Assemblée nationale du Québec
–
(4 ans et 2 jours)
Élection 3 octobre 2022
Circonscription Sanguinet
Législature 43e
Groupe politique Coalition avenir Québec
Prédécesseur Danielle McCann
Successeur Alain Therrien
Ministre responsable de la région de la Montérégie
–
(2 mois et 21 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Lionel Carmant
Successeur Jean-François Roberge
Ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie
–
(1 an, 4 mois et 21 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Pierre Fitzgibbon
Successeur Jean Boulet
Ministre responsable du Développement économique régional
–
(1 an et 5 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Pierre Fitzgibbon
Successeur Éric Girard
Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal
–
(1 an et 5 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Pierre Fitzgibbon
Successeur Chantal Rouleau
Ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration
–
(1 an, 10 mois et 16 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Législature 43e
Prédécesseur Jean Boulet
Successeur Jean-François Roberge
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Trois-Rivières (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec
Diplômée de Université Laval
HEC Montréal
Profession Analyste politique
Administratrice

Image illustrative de l’article Christine Fréchette
Premiers ministres du Québec

Élue cheffe de la Coalition avenir Québec le , succédant ainsi au fondateur du parti François Legault, elle démissionne de son poste le après la défaite du parti aux élections provinciales. Christine Fréchette est députée de la circonscription de Sanguinet à l'Assemblée nationale du Québec de l'élection du à celle du 5 octobre 2026

Dans le gouvernement Legault, elle est ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration de 2022 à 2024, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal de 2024 à 2025, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de 2024 à 2026 et ministre responsable de la région de la Montérégie de 2025 à 2026. En , elle renonce à ses fonctions ministérielles pour se lancer dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), qu'elle remporte face à Bernard Drainville. Elle forme son gouvernement le .

Christine Fréchette est défaite dans la circonscription de Trois-Rivières lors des élections générales québécoises de 2026, qui voit la disparition complète de l'ensemble de la députation de la CAQ.

Biographie

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Famille et études

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Née en 1970 à Trois-Rivières[1], elle est la fille de Jocelyne Tremblay et de Yves Fréchette[2]. Sa famille maternelle est originaire de La Baie. Elle passe sa jeunesse en Mauricie, où elle fait ses études secondaires à l'école Chavigny et ses études collégiales au Cégep de Trois-Rivières. Elle obtient ensuite en 1992 un baccalauréat en administration des affaires (économie et commerce international) de HEC Montréal puis, en 1994, une maîtrise en relations internationales de l'Université Laval à Québec. Elle est mère d'un garçon[3],[4]. Elle est mariée au financier Guy Nadeau[5].

Carrière professionnelle

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De 1995 à 1996, Christine Fréchette est coordonnatrice de la recherche et de l'information à la Fédération étudiante universitaire du Québec[4]. En 1996, elle représente les étudiants universitaires au sein du chantier sur l'entreprise et l'emploi lors du Sommet sur le devenir social et économique du Québec. La même année, elle commence à travailler pour l'Assemblée nationale du Québec en tant que conseillère en affaires internationales à la Conférence parlementaire des Amériques et secrétaire administrative à la Commission interparlementaire franco-québécoise.

Après quatre ans, elle devient de 2000 à 2002 consultante au Conseil supérieur de la langue française. Elle continue son travail comme consultante en affaires publiques en pratique privée de 2002 à 2008. En 2002, elle fonde le Forum sur l'intégration nord-américaine (FINA) dont elle devient la présidente-directrice générale de sa fondation jusqu'en 2011. De 2007 à 2012, elle travaille pour le Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM)[4] à titre de coordonnatrice des centres d'études sur les États-Unis et sur le Mexique contemporain.

Entretemps, de 2008 à 2012, elle est analyste de politique américaine dans les médias (Groupe TVA, Société Radio-Canada, RDI, Radio 98,5 FM et Radio 93,3 FM)[6].

En 2012, elle joint le cabinet du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, comme attachée de presse, chargée de mission et directrice adjointe de cabinet[4].

Après la défaite électorale du Parti québécois en 2014, elle se retrouve à Montréal International comme directrice des relations externes et institutionnelles jusqu'en 2016. Par la suite, du au , elle est présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal[7],[8],[9].

Carrière politique

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D'abord pressentie pour briguer la mairie de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles avec l'équipe de Denis Coderre, Ensemble Montréal, lors des élections municipales de 2021 à Montréal[10], elle qui avait déjà tenté de se faire élire conseillère municipale en 2009, c'est finalement au niveau provincial qu'elle se lance de nouveau en politique. Le , le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, annonce Christine Fréchette comme candidate de son parti dans la circonscription de Sanguinet aux élections du [11],[12]. Le jour du vote, elle est élue avec 48,78 % des voix, une majorité de 9 725 voix sur la candidate péquiste et devient députée à l'Assemblée nationale du Québec.

Elle est nommée ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration dans le gouvernement Legault le lors du dévoilement du nouveau conseil des ministres[13].

Le , elle succède à Pierre Fitzgibbon comme ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal. Son poste de ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration est donné à Jean-François Roberge[14]. Le , lors d'un remaniement ministériel, elle est délesté de son poste de ministre responsable du Développement économique régional cédé à Éric Girard et de celui de ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal cédé à Chantal Rouleau.

Le , six jours après la démission de Lionel Carmant, elle lui succède comme ministre responsable de la région de la Montérégie, poste ajouté à ses responsabilités ministérielles[15].

Le , au lendemain de l'annonce par François Legault de sa démission de son poste de chef de la CAQ et de premier ministre, Christine Fréchette déclare envisager de briguer sa succession, après avoir obtenu l'appui du ministre de la Cybersécurité Gilles Bélanger[16]. Dix jours plus tard, le , elle se lance officiellement dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec lors d'une conférence de presse à Trois-Rivières, sa ville natale. Elle détient alors l'appui des 15 députés nécessaires pour sa candidature dont plus d'une dizaine sont présents lors de l'annonce[17]. Du fait de sa candidature, elle doit renoncer à ses fonctions ministérielles, qui sont confiées le à Jean Boulet[18].

Le , elle est choisie cheffe de la Coalition avenir Québec[19] et trois jours plus tard, elle devient la deuxième femme première ministre du Québec[20]. Elle met en place son premier cabinet ministériel le [21].

En , elle annonce qu'elle sera candidate aux élections générales d' dans la circonscription de Trois Rivières, dans laquelle elle est née et où le ministre Jean Boulet ne se représente pas, plutôt que dans celle de Sanguinet où elle est élue depuis 2022[22].

Elle démissionne de son poste de cheffe de la Coalition avenir Québec le .

Mise en demeure sur les quotas du regroupement familial

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Le , Christine Fréchette ainsi que le ministre fédéral de l'immigration Marc Miller sont mis en demeure à la suite de la mise en place par la ministre Fréchette de quotas sur le regroupement familial[23]. Ces quotas entraînent des temps d’attente de traitement de dossiers de 42 mois au Québec comparativement à 10 à 12 mois dans le reste du Canada et provoquent un inventaire record dans la catégorie du regroupement familial s'élevant à plus de 38 000 dossiers majoritairement des conjoints et enfants[24]. La mise en demeure soutient que d’une part, le gouvernement provincial n’a pas le droit de mettre en place de quotas sur le regroupement familial et que d’autre part, le gouvernement fédéral ne doit pas respecter ces quotas qui contreviennent à l'accord Canada-Québec relatif à l'immigration. Pour Marc Miller, les délais sont directement reliés aux quotas imposés par le Québec[25].

Le , une requête de pourvoi en contrôle judiciaire est déposée à la Cour supérieure contre la ministre Fréchette, celle-ci n'ayant pas trouvé de solution 60 jours après la mise en demeure[26].

Élections générales québécoises de 2026

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Lors des élections générales québécoises de 2026, tenues le , la Coalition avenir Québec, dirigée par Christine Fréchette, subit une défaite historique : le parti passe de 90 sièges lors des élections de 2022 à 0, avec 13,35 % des suffrages (baisse de 27,63 points). Christine Fréchette est elle-même défaite dans sa circonscription de Trois-Rivières, remportée par le péquiste Jean Pellerin[27],[28].

Le soir du , Fréchette concède la défaite et accepte l'entière responsabilité du résultat. Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon remporte le scrutin et forme un gouvernement minoritaire[29].

Le lendemain, Fréchette annonce sa démission comme cheffe de la Coalition avenir Québec et son départ de la vie politique lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale[30],[31],[32]. Elle demeure toutefois première ministre du Québec jusqu'à l'assermentation du nouveau premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, assurant une transition ordonnée[33].

Résultats électoraux

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Modèle:Élections générales québécoises de 2022 à Sanguinet

Plateau-Mont-Royal
Conseiller d'arrondissement - District électoral de De Lorimier[34]
Candidat Parti politique Nombre de voix Pourcentage Majorité
Carl Boileau Projet Montréal 5 242 48,12 % 1 074
Christine Fréchette Vision Montréal 4 168 38,26 %
Marc-Nicolas Kobrynsky Union Montréal 1 484 13,62 %
Nombre de bulletins de vote rejetés 343
Nombre total de voix exprimées 11 237 47,61 %
Nombre total d'électeurs inscrits 23 602

Notes et références

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  1. ↑ « Christine Fréchette - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  2. ↑ « Une immense fierté pour les parents de Christine Fréchette », sur Radio-Canada,
  3. ↑ Christine Fréchette, interview par Alec Castonguay, « Course à la direction de la CAQ : Questions des auditeurs avec Christine Fréchette », Midi Info, ICI Radio-Canada Première,
  4. 1 2 3 4 (fr-CA) Émilie Dubreuil, « Christine Fréchette et les vieux jeunes loups de la CAQ », sur Radio-Canada, (consulté le )
  5. ↑ Yannick Beaudoin, « Vie personnelle, parcours, promesses et défis: voici 25 choses à savoir sur Christine Fréchette », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ « Nomination de Christine Fréchette – Note biographique - Secrétariat aux emplois supérieurs », sur www.emplois-superieurs.gouv.qc.ca (consulté le )
  7. ↑ « Christine Fréchette nommée présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal », sur Chambre de Commerce de l'Est de Montréal, (consulté le )
  8. ↑ Jason Paré, « Christine Fréchette quitte la direction de la CCEM le 27 mai », sur Journal Métro, (consulté le )
  9. ↑ « Communiqué | Christine Fréchette quitte la direction de la CCEM », sur Chambre de Commerce de l'Est de Montréal, (consulté le )
  10. ↑ (fr-CA) Léa Villalba, « CHRISTINE FRÉCHETTE : APRÈS LA CCEM, LA POLITIQUE ? », sur EST MÉDIA Montréal, (consulté le )
  11. ↑ « Christine Fréchette sera la candidate dans Sanguinet », sur Coalition Avenir Québec, (consulté le )
  12. ↑ Gabriel Provost, « TVRS | Actualités | Christine Fréchette candidate dans Sanguinet pour la CAQ », sur TVRS, (consulté le )
  13. ↑ James-Patrick Cannon, « Qui sont les 30 ministres du Cabinet Legault? », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  14. ↑ Stéphane Bordeleau et Sandrine Côté, « Christine Fréchette hérite des responsabilités de Pierre Fitzgibbon », sur Radio-Canada, (consulté le )
  15. ↑ Cabinet du premier ministre et responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue, « Ajustement au Conseil des ministres », sur quebec.ca, (consulté le )
  16. ↑ Véronique Prince et Jérôme Labbé, « Succession de Legault : Fréchette en « réflexion », Girard « intéressé » », sur Radio-Canada Info, (consulté le )
  17. ↑ Christine Fréchette se lance officiellement dans la course à la chefferie de la CAQ
  18. ↑ Isabelle Porter, « Benoit Charette de retour à l’Environnement ; Jean Boulet à l’Économie », sur Le Devoir, (consulté le )
  19. ↑ (fr-CA) Tommy Chouinard et Charles Lecavalier, « Une deuxième femme première ministre: Christine Fréchette élue cheffe de la CAQ », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. ↑ (fr-CA) Jérôme Labbé, « Christine Fréchette assermentée 33e première ministre du Québec », sur Radio-Canada, (consulté le )
  21. ↑ (fr-CA) Jean-Philippe Daoust, « Cabinet Fréchette : plusieurs visages connus, quelques recrues et des revenants », sur Radio-Canada, (consulté le )
  22. ↑ Pierre Saint-Arnaud, « Christine Fréchette confirme qu’elle sera candidate dans Trois-Rivières », sur La Presse, (consulté le )
  23. ↑ (fr-CA) Alexandre Duval, « Immigration : la ministre Christine Fréchette mise en demeure », sur Radio-Canada, (consulté le )
  24. ↑ (fr-CA) Alexandre Duval, « Immigration : plus de 122 000 demandes de résidence permanente en attente au Québec », sur Radio-Canada, (consulté le )
  25. ↑ [vidéo] « Émission du dimanche 4 février 17 | Les coulisses du pouvoir | ICI TOU.TV », (consulté le )
  26. ↑ (fr-CA) Alexandre Duval, « La ministre de l’Immigration Christine Fréchette poursuivie en justice », sur Radio-Canada, (consulté le )
  27. ↑ « Christine Fréchette stepping down as CAQ leader after searing election defeat », sur CBC News, (consulté le )
  28. ↑ « 'Defeat is mine': Fréchette concedes after Quebecers hand a stunning loss to CAQ », sur CityNews Montreal, (consulté le )
  29. ↑ « Quebec election: Parti Québécois will form minority government, CBC News projects », sur CBC News, (consulté le )
  30. ↑ « Dure défaite de la CAQ: Christine Fréchette démissionne », sur Journal de Québec, (consulté le )
  31. ↑ « Défaite de la CAQ: Christine Fréchette démissionne et quitte la vie politique », sur Noovo, (consulté le )
  32. ↑ « Christine Fréchette démissionne : Voici ce qui va se passer avec la CAQ qui n’a aucun élu », sur Narcity, (consulté le )
  33. ↑ « Christine Fréchette démissionne... », sur Narcity, (consulté le )
  34. ↑ « Élections municipales 2009 - Résultats des élections pour les postes de maire et de conseiller - Montréal », sur www.mamh.gouv.qc.ca (consulté le )

Annexes

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