Christophe Philippe de Rathsamhausen

officier et député français

Christophe Philippe de Rathsamhausen, né le ou le à Ribeauvillé en Alsace et mort le à Nonnenweier dans le grand-duché de Bade, est un officier et homme politique français, député de la noblesse aux États généraux de 1789.

Christophe Philippe de Rathsamhausen
Fonctions
Député de l'Assemblée constituante
-
Major
Régiment d'Alsace
à partir de
Capitaine
Régiment d'Alsace
Biographie
Naissance
Décès
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Nonnenweier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Autres informations
Grade militaire

Biographie

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Christophe Philippe, baron de Rathsamhausen, est né à Ribeauvillé en Alsace le [1] ou le [2]. Il est le fils du baron Wolfgang Christophe de Rathsamhausen, chambellan de la maison palatine de Deux-Ponts, et de Christine Dorothée de Hérange[1].

En 1749, il entre dans le régiment Alsace-infanterie. Capitaine, il participe batailles de Hastenbeck, Sanderhausen, Minden, Corbach et Philingshausen pendant la guerre de Sept Ans. Il est promu major en 1768. En 1777, il est colonel du Régiment Royal-Deux-Ponts. En 1779, il se retire du service avec une pension de 2 000 livres[1].

Le [3],[2], il est élu député de la noblesse des bailliages de Haguenau et de Wissembourg aux États généraux[4],[3],[5],[2] avec 108 voix[3]. Il est le second député élu par la noblesse de ces bailliages, après Frédéric-Antoine-Marc d'Andlau[5]. Il est le seul luthérien parmi les députés de la noblesse alsacienne[6].

À l'Assemblée nationale constituante, il peut être classé à droite, parmi les aristocrates[7]. Il proteste contre l'abolition des privilèges et de la noblesse[3]. Seul député protestant de la noblesse (les vingt-trois autres protestants sont députés du tiers état)[8], il intervient en séance le pour défendre les protestants alsaciens, demandant, sans succès, que l'Assemblée confirme leurs droits religieux acquis sous l'Ancien Régime[9] et à cette occasion, il s'identifie publiquement lui-même comme protestant[10].

Il demande et obtient un congé de l'Assemblée nationale constituante le et démissionne de son mandat le [3], par un courrier à l'Assemblée : « Ce député expose qu'ayant reçu ses pouvoirs de la noblesse d'Alsace, que la noblesse ayant été abolie par le décret du 19 juin, il regarde ses fonctions comme supprimées ; en conséquence, il donne sa démission. »[11].

Il émigre en et fait campagne dans l'armée des princes de Condé. Il sert dans l’armée autrichienne jusqu’en 1797[1].

Il ne revient en France qu'à la Restauration, s'installe à Strasbourg et obtient en 1816 le grade de maréchal de camp honoraire et une retraite de colonel[1]. Il meurt le [1] à Nonnenweier dans le grand-duché de Bade[12],[2],[a].

Publication

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Notes et références

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  1. Date et lieu relevés dans la transcription de l'acte d'état civil[12]. Alphonse Halter indique qu'il est mort à Nonnweiler en Sarre, le ou le [1]. La base Sycomore indique qu'il est mort le [2].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Halter 1997.
  2. 1 2 3 4 5 « Christophe Philippe de Rathsamhausen », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  3. 1 2 3 4 5 Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 91.
  4. Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79 p. (lire en ligne), p. 40.
  5. 1 2 Armand Brette, Les Constituants : Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll. « Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française », , XXXVII-310 p. (lire en ligne), p. 149.
  6. Éric Hartmann, La Révolution française en Alsace et en Lorraine, Paris, Perrin, , 584 p. (ISBN 978-2-262-00755-3, DOI 10.3917/perri.hartm.1990.01, lire en ligne Accès limité), p. 109.
  7. Jacques de Saint Victor, La Chute des aristocrates. 1787-1792 : naissance de la droite, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-00667-9, DOI 10.3917/perri.desai.1992.01, lire en ligne), p. 315.
  8. Timothy Tackett (trad. de l'anglais par Alain Spiess), Par la volonté du peuple : Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, coll. « L'évolution de l'humanité », , 360 p. (ISBN 978-2-226-09427-8), p. 65.
  9. Christophe-Philippe Ratshamhausen, « Réclamation de M. de Rathsamhausen pour les protestants d'Alsace, lors de la séance du 21 mai 1790 au soir », Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol. 15, no 1, , p. 646–648 (lire en ligne, consulté le ).
  10. Céline Borello, « Les sources d'une altérité religieuse en Révolution : Rabaut Saint-Étienne ou la radicalisation des représentations protestantes », Annales historiques de la Révolution française, vol. 378, no 4, , p. 29–49 (ISSN 0003-4436, DOI 10.3917/ahrf.378.0029, lire en ligne, consulté le ).
  11. « Lecture de diverses lettres et renvoi des deux dernières au comité de la marine, lors de la séance du 13 septembre 1790 », Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol. 18, no 1, , p. 729–729 (lire en ligne, consulté le ).
  12. 1 2 « Transcription de l'acte de décès de Christophe Philippe de Rathsamhausen, décédé à Nonnenweier, grand-duché de Bade », sur Archives d'Alsace. État civil de Strasbourg - 1821-1821, acte n° 40, vue 20/56 (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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