Chryse et Argyre

île grecque mythologique

Chryse (ou Orille) et Argyre (ou Argire, ou Argyte) sont deux îles légendaires évoquées par plusieurs ouvrages de l'Antiquité et du Moyen Âge. Situées dans l'océan Indien, elles sont censées être faites d'or (chrysos en grec) et d'argent (argyros).

Sources les mentionnant

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Mégasthène

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Mégasthène, géographe grec, les mentionne dans son Indica (rédigées en 310 av. J.-C.), :

Reconstitution de la carte du monde de Pomponius Mela par l'historien Konrad Miller. Les îles Fortunées sont en haut à droite, près des monts Taurus (qui s'étendent ici de la Turquie vers le sous-continent indien).

« Au-delà de l'embouchure de l'Indus se trouvent deux îles, Chryse et Argyre, qui fournissent une réserve de métaux si abondante que beaucoup d'écrivains prétendent que leurs sols sont constitués d'or et d'argent. »lire en ligne

 Mégasthène, Indica

Pomponius Mela

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Vers 43, le géographe romain Pomponius Mela publie De situ orbis libri (ou De chorographia), dans lequel il dit :

« Près du promontoire Tamnos est l’île Chrysé ; près du Gange, celle d’Argyré. Suivant une tradition ancienne, le sol de l’une est d’or, et celui de l’autre est d’argent : d’où l’on peut induire, ou que ces îles ont pris leur nom de la réalité de la chose, ou que le nom a donné naissance à la fable. »lire en ligne

 Pomponius Mela, De situ orbis libri, Livre III, chapitre VII.

Pline l'Ancien

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Pline l'Ancien, naturaliste romain, les évoque dans son Histoire naturelle (écrite en 74), en parlant des régions proches du fleuve Indus :

« Mais auparavant il faut citer d'autres îles : Patalé, que nous avons dit être à l'embouchure même de l'Indus, de figure triangulaire, de 220.000 pas de large; hors de I'embouchure du fleuve, les îles de Chryse et d'Argyre, abondantes, je pense, en mines ; car je suis peu disposé à croire ce que quelques-uns ont rapporté, que le sol en est d'or et d'argent; à 20.000 pas, l'île de Crocala; à 12.000, l'île de Bibaga, pleine d'huîtres et de coquillages ; puis, à 9.000 pas, Toralliba, et plusieurs autres sans nom. »lire en ligne

 Pline l'Ancien, Histoire naturelle, Livre VI, chapitre XXIII., partie 11

Toujours dans le livre VI, il parle aussi d'un promontoire Chryse, peut-être le même lieu que l'île de Chryse[1].

Reconstitution des routes maritimes d'après le Périple de la mer Érythrée. Sur la carte, Chrysé est localisé en Asie du Sud-Est continentale et les écailles de tortue sont mentionnées.

Périple de la mer Érythrée

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Le Périple de la mer Érythrée, « périple » anonyme (généralement daté entre le Ier siècle et le IIIe siècle) décrit l'Inde. Il indique qu'en face du Gange se trouve la dernière contrée habitée de l'Orient, une île de l'océan, Chrysé. Il n'est pas de marché de la mer Érythrée qui fournisse d'aussi belle écaille de tortue. Les très grands vaisseaux qui font le voyage jusque-là sont appelés kolandia (en)[2].

Denys le Périégète

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Carte établie par l'historien Konrad Miller, d'après Denys le Périégète. L'île de Chrysea est tout en haut.

Denys le Périégète évoque l'île de Chrysea dans son Voyage autour du monde (IIe – IIIe siècle). Il la localise dans l'océan après l'embouchure du Gange, près d'une île appelée Coliadis, qui elle-même avoisine Taprobane.

Solin le grammairien latin (IIIe ou IVe siècle) présente dans le livre LIII (53) de son encyclopédie Polyhistor :

« Au-delà de l'embouchure de l'Indus sont deux îles, Chrysé et Argyre, où abondent les mines, à tel point que quelques écrivains prétendent que le sol même est de l'or et de l'argent. Les Indiens ont une longue chevelure, qu'ils teignent d'une couleur d'azur ou de safran. Leur principal luxe est dans les pierres précieuses. Chez eux, point de funérailles pompeuses. En outre, d'après les livres des rois Juba et Archelaüs, autant diffèrent les moeurs de ces peuples, autant diffèrent leurs vêtements : les uns portent des habits tissus de lin ; les autres, tissus de laine ; les uns vont tout nus ; les autres ne cachent que les parties sexuelles ; d'autres s'enveloppent d'écorces flexibles. Quelques-uns sont d'une stature si haute, qu'ils montent des éléphants, comme on monte des chevaux. Pour les uns, c'est un devoir de ne point tuer l'animal, de s'abstenir de toute chair ; pour d'autres le poisson est la seule nourriture, et ils ne vivent que de la mer. Il en est qui tuent leurs proches et leurs parents, comme on tue des victimes, avant que la vieillesse ou la maladie les aient fait maigrir ; puis ils mangent la chair de ces victimes, ce qui, dans ce pays, au lieu d'être un crime, est un acte de piété. Il y en a qui, lorsque la maladie les surprend, s'isolent, et vont loin de la société des hommes attendre tranquillement la mort naturelle. »lire en ligne

 Solin, Polyhistor, Livre LIII

Martianus Capella

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Martianus Capella (vers 360 - vers 428), poète romain, écrit dans le livre VI de son poème allégorique les Noces de Philologie et de Mercure à propos de l'Inde :

« Il y a aussi deux îles là-bas, appelées métaux d'or et d'argent et leurs produits, et qui portent également des noms ; car l'une s'appelle Chrysea, l'autre Argyrea. »lire en ligne, en latin

 Martianus Capella, Noces de Philologie et de Mercure, Livre VI, §. 695-96

Isidore de Séville

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Isidore de Séville, en parle dans deux passages de son Etymologiae (parue en 625) :

« India being summoned by the river Indus, which is enclosed on the western side. This, in the south as far as the stretches of the sea to the rising of the sun, and from the north even to the mountain of the Caucasus arrives at a, having a great nations, and the towns of, and the Isle Taprobanen also filled with precious stones, and the elephants, and Chrysa and the fruitful Argyren with gold and silver, the leaves of the trees Tilen also never talks about. »lire en ligne

 Isidore de Séville, Etymologiae, Livre XIV, 3., [5]

Carte réalisée par Konrad Miller, illustrant les informations contenues dans la Cosmographie de Ravenne.

« I will at Chryse and the islands in the Indian Ocean, situated, so much so a fruitful abundance of the mines of gold, that most of them have silver and the surface of the writers, and so, and the words, were given. »lire en ligne

 Isidore de Séville, Etymologiae, Livre XIV, 6., [11]

Anonyme de Ravenne

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Un certain Anonyme de Ravenne, clerc à Ravenne, compile vers 700 une liste de toponymes du monde entier : la Cosmographie de Ravenne.

En 1898, le cartographe allemand Konrad Miller réalise une carte à partir de cette liste. Il place Chrisi et Argire à côté de Taprobane (Sri Lanka), dans la section II.

Fac-similé de la Mappa mundi du Beatus de Saint-Sever. Les îles sont en haut à droite.

Vaticanus Latinus 6018

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Le Vaticanus Latinus 6018, manuscrit du VIIIe siècle[3], les représente sur une carte sous le nom de Crisse et Argircae insole[4], deux grosses îles localisées à gauche, à côté de la mer Rouge[5].

Beatus de Saint-Sever

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Le Beatus de Saint-Sever, manuscrit enluminé réalisé au milieu du XIe siècle, contient une carte représentant deux longues îles Argire et Crise[4].

Honoré d'Autun

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Honoré d'Autun, dans son Imago mundi (XIIe siècle), décrit ainsi l'océan indien : « Cette Inde est bordée à l'ouest par une étendue d'eau qui, de ce fait, porte le nom d'océan Indien. C'est là que se trouve l'île de Taprobane, célèbre pour ses dix cités ; elle connaît deux étés et deux hivers par an et demeure verdoyante en toute saison. On y trouve également les îles de Chrysa et d'Argyre, riches en or et en argent et perpétuellement fleuries. C'est là que s'élèvent les monts Aureus, inaccessibles en raison des dragons et des griffons qui les peuplent »[6].

Table de Peutinger

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Table de Peutinger, avec l'île Argyre (Arcirse) tout à droite, segment XII, 5

La Table de Peutinger, copie de la fin du XIIe siècle d'une carte romaine, recense l'île Argyre sous le nom d'Arcirse, avoisinant une île appelée Solar[4].

Brunetto Latini

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Brunetto Latini dans son ouvrage Li livres dou trésor (vers 1220-1294) évoque brièvement ces îles dans sa description de l'Asie[7] :

« Hors de Inde sont .ii. illes [2 îles], Eride et Argite, ou il a si tres grant chose de metal que li plusor quident ke toute la terre soit or et argent. »lire en ligne

 Brunetto Latini, Li livres dou Tresor, Livre 1, Chapitre XXIII, 20.

Carte de Hereford

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Carte de Hereford

La Carte de Hereford, datant de la fin du XIIIe siècle, représente Crise insula et Argire dans la mer rouge, entourant l’île d’Ophir.

Jean de Mandeville

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Jean de Mandeville, dans son Livre des merveilles du monde (rédigée entre 1355 et 1357), évoque quantité d'îles asiatiques, dont certaines sont imaginaires. Il parle notamment de Chryse (qu'il nomme Orille) et Argyre (Argyte)[7] :

« A côté de cette île (Taprobane), vers l'est, deux autres îles. Et l'on appelle celle-là Orille, et celle-là Argyte, dont toute la terre est mine d'or et d'argent. Et ces îles sont juste à l'endroit où la mer Rouge se sépare de la mer océane. Et dans ces îles, les hommes n'y voient pas d'étoiles aussi clairement qu'ailleurs. Car il n'y a pas d'étoiles, mais une seule étoile claire que les hommes appellent Canapos. Et il n'y a pas la lune vue dans toute la lunaison, sauf seulement le deuxième quartier. »lire en ligne

 Jean de Mandeville, Livre des merveilles du monde, Chapitre XXXIII

Martin Behaim

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Fac-similé moderne d'Erdapfel de 1492. Chryse et Argyre sont dans la même section de carte (l'avant-dernière) que Cipangu, avec Crise (Chryse) juste à l'ouest de sa pointe sud, de couleur jaune-brun ; Argire (Argyre) est au sud-ouest de Chryse, de couleur blanche. À noter l'absence des Amériques.

En 1492, le cartographe allemand Martin Behaim créa son globe Erdapfel, une des dernières représentations cartographiques du monde avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Il plaça ces îles près du Japon, peut-être parce que Le Livre de Marco Polo (1298) célébrait le Japon, qu'il appelle Cipangu, comme étant riche en or et en argent. En effet Behaim est connu pour avoir utilisé à la fois Pline et Marco Polo comme sources[8].

Analyse

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Maud Gubiand, dans un article de 1948 pour Artibus Asiae, souligne : « Enfin, c'est encore ce même élément qui devait peupler en partie les régions d'Argyre et de Chryse, si l'on veut voir, avec M. Berthelot, dans la première l'Arakhan (en) sud avec le delta de l'Iraouaddi, et dans la seconde le Pegou. »[9].

Selon une note d'une édition de l'Histoire naturelle, ces îles pourraient être identifiées, soit à la zone côtière birmane de Rakhine, soit avec la péninsule de Malacca[10].

Robert von Heine-Geldern (de) indique en 1959 que Sumatra était dans l'antiquité « l'île d'or » par excellence, l'île Chrysé du Périple de la mer Érythrée, ainsi que le Suvarnadvîpa des textes sanscrits. Il rajoute que des mines d'or très anciennes y ont été découvertes[11].

L'historienne belge Monique Mund-Dopchie abonde en son sens en 1995 en soulignant une mauvaise compréhension des langues indigènes. Certaines merveilles de l'Inde « se fondent sur une erreur de traduction ou de perspective. Ainsi, les noms Chrysè et Argyrè, attribués à deux îles localisées au large de l'embouchure de l'Indus, correspondent littéralement à des noms indiens de lieux, à savoir Suvarnadvlpa , « île d'or », qui désigne Sumatra, et Svetadvîpa, « île blanche ou d'argent », qui se rapporte à une île située à l'Ouest de l'Inde. L'île d'or évoquerait, dans la pensée indienne, la limite occidentale du monde habitable, où, comme le dit le Ramâyana, « pénétrée du rayonnement d'une montagne d'or et du grand être qu'est le soleil, l'aube première paraît rouge » ; l'île d'argent, de son côté, serait une contrée mythique et réputée , analogue à l'île Blanche, variante des îles des Bienheureux, où Achille s'est réfugié après sa mort. Malheureusement, les écrivains antiques et les encyclopédistes médiévaux n'ont pas été en mesure de pénétrer la culture de l'Inde et ils se sont contentés de voir dans ces appellations des renseignements qui confirment la vérité des mythes gréco-romains. La plupart d'entre eux ont dès lors affirmé que le sol de ces îles était d'or ou d'argent, ou du moins que ces dernières regorgeaient de mines d'or et d'argent, ce qui est normal pour des terres ultimes »[12],[13].

Un emplacement proposé pour l'île d'Argyre en 2005 par Edi Suhardi Ekadjati (id) est le royaume de Salakanagara à Java, basé sur le fait que Salakanagara signifie « île d'argent » en sanskrit[14]. Cette analyse est partagée par Masatoshi Iguchi[15].

Pierre Schneider, dans L’Indus, le Gange et l’océan : les grands deltas indiens vus de la Méditerranée (2018), considère que l'identification des îles est à peu près impossible. Si Pline parle d’îles situées devant la bouche de l'Indus (en), il ne dit pas laquelle. Rien ne permet d'établir un lien avec la bouche nommée Khrysoun (la dorée) mentionnée par Claude Ptolémée, la troisième en partant de la plus occidentale[16]. Jacques André et Jean Filliozat[17] pensent que le rapprochement avec l’Argyrê de Ptolémée n’apporte rien[18]. Ils suggèrent un lien entre l’île Chrysê et cle passage signale de L'Histoire d'Alexandre le Grand[19] de Quinte-Curce : « Peu de temps après, arrivèrent Néarque et Onésicrite, qu'Alexandre avait chargés de s'avancer plus loin que lui sur l'Océan. Ils rapportaient, avec leurs propres observations, d'autres faits qu'ils avaient appris par ouï-dire: "L'île qui se présente à l'embouchure du fleuve était, disaient-ils, très abondante en or, mais manquait de chevaux : ceux qui avaient la hardiesse d'en transporter du continent les vendaient un talent la pièce. La mer était remplie de monstres : on les voyait suivre le mouvement de la marée, égaux en grosseur aux plus grands vaisseaux : il avait fallu les effrayer par des cris menaçants pour les empêcher de suivre la flotte: ils s'étaient alors enfoncés sous les eaux, comme des navires qui s'abîment, avec un grand bruit." ». Toutefois, Schneider pense que ce rapprochement est peu probant : Quinte-Curce ne nomme pas le fleuve. Lui et Pline transmettent vraisemblablement des données dégradées, issues du texte de Néarque[20].

Dans Les confins du monde (Inde ; océan Indien ; Afrique orientale et méridionale) dans les cartes dites de saint Jérôme : étude de la toponymie (2021), il remarque que leurs toponymes en révèle l’origine grecque. Concernant Chryse, il rappelle le passage de Quinte-Curce. Mais il estime l’origine de l’île Argyre plus obscure. Dans tous les cas, il résume ce que disaient les auteurs sur ces îles ainsi[4] :

« Si l’on résume les données antiques, elle se ramènent à trois points fondamentaux :
1) ces îles sont couplées ;
2) elles appartiennent à l’Inde, côté méridional (Pline ; Solin) ou oriental (Pomponius Méla) – aucune indication particulière chez Martianus Capella – ;
3) elles font partie des mirabilia de l’Inde. Certains rapportaient même que leur sol était fait d’argent et d’or, ce dont Pomponius Méla et Pline doutaient. »

Réutilisation astronomique

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Carte de Schiaparelli (1877) comparée à la surface de Mars vue par Mariner 9. Chryse et Argyre sont au centre gauche[21].

En 1877, leurs noms furent remis au goût du jour par l'astronome italien Giovanni Schiaparelli, qui profita de la configuration planétaire de cette année-là pour entreprendre la cartographie de Mars. Aussi expert en géographie antiques, il connaissait bien les légendes et les terres mythiques de l'Antiquité et c'est de là qu'il s'inspira pour nommer les formations qu'il observait au télescope. Il remarqua notamment certaines zones claires qu'il prit pour des îles : il nomma ainsi la plus grande et la plus circulaire Hellas Planitia (d'après l'ancien nom de la Grèce) et les deux autres Chryse Planitia et Argyre Planitia[21].

Notes et références

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Références

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  1. (en) Paul Wheatley (géographe), The Golden Khersonese: Studies in the Historical Geography of the Malay Peninsula before A.D. 1500. : . 504030596., Kuala Lumpur, Université de Malaya, (OCLC 504030596)
  2. Anonyme, Périple de la mer Érythrée, 63. (lire en ligne).
  3. (en) Maja Kominko, « The Map of Cosmas, the Albi Map, and the Tradition of Ancient Geography », Mediterranean Historical Review, , p. 175 (lire en ligne)
  4. 1 2 3 4 Pierre Schneider, Les confins du monde (Inde ; océan Indien ; Afrique orientale et méridionale) dans les cartes dites de saint Jérôme : étude de la toponymie, 2021, p. 15 (lire en ligne)
  5. Vaticanus Latinus 6018, 63 verso (lire en ligne).
  6. Honoré d'Autun, Imago mundi, Livre I, 10. De India (lire en ligne, p. 113 (affiché 120) en latin et anglais)
  7. 1 2 Jean de Mandeville, Livre des merveilles du monde, ʽLes Belles Lettresʽ, coll. « La Roue à livres »,
    Traduit et commenté par Christiane Deluz
  8. (en) « Behaim Globe », sur cartographic-images.net
  9. Maud Gubiand, « Les caravaniers asiatiques et les riverains de l'ocean indien vus par les coroplastes de la Smyrne romaine II (Continuation) », Artibus Asiae, vol. 11, nos 1/2, , p. 139 (lire en ligne)
  10. Antonio Fontán y otros (1998). Plinio El Viejo. Historia Natural. Tomo II: Libros III-VI. Madrid: Editorial Gredos. p. 336, nota 288. (ISBN 978-84-249-1901-6).
  11. « I. Le pays de P'i-k'ien, le Roi au Grand Cou et le Singa Mangaradja », Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, , p. 362 (lire en ligne)
  12. Monique Mund-Dopchie, « L'invention de l'Inde merveilleuse : structures de l'imaginaire et découverte de l'Autre lointain, Besançon 4-5 décembre 1992 », Actes du Colloque "Anthropologie indienne et représentations grecques et romaines de l'Inde" Collection de l'Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité « Fait partie d’un numéro thématique : Inde, Grèce ancienne. Regards croisés en anthropologie de l'espace », , p. 99-112 (lire en ligne)
  13. Jacques André et Jean Filliozat, L’Inde vue de Rome. Textes latins de l’antiquité relatifs à l’Inde. Paris, Les Belles Lettres, 1986., p. 345, n. 63.
  14. Edi S. Ekadjati (id), Kebudayaan Sunda Zaman Pajajaran, t. 2, Pustaka Jaya,
  15. Masatoshi Iguchi (2017). Java Essay: The History and Culture of a Southern Country. Troubador Publishing Ltd. p. 116. (ISBN 978-1-78462-885-7).
  16. John Watson McCrindle (en), Ancient India as Described by Ptolemy, 1885, pp. 33 (affiché 49) et 36 (53) et (lire en ligne en anglais ici et ici).<br> À ce propos, il parle aussi du Sinthôn, au sujet duquel John Watson McCrindle (en) déclare « Ce bras a été identifié comme étant le bras Piti de l'Indus, l'une des embouchures du fleuve Baghar ; il est également connu sous le nom de Sindhi Khrysoun. Il s'agit de l'embouchure de Kediwart. »
  17. Pline l’Ancien, Histoire naturelle (Livre VI, 2 partie [L'Asie centrale et orientale, L'Inde]), texte établi, traduit et commenté par Jacques André et Jean Filliozat, Paris, 1980, p. 109.
  18. John Watson McCrindle (en), Ancient India as Described by Ptolemy, 1885, pp. 237-38 (affiché 254-55), 196 (212) et 334 (350) (lire en ligne en anglais ici, ici et ici et ). Il dit d'Argyrê :
    « L'Arabe du IXe siècle [...] mentionne [...] « Plus à l'écart encore (que les Andaman) et d'accès difficile se trouvait une région montagneuse recelant des mines d'argent. Pour y parvenir, le navigateur arabe se guidait sur une montagne appelée Alkhushnami ("la Faste"). » Par sa situation géographique comme par sa description, cette terre aux mines d'argent est assimilée à l'Argyrê de Ptolémée. Comme on ne connaît aucun gisement d'argent dans cette région (l'Arakan), il est probable que les indications arabes à ce sujet aient été reprises des cartes ptolémaïques. »
    « L'Arakan est sans aucun doute le « Pays de l'Argent » (Argyra), mais la raison de cette appellation n'est pas évidente, puisque l'argent n'a jamais figuré, pour autant que l'on sache, parmi ses productions. Il semble avoir englobé une partie de la province de Pégou, située immédiatement au sud. »
    « Le professeur Ball déclare : « Il n'existe pas de mines d'argent en Arakan et, compte tenu de la structure géologique du pays, il est quasi certain qu'il n'y en a jamais eu. Le général Sir A. Phayre (en) m'a récemment indiqué qu'Argyrê est probablement la transcription d'un ancien nom birman désignant l'Arakan. Il est donc fort probable que la légende des mines d'argent soit née d'une interprétation grecque de ce nom. » »
  19. Quinte-Curce signale dans L'Histoire d'Alexandre le Grand, Livre X, I. (lire en ligne)
  20. Pierre Schneider, L’Indus, le Gange et l’océan : les grands deltas indiens vus de la Méditerranée, 2018, p. 15 (lire en ligne)
  21. 1 2 Surface Features on Mars: Ground-Based Albedo and Radar Compared With Mariner 9 Topography, vol. 79, n. 26, Journal of Geophysical Research, 1974, pp. 3907-3916, Bibcode : 1974JGR....79.3907F, DOI:10.1029/JB079i026p03907.