Chrysopelea paradisi
Chrysopelea paradisi est une espèce de serpents de la famille des Colubridae[1].
On l'appelle งูเขียวร่อน (ngu khieow ron) en Thaïlande[2].
Répartition
modifierCette espèce se rencontre[1] :
- en Birmanie ;
- en Thaïlande y compris sur l'île de Phuket ;
- en Inde aux îles Andaman ;
- en Malaisie péninsulaire et orientale ;
- à Singapour ;
- au Brunei ;
- en Indonésie au Kalimantan, à Bangka, à Sulawesi, à Java, aux Mentawai, aux Natuna, à Nias et à Sumatra ;
- aux Philippines à Luçon, à Negros, à Panay et dans l'archipel de Sulu.
Habitat
modifierCette couleuvre volante vit dans les forêts tropicales.
Description
modifierChrysopelea paradisi est un serpent ovipare[1], diurne, arboricole et venimeux mais sa morsure, bien que puissante, n'est pas considérée comme dangereuse pour l'être humain. C'est un serpent opistoglyphe : ses glandes à venins sont reliées à des crochets se trouvant au fond de la gorge[3].

Il mesure de 1 m à 1,2 m (voire jusqu'à 1,5 m).
Son ventre est clair et son dos sombre de la couleur des feuilles ce qui lui assure un camouflage efficace.
Ce serpent glisse rapidement le long des branches. Comme les autres membres de ce genre, il est capable d'effectuer des vols planés en se lançant d'une branche pour se réceptionner sur une autre branche ou au sol[4] : il écarte ses côtes pour accroître la surface de son corps et rentre son ventre pour donner naissance à un creux profond concave[5] qui lui sert de parachute ; la résistance à l'air ralentit sa descente et, en variant la position de son corps, il peut se diriger[6] pour retomber plus loin jusqu'à près de 100 mètres de distance[7]
Alimentation
modifierCette couleuvre mange des lézards et des grenouilles arboricoles.
Taxinomie
modifierCette espèce a été un temps considérée comme synonyme de Chrysopelea ornata jusqu'à ce que Smith[8], en 1943, démontre qu'il s'agit d'une espèce à part entière[1].
Liste des sous-espèces
modifierSelon The Reptile Database ()[9] :
Étymologie
modifierSon nom d'espèce, du latin paradisus, « parc », lui a été donné probablement parce que l'holotype a été découvert dans un parc. Ce n'est donc qu'indirectement que son nom est associé au paradis. Le nom de la sous-espèce Chrysopelea paradisi celebensis, composé de celeb et du suffixe latin -ensis, « qui vit dans, qui habite », lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, les Célèbes, ancien nom du Sulawesi.
Publications originales
modifier- Boie in Boie, 1827 : Bemerkungen über Merrem's Versuch eines Systems der Amphibien, 1. Lieferung: Ophidier. Isis von Oken, Jena, vol. 20, p. 508-566 (texte intégral)
- Mertens, 1968 : Die Arten und Unterarten der Schmuckbaumschlangen (Chrysopelea). Senckenbergiana biologica, vol. 49, p. 191-217.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Reptarium Reptile Database, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
- ↑ (en) Parcs nationaux de Thaïlande, « Paradise tree snake », sur thainationalparks.com (consulté le ).
- ↑ Stéphane Hergueta, Tous les reptiles du monde, Milan Jeunesse, , 94 p. (ISBN 2-7459-2178-9), Le serpent volant page 70.
- ↑ http://blog.science-infuse.fr/post/L-aerodynamique-unique-du-serpent-volant.
- ↑ Rinaldo D. D'ami (trad. Michèle Khan), Les animaux d'Asie, Hachette, coll. « La vie privée des animaux », , 62 p., Les reptiles volants pages 42 et 43.
- ↑ Roxane Tchernia, « Les ondulations uniques des serpents volants », sur lemonde.fr, Le Monde,
- ↑ Chris Mattison (trad. Yvan Ineich et Annemarie Ohler), Serpents, autres reptiles et amphibiens, Larousse, , 352 p. (ISBN 978-2-03-589883-8), Couleuvre volante page 53.
- ↑ Smith, 1943 : The Fauna of British India, Ceylon and Burma, Including the Whole of the Indo-Chinese Sub-Region. Reptilia and Amphibia. 3 (Serpentes). p. 1-583.
- ↑ Reptarium Reptile Database, consulté le .
Liens externes
modifier- (en) NCBI : Chrysopelea paradisi (taxons inclus) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Chrysopelea paradisi Boie, 1827 (consulté le )
- (en) Reptarium Reptile Database : Chrysopelea paradisi Boie, 1827 (consulté le )